L’affaire Cahuzac
a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui
cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au
gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!
Ce n’est pas la
première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de
documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière.
Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant
reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain
seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que
rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances
publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à
2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin,
celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts
était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship
Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars,
mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle
mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne
crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais
il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour
que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La
seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la
compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme
premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs
de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
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16 avr. 2013
7 mars 2013
La Chine se transforme
Poursuivant sa propre révolution capitaliste, la Chine continue de
transformer à vitesse grand V. Je vous propose aujourd'hui deux
reportage de la CBC présentés à l'émission 60 Minutes.
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
19 févr. 2013
Nouvelle politique ?
La politique est-elle en train de changer. L’écœurentite aigüe des
citoyens et le cynisme caractérisant l’ambiance politique depuis
quelques années auraient-ils finit par avoir une influence positive sur
nos politiciens ?
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
1 févr. 2013
Réformer le capitalisme ?
C’est Marie-France Bazzo qui a posé la question la semaine dernière
alors que le sommet de Davos battait son plein. Un sommet où l’on entend
d’ailleurs de plus en plus de voix s’élever pour réclamer des
changements au modèle d’affaire qui prime de par le monde. En effet,
nombre de grands décideurs et de grands penseurs de l’économie mondiale y
compris le FMI et la Banque Mondiale, commence à se rendre compte que
l’on ne peut plus continuer ainsi.
Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.
Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.
J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…
La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.
Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.
Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…
Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.
Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.
.jpm
Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.
Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.
J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…
La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.
Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.
Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…
Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.
Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.
.jpm
22 janv. 2013
Les vacances avec Machiavel
Je prends des petites vacances de trois jours, mercredi, jeudi, vendredi
au grand froid à Québec. Le Sud m'aurait bien tenté, mais trois jours
c'est un peu court.
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
22 nov. 2012
Le cynisme ambiant
Je suis complètement écœuré par la politicaillerie qui occupe nos élus tant fédéraux que provinciaux.
À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…
À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.
Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.
Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!
Bande de cave!
.jpm
p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!
À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…
À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.
Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.
Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!
Bande de cave!
.jpm
p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!
21 nov. 2012
Des citoyens de seconde zone
Dans les deniers semaines j’ai écouté deux reportages sur les
anglo-montréalais et leur vision du Québec après l’élection du Parti
Québécois.
Dans les deux reportages, celui des Francs-Tireurs avec Barbara Key autant que celui de Jamie Orchard et J.F. Lisée, les anglos s’étendent sur leurs craintes, leur analyse pointue d’une certaine frange du PQ et surtout leurs malaises face à la majorité francophone.
Chose fort intéressante, dans les deux cas, Jamie Orchard et Barbara Key souligne à grand trait ce sentiment qu’on les anglos de ne pas vraiment être québécois, de ne pas vraiment être reconnu comme tel. Ils ont l’impression de ne pas toujours être inclus, consulté, de ne pas avoir les mêmes droits, bref ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Et qui plus est, ils sont minoritaire, mais ont souvent l’impression que l’on s’occupe plus des autres minorités…
Ils ressentent tout ça avec une grande acuité, mais chose surprenante ils semblent tous être totalement incapable de comprendre que les francophones du Québec se sentent exactement comme eux au Canada!
Ils ont, envers le Québec, exactement le même discours que les franco-québécois envers le Canada, mais ne s’en rendent pas compte. Ils ont peur de ne plus pouvoir parler anglais avec un gouvernement péquiste, mais condamne la loi 101!
En fait il y a une différence fondamentale entre la situation des anglo-québécois et des franco-québécois. Nous sommes réellement menacés d’assimilation et d’extinction – eux ne le sont pas. Ils semblent être on ne peut plus conscient d’être en minorité au Québec, mais oublier totalement qu’ils sont en très grande majorité en Amérique du Nord.
Cela dit, au-delà des critiques, cette conscience minoritaire qu’ils ont devrait servir à ouvrir le dialogue. Comme le disait Lisée on doit tous apprendre à se mettre dans les souliers les uns des autres. Espérons simplement que M. Lisée réussira à faire quelques pas de ce côté-là.
.jpm
Dans les deux reportages, celui des Francs-Tireurs avec Barbara Key autant que celui de Jamie Orchard et J.F. Lisée, les anglos s’étendent sur leurs craintes, leur analyse pointue d’une certaine frange du PQ et surtout leurs malaises face à la majorité francophone.
Chose fort intéressante, dans les deux cas, Jamie Orchard et Barbara Key souligne à grand trait ce sentiment qu’on les anglos de ne pas vraiment être québécois, de ne pas vraiment être reconnu comme tel. Ils ont l’impression de ne pas toujours être inclus, consulté, de ne pas avoir les mêmes droits, bref ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Et qui plus est, ils sont minoritaire, mais ont souvent l’impression que l’on s’occupe plus des autres minorités…
Ils ressentent tout ça avec une grande acuité, mais chose surprenante ils semblent tous être totalement incapable de comprendre que les francophones du Québec se sentent exactement comme eux au Canada!
Ils ont, envers le Québec, exactement le même discours que les franco-québécois envers le Canada, mais ne s’en rendent pas compte. Ils ont peur de ne plus pouvoir parler anglais avec un gouvernement péquiste, mais condamne la loi 101!
En fait il y a une différence fondamentale entre la situation des anglo-québécois et des franco-québécois. Nous sommes réellement menacés d’assimilation et d’extinction – eux ne le sont pas. Ils semblent être on ne peut plus conscient d’être en minorité au Québec, mais oublier totalement qu’ils sont en très grande majorité en Amérique du Nord.
Cela dit, au-delà des critiques, cette conscience minoritaire qu’ils ont devrait servir à ouvrir le dialogue. Comme le disait Lisée on doit tous apprendre à se mettre dans les souliers les uns des autres. Espérons simplement que M. Lisée réussira à faire quelques pas de ce côté-là.
.jpm
19 nov. 2012
L'affrontement des cliques
Un texte essentiel de Jérôme Lussier
sur lequel je suis repassé cette semaine. Il y souligne la différence
entre les cliques qui s'affrontent sur l'espace médiatique et qui
malheureusement gomment plus souvent qu'autrement les vrais débats
d'idées. À lire sans faute.
Bien content d'ailleurs que Jérôme Lussier soit à la CAQ, espérons qu'il saura influencer positivement le et l'ensemble de la classe politique, pourquoi pas.
.jpm
Bien content d'ailleurs que Jérôme Lussier soit à la CAQ, espérons qu'il saura influencer positivement le et l'ensemble de la classe politique, pourquoi pas.
.jpm
9 nov. 2012
Religions: interprétation positive et négative
Une bonne part de la politique au cours de Moyen-Âge reposait sur la recherche d’un équilibre entre le temporel et le spirituel, entre la loi humaine et la loi divine. À ce chapitre, une des plus importante base de la réflexion était l’orientation du penseur face à la liberté humaine d’agir.
Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.
L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.
L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.
La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.
Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.
Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.
Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.
.jpm
Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.
L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.
L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.
La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.
Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.
Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.
Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.
