Les commentaires sur la tuerie de Newtown continuent d’occuper les manchettes. On se pose des questions, on remet certains choix en question, on relativise le tout…
Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.
C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.
Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.
Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…
Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.
Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.
…
Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.
.jpm
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19 déc. 2012
30 nov. 2012
Les croyants sont des imbéciles
Au lendemain d’un vote historique de l’ONU, admettant la Palestine comme État observateur non-membre, tout ce que les palestiniens ont trouvé à faire c’est de sortir dans la rue et de manifester leur joie en scandant « Allah Akbar » : Dieu est le plus grand!
Excusez-moi, mais quelle bande de cave! Cent quatre-vingt-treize pays se sont réunis à l’ONU. Cent trente-huit d’entre eux ont voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme État. Du nombre, une grande majorité sont des États laïcs et de cette grande majorité une importante quantité regroupe des croyants qui ne croit pas au prophète Mahomet. Ont-ils une seule seconde pensé à Allah, Dieu ou à un quelconque prophète en votant? Certainement pas. Ce vote est celui d’individus animés par un sens de la justice internationale, un sens du respect des droits de l’Homme, un sens du devoir qui ne relève pas de la croyance en un être supérieur. S’ils ont fait cela c’est parce qu’ils croient que c’était la chose à faire.
Les palestiniens ont-ils une seconde pensé à chez chefs d’États, à ces représentent qui ont pris le temps de voter pour eux, qui se sont potentiellement mis les États-Unis à dos? Non, ils se sont dit que tout ça était l’œuvre de Dieu.
Non seulement c’est un affront à ceux qui ont voté en leur faveur, mais c’est également un affront à toute l’humanité parce que si ce geste des Nation-unies n’est pas une manifestation de la grandeur de l’humanité et de notre capacité à orienter nous-même notre monde, rien ne l’est et tout relève de Dieu.
Je veux bien qu’ils soient croyants, s’ils sentent le besoin pour cette béquille mentale d’accord, mais qu’ils aient tout de même un peu bon sens, d’humanité, et qu’ils prennent au moins le temps de remercier tous les non-croyant, tous les États laïcs, tous les infidèles qui viennent de leur donner un avenir!
.jpm
9 nov. 2012
Religions: interprétation positive et négative
Une bonne part de la politique au cours de Moyen-Âge reposait sur la recherche d’un équilibre entre le temporel et le spirituel, entre la loi humaine et la loi divine. À ce chapitre, une des plus importante base de la réflexion était l’orientation du penseur face à la liberté humaine d’agir.
Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.
L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.
L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.
La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.
Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.
Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.
Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.
.jpm
Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.
L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.
L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.
La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.
Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.
Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.
Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.
.jpm
2 nov. 2012
Machiavel et les misogynes de l’antiquité
Je suis à relire Le Prince de Machiavel pour mon travail de session en Histoire des idées politiques et je suis tombé sur ce passage relativement connu qui montre bien la position de Machiavel face aux femmes : « … la fortune est femme : pour la tenir soumise, il faut la traiter avec rudesse … »
D’accord, ça peut avoir l’air hors contexte comme ça, mais je vous assure que c’est bien dans Le Prince de Machiavel au chapitre XXV et que cela traduit bien le sentiment de Machiavel à l’égard des femmes.
Il ne faut pas oublier que ce livre a été publié en 1515 dans le contexte de la Renaissance qui tranchait avec les mille ans d’obscurantisme du Moyen-Âge où la place de la femme était encore moindre. D'ailleurs ça ne s’améliore pas en remontant plus loin. Dans l’Empire Romain, la femme n’était pas un objet, mais pas loin, on ne lui donnait même pas un nom personnel, elle avait celui de son père, c’est tout dire.
Du côté de la Grèce antique, la femme n’était pas considérée comme une citoyenne (tout comme chez les Romains ou durant le Moyen-Âge) et Platon lui-même considérait que, tout comme les enfants, la femme devait être mise en communauté. Bref, ce n’est pas un esclave, mais pas loin.
Considérant que Machiavel, ce libre penseur de la Renaissance, mais tout de même homme de son époque, continue sans réelle remise en question à déconsidérer la femme de la sorte, comment peut-on croire une seconde que les écrits bibliques, coraniques et autres qui remontent à bien plus loin que le XVIième siècle, ne soient pas de leur temps tout comme ceux de Machiavel?