.jpm
7 nov. 2012
Pendant ce temps aux États-Unis
C’était jour d’élection présidentielle hier aux États-Unis. Obama a
gagné par une courte avance. Il est d’ailleurs toujours intéressant de
voir à quel point le vote est divisé aux États-Unis entre les grandes
villes et les régions rurales. Je vous encourage d’ailleurs à aller voir
cette superbe carte détaillant le vote par comptés pour voir à quelle point ce clivage est précis et important.
Cela, ce n’est pas la seule chose qui avait cours hier au pays de l’oncle Sam. Le vote présidentiel comme tous les autres votes est une occasion pour les américains de se prononcer sur une foule d’autres sujets – un modèle que l’on devrait peut-être penser à imiter.
L’occasion fut donc saisi et plusieurs états se sont prononcer en faveur du mariage gay, y incluant le Maine, le Maryland et l’état de Washington. La Californie a quant à elle rejeté l’abolition de la peine de mort et une loi obligeant l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés, mais passé une loi visant à obliger les travailleurs de l’industrie du sexe à porter le condom lorsqu’ils sont en tournage ainsi qu’une hausse d’impôt visant à refinancer leur système universitaire.
Mais la loi ayant le plus fait parlé est très certainement l’acceptation par la population du Colorado de décriminalisé la marijuana en autorisant une utilisation récréative, permettant ainsi la culture à des fins personnelle (jusqu’à cinq plants) et lançant du même coup la création d’un réseau de « cofee shop » étatique chargé de vendre la marijuana aux citoyens.
Une question demeure, le fédéral qui lui n’a pas décriminalisé l’usage de la drogue, va-t-il tolérer les dispositions prises au Colorado. Un sérieux débat sur la primauté du droit des états à légiférer va probablement faire rapidement surface.
Bref, il y a l’élection présidentielle, mais il y a aussi 170 lois et autres initiatives qui ont connues leur dénouement hier, mais bien sûr nous retiendrons surtout ce deuxième mandat pour Barack Obama, un second mandat où, en théorie, il aura les mains un peu moins liées, mais avec un congrès républicain rien ne sera vraiment simple pour le président…
.jpm
Cela, ce n’est pas la seule chose qui avait cours hier au pays de l’oncle Sam. Le vote présidentiel comme tous les autres votes est une occasion pour les américains de se prononcer sur une foule d’autres sujets – un modèle que l’on devrait peut-être penser à imiter.
L’occasion fut donc saisi et plusieurs états se sont prononcer en faveur du mariage gay, y incluant le Maine, le Maryland et l’état de Washington. La Californie a quant à elle rejeté l’abolition de la peine de mort et une loi obligeant l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés, mais passé une loi visant à obliger les travailleurs de l’industrie du sexe à porter le condom lorsqu’ils sont en tournage ainsi qu’une hausse d’impôt visant à refinancer leur système universitaire.
Mais la loi ayant le plus fait parlé est très certainement l’acceptation par la population du Colorado de décriminalisé la marijuana en autorisant une utilisation récréative, permettant ainsi la culture à des fins personnelle (jusqu’à cinq plants) et lançant du même coup la création d’un réseau de « cofee shop » étatique chargé de vendre la marijuana aux citoyens.
Une question demeure, le fédéral qui lui n’a pas décriminalisé l’usage de la drogue, va-t-il tolérer les dispositions prises au Colorado. Un sérieux débat sur la primauté du droit des états à légiférer va probablement faire rapidement surface.
Bref, il y a l’élection présidentielle, mais il y a aussi 170 lois et autres initiatives qui ont connues leur dénouement hier, mais bien sûr nous retiendrons surtout ce deuxième mandat pour Barack Obama, un second mandat où, en théorie, il aura les mains un peu moins liées, mais avec un congrès républicain rien ne sera vraiment simple pour le président…
.jpm
6 nov. 2012
L’opposition officielle
Je trouve les oppositions officielles bien tranquilles depuis l’entrée
au pouvoir du PQ. Pas que le PQ était beaucoup plus bruyant lors de son
long passage de l’autre côté de la chambre. Je pourrais également
rappeler la très faible performance de l’ADQ dans ce rôle, une présence
si mince qu’elle aura conduit le parti à la disparition.
On m’opposera que l’on a entendu tour à tour le PLQ et la CAQ dénoncer les hausses d’impôts rétroactives et d’avoir obtenu le recul du PQ. C’est vrai qu’ils sont montés aux barricades sur ce point et sur d’autres d’ailleurs. Quant à savoir si c’est ce qui a fait reculer le gouvernement Marois, ça se discute, mais là n’est pas mon propos.
Ce qui m’embête c’est cette quasi absence de l’opposition officielle lors des périodes de relative stabilité politique entre les élections. Bien sûr ils sont en chambre, ils suivent les dossiers et questionnent le gouvernement. Mais ce que j’aimerais c’est voir des critiques constructives en cours de mandat. L’exercice serait certainement intéressant et enrichissant pour la politique québécoise et c’est encore plus vrai dans une situation minoritaire.
Le dossier de la santé est un excellent exemple. Le nouveau ministre de la santé Réjean Hébert vient de proposer la mise en place de dizaines de nouvelles cliniques de santé où il devrait y avoir des médecins de famille, du sans rendez-vous et des heures d’ouverture la fin de semaine. Coût de la mesure 70 millions annuellement. Le but? Désengorger les urgences. L’approche me parait bonne. Est-ce la seule chose à mettre en place dans le système de santé? Peut-être pas.
Pourquoi la CAQ ne publierait pas une lettre ouverte où ils expliquent qu’ils sont, par exemple, d’accord avec cette mesure, mais que pour vraiment s’attaquer au fond du problème en santé, ils iraient plus loin en inversant le financement des hôpitaux et des cliniques – une mesure qu’ils ont déjà mise de l’avant?
Pourquoi le PLQ, ne ferait pas de même en disant par exemple que plus de clinique ne changera rien (bon je pousse pas mal là) et que la solution repose plus sur un accroissement marqué des services à domicile?
Au bout du compte on aurait un débat politique plus sérieux, on saurait où campe les partis d’opposition et à la fin d’un mandat on aurait une bien meilleure idée des solutions qui sont sur la table et de l’orientation réelle des partis.
À l’heure actuelle, tout ce à quoi on a droit c’est une grande confusion des genres. Les solutions sont à peine articulées, on ne veut pas se mouiller et les partis parlent finalement de leurs solutions, ils commencent par dire que le parti au pouvoir ne sait pas ce qu’il fait et il nous lance les solutions populistes du moment sans trop savoir comment tout ça peut réellement être mis en place.
S’ils mettaient leurs solutions sur la table en cours de mandat, on aurait le temps d’en débattre, de les ajustées et l’élection venu, je suis certain que les gens se souviendrait de ceux qui ont mis de l’avant les solutions qui les intéresse.
.jpm
p.s. Je profite de l’occasion pour souligner à nouveau l’excellent travail de transparence de M. Jean-François Lisée qui tient un blog autrement plus informatif que les nouvelles mâchées et remâchées que l’on nous sert au téléjournal.
On m’opposera que l’on a entendu tour à tour le PLQ et la CAQ dénoncer les hausses d’impôts rétroactives et d’avoir obtenu le recul du PQ. C’est vrai qu’ils sont montés aux barricades sur ce point et sur d’autres d’ailleurs. Quant à savoir si c’est ce qui a fait reculer le gouvernement Marois, ça se discute, mais là n’est pas mon propos.
Ce qui m’embête c’est cette quasi absence de l’opposition officielle lors des périodes de relative stabilité politique entre les élections. Bien sûr ils sont en chambre, ils suivent les dossiers et questionnent le gouvernement. Mais ce que j’aimerais c’est voir des critiques constructives en cours de mandat. L’exercice serait certainement intéressant et enrichissant pour la politique québécoise et c’est encore plus vrai dans une situation minoritaire.
Le dossier de la santé est un excellent exemple. Le nouveau ministre de la santé Réjean Hébert vient de proposer la mise en place de dizaines de nouvelles cliniques de santé où il devrait y avoir des médecins de famille, du sans rendez-vous et des heures d’ouverture la fin de semaine. Coût de la mesure 70 millions annuellement. Le but? Désengorger les urgences. L’approche me parait bonne. Est-ce la seule chose à mettre en place dans le système de santé? Peut-être pas.
Pourquoi la CAQ ne publierait pas une lettre ouverte où ils expliquent qu’ils sont, par exemple, d’accord avec cette mesure, mais que pour vraiment s’attaquer au fond du problème en santé, ils iraient plus loin en inversant le financement des hôpitaux et des cliniques – une mesure qu’ils ont déjà mise de l’avant?
Pourquoi le PLQ, ne ferait pas de même en disant par exemple que plus de clinique ne changera rien (bon je pousse pas mal là) et que la solution repose plus sur un accroissement marqué des services à domicile?
Au bout du compte on aurait un débat politique plus sérieux, on saurait où campe les partis d’opposition et à la fin d’un mandat on aurait une bien meilleure idée des solutions qui sont sur la table et de l’orientation réelle des partis.
À l’heure actuelle, tout ce à quoi on a droit c’est une grande confusion des genres. Les solutions sont à peine articulées, on ne veut pas se mouiller et les partis parlent finalement de leurs solutions, ils commencent par dire que le parti au pouvoir ne sait pas ce qu’il fait et il nous lance les solutions populistes du moment sans trop savoir comment tout ça peut réellement être mis en place.
S’ils mettaient leurs solutions sur la table en cours de mandat, on aurait le temps d’en débattre, de les ajustées et l’élection venu, je suis certain que les gens se souviendrait de ceux qui ont mis de l’avant les solutions qui les intéresse.
.jpm
p.s. Je profite de l’occasion pour souligner à nouveau l’excellent travail de transparence de M. Jean-François Lisée qui tient un blog autrement plus informatif que les nouvelles mâchées et remâchées que l’on nous sert au téléjournal.
25 oct. 2012
Débat gauche droite – un bon exemple
Le débat gauche droite est un peu plus présent au Québec depuis quelque
temps. Il ne se fait plus à mots couverts et uniquement sur les grandes
orientations des partis. Mais au-delà de cette mise en mot un peu plus
corsé et du questionnement plus claire sur la place du gouvernement (et
pas nécessairement sa taille, moi aussi je trouve qu’il a beaucoup
enflé), les débats sur des enjeux spécifiques sont encore rare.
Heureusement, il y a quelques personnalités publiques qui prennent le temps de débattre de réels enjeux, c’était le cas hier d’Éric Duhaime et de Françoise David sur les ondes de CHOI RadioX Montréal.
Le débat portait sur le prix unique du livre et il a été fort intéressant. Mme. David et Québec Solidaire sont pour la mise en place d’un prix unique du livre. M. Duhaime est contre puisque cela se ferait, disait-il, contre l’intérêt du consommateur. Il a même été vérifier des prix. Les exemples sont parlants, mais peut-être pas si représentatif. Mais peu importe, les livres vendu chez Costco sont sensiblement moins cher qu’à la librairie du coin.
Alors M. Duhaime, dénonce la décision comme étant injuste pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens. Mme. David répond alors que le prix unique n’est bon que pour neuf mois durant lesquels Costco pourra au plus donner un rabais de 10% sur le prix suggérer. Ensuite libre à eux de vendre au prix qu’ils désirent. Mais, de rétorquer M. Duhaime, ce n’est pas juste, vous être train de demander aux pauvres d’attendre plus longtemps que les autres pour avoir un livre.
C’est vrai, répondra Mme. David, mais si vous saviez comment ils attendent pour tout M. Duhaime, les livres ce n’est certes pas leur préoccupation principale. M. Duhaime n’a pas relever voyant probablement à cet instant l’insignifiance de son argument.
Puis ils sont entrés dans le vrai débat, celui de l’intervention gouvernementale dans le libre marché. Pourquoi règlementer le prix du livre, pourquoi faire payer plus cher au consommateur? Pour sauver les librairies. Parce que la concurrence que mènent les Costco de ce monde est déloyale. Ils ne vendent que quelques titres à grands rabais bouffant une importante part des ventes des librairies.
Qu’on soit d’accord ou pas avec les arguments de la gauche ou de la droite, il est intéressant de voir, à mon sens, comment un gouvernement présent, fort, de gauche, contraste énormément avec une grosse machine étatique. Ça ne coûte pratiquement rien à l’État à mettre en place.
Par contre le prix unique du livre a un coût pour le consommateur, on vient répartir un certain coussin pour les libraires et la chaîne du livre (qui est très peu subventionné) pour maintenir un certain standard dans les librairies une certaine offre pour ledit consommateur, une offre qui pourrait sérieusement décliner si on ne leur donne pas un petit coup de pouce.
.jpm
Heureusement, il y a quelques personnalités publiques qui prennent le temps de débattre de réels enjeux, c’était le cas hier d’Éric Duhaime et de Françoise David sur les ondes de CHOI RadioX Montréal.
Le débat portait sur le prix unique du livre et il a été fort intéressant. Mme. David et Québec Solidaire sont pour la mise en place d’un prix unique du livre. M. Duhaime est contre puisque cela se ferait, disait-il, contre l’intérêt du consommateur. Il a même été vérifier des prix. Les exemples sont parlants, mais peut-être pas si représentatif. Mais peu importe, les livres vendu chez Costco sont sensiblement moins cher qu’à la librairie du coin.
Alors M. Duhaime, dénonce la décision comme étant injuste pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens. Mme. David répond alors que le prix unique n’est bon que pour neuf mois durant lesquels Costco pourra au plus donner un rabais de 10% sur le prix suggérer. Ensuite libre à eux de vendre au prix qu’ils désirent. Mais, de rétorquer M. Duhaime, ce n’est pas juste, vous être train de demander aux pauvres d’attendre plus longtemps que les autres pour avoir un livre.
C’est vrai, répondra Mme. David, mais si vous saviez comment ils attendent pour tout M. Duhaime, les livres ce n’est certes pas leur préoccupation principale. M. Duhaime n’a pas relever voyant probablement à cet instant l’insignifiance de son argument.