Comment considérer que la place réservée aux femmes dans ces écrits historiques soit une place absolue atemporelle? Comment croire que ces écrits que l’on considère universaux le soit vraiment? C’est de la pure folie!
Je sais, il y a bien d’autres voies pour discréditer les écrits religieux. Si je cite celui-ci c’est que sa relative modernité et sa misogynie affichée semble contraster encore plus avec le réel d’une époque que l’on connait bien et que l’on tient en haute estime que celle très lointaine du début de la chrétienté.
.jpm
D’accord, ça peut avoir l’air hors contexte comme ça, mais je vous assure que c’est bien dans Le Prince de Machiavel au chapitre XXV et que cela traduit bien le sentiment de Machiavel à l’égard des femmes.
Il ne faut pas oublier que ce livre a été publié en 1515 dans le contexte de la Renaissance qui tranchait avec les mille ans d’obscurantisme du Moyen-Âge où la place de la femme était encore moindre. D'ailleurs ça ne s’améliore pas en remontant plus loin. Dans l’Empire Romain, la femme n’était pas un objet, mais pas loin, on ne lui donnait même pas un nom personnel, elle avait celui de son père, c’est tout dire.
Du côté de la Grèce antique, la femme n’était pas considérée comme une citoyenne (tout comme chez les Romains ou durant le Moyen-Âge) et Platon lui-même considérait que, tout comme les enfants, la femme devait être mise en communauté. Bref, ce n’est pas un esclave, mais pas loin.
Considérant que Machiavel, ce libre penseur de la Renaissance, mais tout de même homme de son époque, continue sans réelle remise en question à déconsidérer la femme de la sorte, comment peut-on croire une seconde que les écrits bibliques, coraniques et autres qui remontent à bien plus loin que le XVIième siècle, ne soient pas de leur temps tout comme ceux de Machiavel?
Comment considérer que la place réservée aux femmes dans ces écrits historiques soit une place absolue atemporelle? Comment croire que ces écrits que l’on considère universaux le soit vraiment? C’est de la pure folie!
Je sais, il y a bien d’autres voies pour discréditer les écrits religieux. Si je cite celui-ci c’est que sa relative modernité et sa misogynie affichée semble contraster encore plus avec le réel d’une époque que l’on connait bien et que l’on tient en haute estime que celle très lointaine du début de la chrétienté.
.jpm
7 déc. 2011
C’est quand la fin du Moyen-Âge ?
Je n’en reviens tout simplement pas. À chaque fois que je vois ces nouvelles sur des fous d’Allah se faire sauter pour tuer d’autres fidèles, je me demande quand est-ce qu’on va réussir à mettre fin à toute cette folie. Même chose pour ces femmes que l’on emprisonne par qu’elles ont été violées! Mais quelle bande de criss de malades!!
Je suis complètement abasourdi. On les laisse faire, on ne peut rien faire. Pire j’ai l’impression que nos condamnations ne font que les encourager à maintenir leur mode de vie (sic) différent.
Le pire, c’est que c’est moi qui deviens Cro-Magnon dans ce temps-là. Je n’ai d’autre envie que de crier à bas la religion, à bas les intégristes et allons libérer ces femmes! Évidemment ça ne ferait qu’attiser la flamme…
Il y a des jours comme ça ou ma foi en l’humanité tombe sous zéro.
.jpm
Je suis complètement abasourdi. On les laisse faire, on ne peut rien faire. Pire j’ai l’impression que nos condamnations ne font que les encourager à maintenir leur mode de vie (sic) différent.
Le pire, c’est que c’est moi qui deviens Cro-Magnon dans ce temps-là. Je n’ai d’autre envie que de crier à bas la religion, à bas les intégristes et allons libérer ces femmes! Évidemment ça ne ferait qu’attiser la flamme…
Il y a des jours comme ça ou ma foi en l’humanité tombe sous zéro.
.jpm
8 sept. 2011
Religion et violence
À quelques jours du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre
2001 se tenait cette semaine une conférence sur les religions dans
l’après 11 septembre. Plusieurs représentants importants du monde
religieux et y étaient dont le Dalaï-Lama…
Pour ce dernier comme pour bien d’autres intervenants il faut cesser de dénoncer et d’accuser les diverses religions en se basant sur les gestes posés par certains fidèles. «Si vous critiquez l'islam en raison des gestes posés par une poignée de musulmans, il vous faudra aussi, en toute logique, dénoncer toutes les religions» disait encore le Dalaï-Lama.