Puis ils sont entrés dans le vrai débat, celui de l’intervention gouvernementale dans le libre marché. Pourquoi règlementer le prix du livre, pourquoi faire payer plus cher au consommateur? Pour sauver les librairies. Parce que la concurrence que mènent les Costco de ce monde est déloyale. Ils ne vendent que quelques titres à grands rabais bouffant une importante part des ventes des librairies.
Qu’on soit d’accord ou pas avec les arguments de la gauche ou de la droite, il est intéressant de voir, à mon sens, comment un gouvernement présent, fort, de gauche, contraste énormément avec une grosse machine étatique. Ça ne coûte pratiquement rien à l’État à mettre en place.
Par contre le prix unique du livre a un coût pour le consommateur, on vient répartir un certain coussin pour les libraires et la chaîne du livre (qui est très peu subventionné) pour maintenir un certain standard dans les librairies une certaine offre pour ledit consommateur, une offre qui pourrait sérieusement décliner si on ne leur donne pas un petit coup de pouce.
.jpm
23 oct. 2012
Écologisme et fusion à froid
L’apparition d’un programme politique écologiste sérieux et crédible est
de plus en plus nécessaire. La planète se réchauffe, nous utilisons ses
ressources plus vite qu’elle ne peut les renouveler et nous sommes sur
une pente de croissance absolument insoutenable.
Il ne s’agit pas ici de prôner un retour à la terre ou à l’époque médiévale, il s’agit simplement de mettre en place des balises et de méthodes de production qui garantissent le maintien de l’équilibre naturel de la planète. Il faut cesser de surconsommer et arrêter de brûler nos ressources à la vitesse grand V. La croissance infinie basée sur la consommation de biens matériel est impossible, il faut juste faire entrer cette réalité dans l’équation.
Pour beaucoup, le problème actuel c’est le pétrole ou l’électricité nucléaire. C’est vrai que c’est polluant et que notre économie est en très grande partie propulsé par le pétrole, mais tout le problème n’est pas là. On parle ces jours-ci de l’avènement dans les prochaines années de la fusion à froid.
Parenthèse : Je sais, ça fait 15 ans qu’on parle de cette énergie comme d’un mythe, mais la science a progressé de ce côté-là aussi. Aujourd’hui on vend des mini-centrales électriques, basées sur ce principe, qui tiennent dans un petit container et qui peuvent produire jusqu’à 1 mégawatt*.
Cela dit même avec une énergie aussi propre et pratiquement gratuite, nous ne sommes pas sortie du bois. En fait l’avènement de ce type d’énergie est peut-être plus un problème qu’une solution puisqu’elle peut, à terme, permettre une consommation encore plus grande des ressources de la planète.
C’est pourquoi peu importe les développements à venir l’écologisation de notre politique est plus que nécessaire. De nombreux pas ont déjà été faits. Les cours d’eau sont protégés, la guerre contre les pluies acides a été gagnée, mais ce n’était là qu’une goutte d’eau dans l’océan, il faut aller plus loin, beaucoup plus loin, c’est l’équilibre planétaire qui de plus en plus sera en jeu.
Malheureusement pour l’instant, entre les partis verts qui sont souvent peu développés ou trop verts et les tenants de la solution technologique, la pénétration de cette idée n’est que trop lente, mais plus on en parlera, plus elle sera entendue et plus elle aura de chance de se retrouver au cœur du débat.
.jpm
*Pour le plus curieux, le côté physique de la réaction se trouve dans des articles sur le LENR (Low Energy Nuclear Reaction).
Il ne s’agit pas ici de prôner un retour à la terre ou à l’époque médiévale, il s’agit simplement de mettre en place des balises et de méthodes de production qui garantissent le maintien de l’équilibre naturel de la planète. Il faut cesser de surconsommer et arrêter de brûler nos ressources à la vitesse grand V. La croissance infinie basée sur la consommation de biens matériel est impossible, il faut juste faire entrer cette réalité dans l’équation.
Pour beaucoup, le problème actuel c’est le pétrole ou l’électricité nucléaire. C’est vrai que c’est polluant et que notre économie est en très grande partie propulsé par le pétrole, mais tout le problème n’est pas là. On parle ces jours-ci de l’avènement dans les prochaines années de la fusion à froid.
Parenthèse : Je sais, ça fait 15 ans qu’on parle de cette énergie comme d’un mythe, mais la science a progressé de ce côté-là aussi. Aujourd’hui on vend des mini-centrales électriques, basées sur ce principe, qui tiennent dans un petit container et qui peuvent produire jusqu’à 1 mégawatt*.
Cela dit même avec une énergie aussi propre et pratiquement gratuite, nous ne sommes pas sortie du bois. En fait l’avènement de ce type d’énergie est peut-être plus un problème qu’une solution puisqu’elle peut, à terme, permettre une consommation encore plus grande des ressources de la planète.
C’est pourquoi peu importe les développements à venir l’écologisation de notre politique est plus que nécessaire. De nombreux pas ont déjà été faits. Les cours d’eau sont protégés, la guerre contre les pluies acides a été gagnée, mais ce n’était là qu’une goutte d’eau dans l’océan, il faut aller plus loin, beaucoup plus loin, c’est l’équilibre planétaire qui de plus en plus sera en jeu.
Malheureusement pour l’instant, entre les partis verts qui sont souvent peu développés ou trop verts et les tenants de la solution technologique, la pénétration de cette idée n’est que trop lente, mais plus on en parlera, plus elle sera entendue et plus elle aura de chance de se retrouver au cœur du débat.
.jpm
*Pour le plus curieux, le côté physique de la réaction se trouve dans des articles sur le LENR (Low Energy Nuclear Reaction).
18 oct. 2012
Low information voters
Le terme est apparu dans le milieu des années 1990 pour désigner les voteurs qui ne s’informent que peu de la politique, qui souvent vont se laisser avoir par la rhétorique simpliste des politiciens et qui vont finir par voter sur de vagues impressions.
J’ai découvert ce terme la semaine dernière en écoutant Real Time, le magazine humoristique et politique de Bill Maher sur HBO (Des versions audio des émissions sont disponible sur Google Reader – et il y a une foule d’extraits sur YouTube pour ceux qui voudrait voir de quoi il en retourne). À peu près au même moment où ma belle-mère vendait sa seconde maison, une vieille demeure reçue en héritage de sa mère. J’ai alors eu droit à une belle démonstration de ce qu’est un low information voter.
Je vous avais parlé il y a quelques semaines de ce commis de dépanneur qui pensait que l’industrie gazière voulait poursuivre le gouvernement parce que ce dernier voulait hausser les impôts de façon rétrospective… Hé bien le cas de ma belle-mère est à peu près semblable.
Elle veut vendre sa maison et comme elle ne s’informe et ne comprend la fiscalité qu’à moitié, comme bien des gens, elle a cru que les récents changements proposés par le gouvernement Marois allaient l’amener à payer 50% d’impôts sur son gain en capital.
Bien sûr elle a tout faux. Les gains en capitaux ne sont pas imposés à 50%, c’est 50% du gain en capital qui est imposable – importante différence! Mais il y a pire. Elle croyait également que payer l’impôt sur ce gain immédiatement revenait au même que de la payer plus tard en le sortant d’un REER.
Autre erreur importante. Pour qui sait comment bien utiliser ses REER, il peut à la fin payer largement moins d’impôts en le répartissant sur plusieurs années. Payer de l’impôt sur 100 000$ de gain en capital quand on gagne 50 000$ par an est bien différent d’en payer sur vingt tranches de 5 000$ quand on est à la retraite et que notre revenu s’élève à 15 000$ par an.
Mais voilà, quand on s’informe trop peu on croit devoir payer 50% d’impôt sur notre gain en capital, on fustige le PQ parce qu’ils veulent monter ça à 75% et on finit par voter pour les Libéraux parce que l’on a une mauvaise impression basé sur un manque d’information.
.jpm
p.s. Les gens bien informé auront noté que dans cette chronique le PQ et le PLQ auraient très bien pu être interverti sans changer quoi que ce soit au sens du message.
J’ai découvert ce terme la semaine dernière en écoutant Real Time, le magazine humoristique et politique de Bill Maher sur HBO (Des versions audio des émissions sont disponible sur Google Reader – et il y a une foule d’extraits sur YouTube pour ceux qui voudrait voir de quoi il en retourne). À peu près au même moment où ma belle-mère vendait sa seconde maison, une vieille demeure reçue en héritage de sa mère. J’ai alors eu droit à une belle démonstration de ce qu’est un low information voter.
Je vous avais parlé il y a quelques semaines de ce commis de dépanneur qui pensait que l’industrie gazière voulait poursuivre le gouvernement parce que ce dernier voulait hausser les impôts de façon rétrospective… Hé bien le cas de ma belle-mère est à peu près semblable.
Elle veut vendre sa maison et comme elle ne s’informe et ne comprend la fiscalité qu’à moitié, comme bien des gens, elle a cru que les récents changements proposés par le gouvernement Marois allaient l’amener à payer 50% d’impôts sur son gain en capital.
Bien sûr elle a tout faux. Les gains en capitaux ne sont pas imposés à 50%, c’est 50% du gain en capital qui est imposable – importante différence! Mais il y a pire. Elle croyait également que payer l’impôt sur ce gain immédiatement revenait au même que de la payer plus tard en le sortant d’un REER.
Autre erreur importante. Pour qui sait comment bien utiliser ses REER, il peut à la fin payer largement moins d’impôts en le répartissant sur plusieurs années. Payer de l’impôt sur 100 000$ de gain en capital quand on gagne 50 000$ par an est bien différent d’en payer sur vingt tranches de 5 000$ quand on est à la retraite et que notre revenu s’élève à 15 000$ par an.
Mais voilà, quand on s’informe trop peu on croit devoir payer 50% d’impôt sur notre gain en capital, on fustige le PQ parce qu’ils veulent monter ça à 75% et on finit par voter pour les Libéraux parce que l’on a une mauvaise impression basé sur un manque d’information.
.jpm
p.s. Les gens bien informé auront noté que dans cette chronique le PQ et le PLQ auraient très bien pu être interverti sans changer quoi que ce soit au sens du message.
12 oct. 2012
PQ, vers un fiasco total ?
J’étais bien heureux de ne plus voir les Libéraux au pouvoir, le copinage avait bien assez duré et il était temps d’avoir un peu de sang neuf, une nouvelle vision des choses, un regard neuf.
Mais depuis leur arrivé au « pouvoir » le PQ ne cesse d’accumuler les bourdes. Sont-ils en train de se diriger vers le mandat le plus court de l’histoire?
Déjà avec la hausse d’impôt rétroactive, ils s’étaient mis le pied dans la bouche. On peut bien vouloir faire participer les plus riches un peu plus à l’assiette fiscale. De toutes façons le ministre, Nicolas Marceau, l’avait bien expliqué, depuis près de 10 ans on a demandé de faire plus à la classe moyenne sans réellement ajusté du côté des plus riches, il était temps de balancer le tout. Bien sûr on peut être pour ou contre la taxation accrue des riches, mais de faire des hausses rétroactives, ça ne se fait tout simplement pas, c’est changer les règles en plein milieu du match…
Ensuite il y a cette sortie de Mme. Malavoy sur l’enseignement de l’anglais. Pour une fois que les Libéraux avait fait ce qui devait être fait, les Péquistes veulent mettre tout ça veille. Il y a des centaines de profs et des centaines d’écoles qui ont déjà mis des efforts colossaux pour mettre en place la transition, tout ça nous a déjà coûté cher et là, maintenant que nombre d’entre eux sont prêt, le PQ va leur dire d’attendre, de mettre tout ça sur la glace, il va les empêcher d’aller de l’avant alors que dans une multitude d’école se programme se donne déjà depuis plus de 10 ans!
C’est à croire qu’ils ne réfléchissent pas du tout aux conséquences de leurs décisions!
Pire encore, Mme. Malavoy frappe de nouveau ce matin en disant qu’elle veut couper les subventions aux écoles privées qui font de la sélection. Encore ici, il est possible de débattre sur les subventions aux écoles privées. On peut vouloir les maintenir ou les diminuer, ça se discute. Mais couper les vivres aux écoles qui font de la sélection c’est de la pure folie.
Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que s’il n’y a plus de sélection par les notes, ce sera un autre type de sélection – ou aucun à la limite, mais dans un cas comme dans l’autre on ne fera qu’inciter plus de gens à se tourner vers le privé et cela se fera, bien sûr, au détriment du public. D’autant plus que les élèves qui ont des problèmes scolaires sont en grande partie issus des classes populaires. Ce ne sont pas les jeunes de Sillery et Outremont qui ont de la misère à l’école, ce sont les jeunes de Limoilou ou Hochelaga…
Bref tout manque de sérieux et de réflexion. Le PQ va devoir réajuster le tir rapidement sinon, ils se dirigent vers un fiasco! Dommage parce que j’aurais bien aimé voir M. Lisée prendre un peu plus de place et éventuellement être vu comme un bon candidat pour remplacer Mme. Marois qui, quoi qu’on en pense, ne passe visiblement pas dans l’électorat.
.jpm
Mais depuis leur arrivé au « pouvoir » le PQ ne cesse d’accumuler les bourdes. Sont-ils en train de se diriger vers le mandat le plus court de l’histoire?
Déjà avec la hausse d’impôt rétroactive, ils s’étaient mis le pied dans la bouche. On peut bien vouloir faire participer les plus riches un peu plus à l’assiette fiscale. De toutes façons le ministre, Nicolas Marceau, l’avait bien expliqué, depuis près de 10 ans on a demandé de faire plus à la classe moyenne sans réellement ajusté du côté des plus riches, il était temps de balancer le tout. Bien sûr on peut être pour ou contre la taxation accrue des riches, mais de faire des hausses rétroactives, ça ne se fait tout simplement pas, c’est changer les règles en plein milieu du match…
Ensuite il y a cette sortie de Mme. Malavoy sur l’enseignement de l’anglais. Pour une fois que les Libéraux avait fait ce qui devait être fait, les Péquistes veulent mettre tout ça veille. Il y a des centaines de profs et des centaines d’écoles qui ont déjà mis des efforts colossaux pour mettre en place la transition, tout ça nous a déjà coûté cher et là, maintenant que nombre d’entre eux sont prêt, le PQ va leur dire d’attendre, de mettre tout ça sur la glace, il va les empêcher d’aller de l’avant alors que dans une multitude d’école se programme se donne déjà depuis plus de 10 ans!