Tout à fait d’accord et c’est pourquoi je critique toujours toutes les religions en bloc. À mon sens le problème n’est pas d’associer certaines pommes pourrîtes à une religion. Certains actes terroristes ont été commis pour des raisons politiques par des gens qui ne se réclamaient pas de Dieu.
En fait, le problème pour moi c’est la foi, celle qui émane de toutes religions de toutes croyances. Les croyants de toutes origines, de toutes confessions ont une foi aveugle en leur religion, en leur écrits fondateurs et plus souvent qu’autrement en leurs représentants.
Y parait que c’est fantastique avoir la foi, la voie est tracé pour nous, la confiance règne, on ne se pose plus toutes sortes de questions éthiques et spirituelles. Le problème c’est que la foi peut conduire à toutes sortes de dépassement. Le dépassement de soi comme le dépassement des réalités morales les plus simples.
On obtient alors un cocktail explosif, une foi aveugle, une croyance profonde en une certaine réalité et à partir de là avec les bons mots, les bonnes références tout est possible, la lapidation, le meurtre, le terrorisme.
D’accord, la religion des beaux côtés, mais l’endoctrinement est tellement simple avec des gens qui ont une foi aveugle en leur religion que pour ma part, les dangers dépassent les bons côtés. Alors oui, je milite pour l’athéisme. Vivement un monde sans religions.
Mais bon, je suis réaliste et je comprends aussi que pour bien des gens cette béquille morale est nécessaire ne serais-ce que pour donner un sens supérieur à la vie, à leur vie, et donc je suis quand même content de voir des maîtres à penser de divers doctrines dénoncer ensemble la violence faite au nom de leur religion.
.jpm
p.s. Hum, une religion sans la foi est-ce possible? Ne serais-ce pas la voie des Bouddhistes, disons la branche zen de cette philosophie qui est en fait une des rares (je n’en connais aucune autre, mais je reste prudent) religion à encourager ses émules à poser des questions.
Pour ce dernier comme pour bien d’autres intervenants il faut cesser de dénoncer et d’accuser les diverses religions en se basant sur les gestes posés par certains fidèles. «Si vous critiquez l'islam en raison des gestes posés par une poignée de musulmans, il vous faudra aussi, en toute logique, dénoncer toutes les religions» disait encore le Dalaï-Lama.
Tout à fait d’accord et c’est pourquoi je critique toujours toutes les religions en bloc. À mon sens le problème n’est pas d’associer certaines pommes pourrîtes à une religion. Certains actes terroristes ont été commis pour des raisons politiques par des gens qui ne se réclamaient pas de Dieu.
En fait, le problème pour moi c’est la foi, celle qui émane de toutes religions de toutes croyances. Les croyants de toutes origines, de toutes confessions ont une foi aveugle en leur religion, en leur écrits fondateurs et plus souvent qu’autrement en leurs représentants.
Y parait que c’est fantastique avoir la foi, la voie est tracé pour nous, la confiance règne, on ne se pose plus toutes sortes de questions éthiques et spirituelles. Le problème c’est que la foi peut conduire à toutes sortes de dépassement. Le dépassement de soi comme le dépassement des réalités morales les plus simples.
On obtient alors un cocktail explosif, une foi aveugle, une croyance profonde en une certaine réalité et à partir de là avec les bons mots, les bonnes références tout est possible, la lapidation, le meurtre, le terrorisme.
D’accord, la religion des beaux côtés, mais l’endoctrinement est tellement simple avec des gens qui ont une foi aveugle en leur religion que pour ma part, les dangers dépassent les bons côtés. Alors oui, je milite pour l’athéisme. Vivement un monde sans religions.
Mais bon, je suis réaliste et je comprends aussi que pour bien des gens cette béquille morale est nécessaire ne serais-ce que pour donner un sens supérieur à la vie, à leur vie, et donc je suis quand même content de voir des maîtres à penser de divers doctrines dénoncer ensemble la violence faite au nom de leur religion.
.jpm
p.s. Hum, une religion sans la foi est-ce possible? Ne serais-ce pas la voie des Bouddhistes, disons la branche zen de cette philosophie qui est en fait une des rares (je n’en connais aucune autre, mais je reste prudent) religion à encourager ses émules à poser des questions.
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