C’est à croire qu’ils ne réfléchissent pas du tout aux conséquences de leurs décisions!
Pire encore, Mme. Malavoy frappe de nouveau ce matin en disant qu’elle veut couper les subventions aux écoles privées qui font de la sélection. Encore ici, il est possible de débattre sur les subventions aux écoles privées. On peut vouloir les maintenir ou les diminuer, ça se discute. Mais couper les vivres aux écoles qui font de la sélection c’est de la pure folie.
Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que s’il n’y a plus de sélection par les notes, ce sera un autre type de sélection – ou aucun à la limite, mais dans un cas comme dans l’autre on ne fera qu’inciter plus de gens à se tourner vers le privé et cela se fera, bien sûr, au détriment du public. D’autant plus que les élèves qui ont des problèmes scolaires sont en grande partie issus des classes populaires. Ce ne sont pas les jeunes de Sillery et Outremont qui ont de la misère à l’école, ce sont les jeunes de Limoilou ou Hochelaga…
Bref tout manque de sérieux et de réflexion. Le PQ va devoir réajuster le tir rapidement sinon, ils se dirigent vers un fiasco! Dommage parce que j’aurais bien aimé voir M. Lisée prendre un peu plus de place et éventuellement être vu comme un bon candidat pour remplacer Mme. Marois qui, quoi qu’on en pense, ne passe visiblement pas dans l’électorat.
.jpm
5 oct. 2012
Sommes-nous trop à gauche?
Vous entendez la plainte monter ces jours-ci. Les riches ne sont pas content, ils sont un petit 2% à gagner plus de 150 000$
par an, 92 000 personnes qui empochent à eux seuls 29 milliards de
dollars annuellement, et ne parle pas de leur richesse accumulé. Reste
qu’ils font beaucoup de bruit. Certains pensent même déménager leur
entreprises et ou eux-mêmes sous de meilleurs cieux.
C’est vrai que l’on est très taxé au Québec, mais on a des programmes sociaux très généreux – dans lesquels, je me permets de le souligner, il faudrait faire du ménage.
Mais les riches n’en n’ont rien à faire de nos généreux programmes sociaux. Ils pourraient très bien vivre sans ceux-ci et, en fait, ils semblent croire qu’ils vivraient même mieux sans ces derniers puisqu’ils en financent une bonne partie.
Je suis bien conscient comme un peu tout le monde – enfin je l’espère – que tout ceci n’est qu’une question de perception puisqu’au bout du compte, que l’on soit ici, en Ontario ou aux États-Unis ça fini par nous coûter la même chose. Ce que l’on ne paye pas collectivement, on le paye individuellement. Soins de santé, service de garde, même la pauvreté relative des plus pauvres coûte aussi cher sinon plus à la classe plus aisée aux États-Unis.
Cela dit, c’est vrai qu’il y a quand même quelques petites différences. Pour les pauvres c’est pas mal plus difficile aux États-Unis. Pas d’assurance maladie, période de chômage très courte, salaire minimum quasi inexistant. Et ici, être riche, c’est plus chiant, il y a moins de façons de contourner ses obligations fiscales et, oui, les retenues globales sont plus élevées.
Mais sonnes-nous trop à gauche pour autant?
Du côté de la perception et d’une polarisation que l’on pourrait qualifier de simpliste de l’électorat il semble que oui. La montée de la droite semble le démontrer, tout comme cette levée de bouclier contre une taxation que l’on dit excessive des riches.
C’est vrai qu’ici on a de généreux programmes. C’est aussi vrai qu’ils nous coûtent cher, mais d’un autre côté, le principal portefeuille social, la santé ne nous coûte que 12.7% du PIB alors qu’il en coûte 18% aux États-Unis avec un système livré au privé. Voilà au moins un dossier où le publique coûte moins cher. Mais ce n’est peut-être pas le cas partout.
Il faut dire qu’il y a aussi les magouilles gouvernementales qui coûtent très cher. Un petit exemple bien simple. Il y au Québec un organisme à but non-lucratif qui gère le catalogue des livres disponible au Québec. Cela nous coûte pour l’ensemble des librairies et bibliothèque de la province un gros 290 000$ par an. C’est vrai, c’est encore trop cher, tout cela devrait être automatisé et coûter trois fois rien, mais sachez également que juste avant de déclencher les élections le parti Libéral à consentis à une entreprise privé un prêt de 3 millions de dollars, soit 10 fois ce que ça coûte présentement, pour développer une plateforme identique.
Voilà qui illustre bien les idéologies gauches droites. D’un côté on dit que 290 000$ par an c’est trop cher et donc que le public n’est pas efficace et de l’autre on a tellement confiance au privé que l’on finance les projets à des hauteurs totalement démesuré (ce qui permet en passant de faire des petits cadeaux aux amis du parti).
La gauche efficace, elle, aurait gardé l’organisme à but non lucratif et aurait débloquée un budget (250 000$ ce serait déjà beaucoup) pour qu’il puisse engager les experts d’une firme privée déjà existante pour améliorer le produit.
Bon, voilà, mais je ne réponds pas à la question. Sommes-nous trop à gauche?
À mon sens le système est bien comme il est, la couverture est bonne et suffisante, même si je changerais quelques trucs comme la formation continue pour les gens sans emploi. Cela dit, je crois qu’il y a une importante révision des programmes à faire. Il faut cesser de croire que tout cela est intouchable, prêter l’oreille aux perceptions, celle que les riches payent trop d’un côté certes et celle d’une grande partie de la population qui croit ne pas en avoir pour son argent, mais surtout, il faut ramener la cohérence dans l’appareil gouvernemental et orienter l’État dans une direction commune déterminer par quelques grands objectifs.
Malheureusement, bien que le PQ soit en train de faire une partie de la job de bras que les Libéraux n’ont pas voulu faire, je ne crois pas que ce soit le parti de « gauche efficace » dont nous aurions grandement besoin.
.jpm
p.s. Et puis une courte note gauche/droite sur la corruption : Plus le privé sera fort plus il y aura de la corruption (de l’influence dans ce cas-ci), plus gouvernement est présent par une législation touffue, plus il y aura de place pour la corruption. Ainsi comme pour le reste c’est une question d’équilibre et de perception…
C’est vrai que l’on est très taxé au Québec, mais on a des programmes sociaux très généreux – dans lesquels, je me permets de le souligner, il faudrait faire du ménage.
Mais les riches n’en n’ont rien à faire de nos généreux programmes sociaux. Ils pourraient très bien vivre sans ceux-ci et, en fait, ils semblent croire qu’ils vivraient même mieux sans ces derniers puisqu’ils en financent une bonne partie.
Je suis bien conscient comme un peu tout le monde – enfin je l’espère – que tout ceci n’est qu’une question de perception puisqu’au bout du compte, que l’on soit ici, en Ontario ou aux États-Unis ça fini par nous coûter la même chose. Ce que l’on ne paye pas collectivement, on le paye individuellement. Soins de santé, service de garde, même la pauvreté relative des plus pauvres coûte aussi cher sinon plus à la classe plus aisée aux États-Unis.
Cela dit, c’est vrai qu’il y a quand même quelques petites différences. Pour les pauvres c’est pas mal plus difficile aux États-Unis. Pas d’assurance maladie, période de chômage très courte, salaire minimum quasi inexistant. Et ici, être riche, c’est plus chiant, il y a moins de façons de contourner ses obligations fiscales et, oui, les retenues globales sont plus élevées.
Mais sonnes-nous trop à gauche pour autant?
Du côté de la perception et d’une polarisation que l’on pourrait qualifier de simpliste de l’électorat il semble que oui. La montée de la droite semble le démontrer, tout comme cette levée de bouclier contre une taxation que l’on dit excessive des riches.
C’est vrai qu’ici on a de généreux programmes. C’est aussi vrai qu’ils nous coûtent cher, mais d’un autre côté, le principal portefeuille social, la santé ne nous coûte que 12.7% du PIB alors qu’il en coûte 18% aux États-Unis avec un système livré au privé. Voilà au moins un dossier où le publique coûte moins cher. Mais ce n’est peut-être pas le cas partout.
Il faut dire qu’il y a aussi les magouilles gouvernementales qui coûtent très cher. Un petit exemple bien simple. Il y au Québec un organisme à but non-lucratif qui gère le catalogue des livres disponible au Québec. Cela nous coûte pour l’ensemble des librairies et bibliothèque de la province un gros 290 000$ par an. C’est vrai, c’est encore trop cher, tout cela devrait être automatisé et coûter trois fois rien, mais sachez également que juste avant de déclencher les élections le parti Libéral à consentis à une entreprise privé un prêt de 3 millions de dollars, soit 10 fois ce que ça coûte présentement, pour développer une plateforme identique.
Voilà qui illustre bien les idéologies gauches droites. D’un côté on dit que 290 000$ par an c’est trop cher et donc que le public n’est pas efficace et de l’autre on a tellement confiance au privé que l’on finance les projets à des hauteurs totalement démesuré (ce qui permet en passant de faire des petits cadeaux aux amis du parti).
La gauche efficace, elle, aurait gardé l’organisme à but non lucratif et aurait débloquée un budget (250 000$ ce serait déjà beaucoup) pour qu’il puisse engager les experts d’une firme privée déjà existante pour améliorer le produit.
Bon, voilà, mais je ne réponds pas à la question. Sommes-nous trop à gauche?
À mon sens le système est bien comme il est, la couverture est bonne et suffisante, même si je changerais quelques trucs comme la formation continue pour les gens sans emploi. Cela dit, je crois qu’il y a une importante révision des programmes à faire. Il faut cesser de croire que tout cela est intouchable, prêter l’oreille aux perceptions, celle que les riches payent trop d’un côté certes et celle d’une grande partie de la population qui croit ne pas en avoir pour son argent, mais surtout, il faut ramener la cohérence dans l’appareil gouvernemental et orienter l’État dans une direction commune déterminer par quelques grands objectifs.
Malheureusement, bien que le PQ soit en train de faire une partie de la job de bras que les Libéraux n’ont pas voulu faire, je ne crois pas que ce soit le parti de « gauche efficace » dont nous aurions grandement besoin.
.jpm
p.s. Et puis une courte note gauche/droite sur la corruption : Plus le privé sera fort plus il y aura de la corruption (de l’influence dans ce cas-ci), plus gouvernement est présent par une législation touffue, plus il y aura de place pour la corruption. Ainsi comme pour le reste c’est une question d’équilibre et de perception…
3 oct. 2012
L’impôt du PQ
Depuis quelques jours j’essaie de me faire un avis sur les fameuses
hausses d’impôts et de taxation sur le gain en capital que propose le
PQ.
Honnêtement, ce n’est vraiment pas évident. D’une part parce que l’on est très serré et que l’on doit revenir un jour à l’équilibre et d’autre part parce que l’on est déjà très taxé. Mais, avant toutes choses, il me semble qu’il faut souligner que pour atteindre l’équilibre il y a deux voies. Celle de la taxation et celle de la diminution des dépenses et, à ce chapitre, une bonne, une vraie révision de programmes et des façons de faire serait plus que bienvenue. Je ne suis pas certain qu’il y ait tant de gras que ça, mais il y a certainement une multitude de pratiques qui ne sont pas rentables et de gens à qui on demande de mettre de l’énergie sur des projets inutiles.
Mais revenons à la taxation. D’un côté il y a les particuliers à qui on demande de faire un effort supplémentaire sur lequel il court toutes sortes de faussetés. La première étant bien sur le taux d’imposition. L’IRIS a pondu un excellent texte sur le sujet, mais en gros il faut savoir que personne au Québec n’a un taux effectif d’imposition de plus de 17.5%. D’ailleurs le taux d’imposition effectif est passé pour la tranche de gens gagnant 100 000$ de 16.9% en 2000 à 14.7% en 2009. D’un autre côté parler du taux marginal d’imposition ce n’est que la moitié de l’histoire, il faut aussi parler du fédéral et des retenues d’assurance-emplois, de RRQ et de régime d’assurance parental. Sans parler des taxes à la consommation.
Cela dit, mis à part l’impôt, toutes les autres retenues ne sont pas progressives et laisse pas mal plus d’argent à la fin du mois aux riches qu’aux pauvres. D’autant plus que pour ces dernier l’impôt marginal a cru entre 2000 et 2009 de près de 1%, on est loin de la baisse de 2.2% obtenus par les plus riches.
D’un autre côté nous avons la taxe sur le capital qui risque de faire mal aux petits commerçants. Michel Girard du journal La Presse a fait l’exercice avec un fiscaliste, le résultat est fort intéressant, mais à mon sens il est en marge du réel dans bien des cas. Sommer, comme il le fait, l’impôt total de chaque palier avant de conclure qu’il reste peu dans les mains de l’entrepreneur revient à calculer le profit de chaque étape de production pour un bien et considérer que le prix de celui-ci est largement trop élevé.
Reste qu’il y a un ménage à faire du côté du capital. Il n’est pas normal qu’une multitude de compagnie paye leurs dirigeants en actions et que ceux-ci ne soient ensuite imposés que sur 50% de leurs gains. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des problèmes liés à ce concept de gain sur capital…
Mais voilà, au bout du compte, c’est une question d’équilibre et si une part des mesures peut contribuer positivement à celle-ci je ne suis pas convaincu que l’ensemble le fera. Comme ailleurs, un grand ménage devrait être entrepris.
Dernier point. L’équilibre dans la distribution de la richesse est très important et elle doit être bien faite car si ce sont principalement les riches qui investissent, ce sont les moins nantis additionné à la classe moyenne qui, en plus grand nombre, dépensent et font rouler l’économie.
.jpm
Honnêtement, ce n’est vraiment pas évident. D’une part parce que l’on est très serré et que l’on doit revenir un jour à l’équilibre et d’autre part parce que l’on est déjà très taxé. Mais, avant toutes choses, il me semble qu’il faut souligner que pour atteindre l’équilibre il y a deux voies. Celle de la taxation et celle de la diminution des dépenses et, à ce chapitre, une bonne, une vraie révision de programmes et des façons de faire serait plus que bienvenue. Je ne suis pas certain qu’il y ait tant de gras que ça, mais il y a certainement une multitude de pratiques qui ne sont pas rentables et de gens à qui on demande de mettre de l’énergie sur des projets inutiles.
Mais revenons à la taxation. D’un côté il y a les particuliers à qui on demande de faire un effort supplémentaire sur lequel il court toutes sortes de faussetés. La première étant bien sur le taux d’imposition. L’IRIS a pondu un excellent texte sur le sujet, mais en gros il faut savoir que personne au Québec n’a un taux effectif d’imposition de plus de 17.5%. D’ailleurs le taux d’imposition effectif est passé pour la tranche de gens gagnant 100 000$ de 16.9% en 2000 à 14.7% en 2009. D’un autre côté parler du taux marginal d’imposition ce n’est que la moitié de l’histoire, il faut aussi parler du fédéral et des retenues d’assurance-emplois, de RRQ et de régime d’assurance parental. Sans parler des taxes à la consommation.
Cela dit, mis à part l’impôt, toutes les autres retenues ne sont pas progressives et laisse pas mal plus d’argent à la fin du mois aux riches qu’aux pauvres. D’autant plus que pour ces dernier l’impôt marginal a cru entre 2000 et 2009 de près de 1%, on est loin de la baisse de 2.2% obtenus par les plus riches.
D’un autre côté nous avons la taxe sur le capital qui risque de faire mal aux petits commerçants. Michel Girard du journal La Presse a fait l’exercice avec un fiscaliste, le résultat est fort intéressant, mais à mon sens il est en marge du réel dans bien des cas. Sommer, comme il le fait, l’impôt total de chaque palier avant de conclure qu’il reste peu dans les mains de l’entrepreneur revient à calculer le profit de chaque étape de production pour un bien et considérer que le prix de celui-ci est largement trop élevé.
Reste qu’il y a un ménage à faire du côté du capital. Il n’est pas normal qu’une multitude de compagnie paye leurs dirigeants en actions et que ceux-ci ne soient ensuite imposés que sur 50% de leurs gains. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des problèmes liés à ce concept de gain sur capital…
Mais voilà, au bout du compte, c’est une question d’équilibre et si une part des mesures peut contribuer positivement à celle-ci je ne suis pas convaincu que l’ensemble le fera. Comme ailleurs, un grand ménage devrait être entrepris.
Dernier point. L’équilibre dans la distribution de la richesse est très important et elle doit être bien faite car si ce sont principalement les riches qui investissent, ce sont les moins nantis additionné à la classe moyenne qui, en plus grand nombre, dépensent et font rouler l’économie.
.jpm
27 sept. 2012
Le gars du dépanneur
Je suis allé mettre de l’essence hier. En entrant pour payer, le commis s’approche et me fait part de mon total avant de me pointer le terminal pour ma carte à puce. Je m’exécute et alors que je travaille sur la transaction, le gars, clairement dans la vingtaine, se penche pour lire la une du Journal de Québec selon laquelle l’industrie serait en train de préparer un méga-poursuite contre le gouvernement Marois.
Le commis se recule, je lui demande de quoi il s’agit et il me répond que l’industrie du gaz de schiste veut poursuivre le gouvernement « probablement à cause de la hausse d’impôt ».
Hein fis-je, l’industrie du gaz de schiste? Non, c’est probablement parce que le gouvernement vient de dire qu’il n’y aurait pas d’exploitation de gaz de schiste au Québec. « Ah, ouais ».
Je poursuis en soulignant qu’ils le font alors que l’évaluation du BAPE n’est même pas terminée.
Alors il me relance : « Ouais, mais ils ne peuvent pas poursuivre le gouvernement, tsé, quand le gouvernement décide quelque chose, c’est ça, tu peux pas contester. » Ouf.
Vous vous doutez bien que je n’avais pas le temps de lui faire un cours de politique en règles et de lui expliquer les bases d’une société démocratique moderne en insistant bien sûr sur l’importance de la séparation des pouvoirs. N’a-t-il rien compris non plus de ce qui se passe à la commission Charbonneau?
Je me résigne à lui répondre que oui, il est possible de poursuivre un gouvernement et qu’il y a même plusieurs alternative mais que celle de l’OMC, « l’Organisation Mondiale du Commerce » spécifiais-je, était de plus en plus courante et que dans les fait elles nous coûtaient très cher.
…
Deux choses. Un, Le Devoir a démentis ce matin cette idée de la méga-poursuite, parait que l’industrie n’a rien de tel dans ses cartons et deux, je n’arrive malheureusement pas à trouver le papier sur le coût des poursuites faite envers le Canada à travers l’OMC, mais si me rappel bien, il s’agit de plusieurs centaines de millions de dollars annuellement.
Sinon, il reste l’évidence. Le fait qu’il y a certains de nos concitoyens qui manque profondément de culture politique.
.jpm
Le commis se recule, je lui demande de quoi il s’agit et il me répond que l’industrie du gaz de schiste veut poursuivre le gouvernement « probablement à cause de la hausse d’impôt ».
Hein fis-je, l’industrie du gaz de schiste? Non, c’est probablement parce que le gouvernement vient de dire qu’il n’y aurait pas d’exploitation de gaz de schiste au Québec. « Ah, ouais ».
Je poursuis en soulignant qu’ils le font alors que l’évaluation du BAPE n’est même pas terminée.
Alors il me relance : « Ouais, mais ils ne peuvent pas poursuivre le gouvernement, tsé, quand le gouvernement décide quelque chose, c’est ça, tu peux pas contester. » Ouf.
Vous vous doutez bien que je n’avais pas le temps de lui faire un cours de politique en règles et de lui expliquer les bases d’une société démocratique moderne en insistant bien sûr sur l’importance de la séparation des pouvoirs. N’a-t-il rien compris non plus de ce qui se passe à la commission Charbonneau?
Je me résigne à lui répondre que oui, il est possible de poursuivre un gouvernement et qu’il y a même plusieurs alternative mais que celle de l’OMC, « l’Organisation Mondiale du Commerce » spécifiais-je, était de plus en plus courante et que dans les fait elles nous coûtaient très cher.
…
Deux choses. Un, Le Devoir a démentis ce matin cette idée de la méga-poursuite, parait que l’industrie n’a rien de tel dans ses cartons et deux, je n’arrive malheureusement pas à trouver le papier sur le coût des poursuites faite envers le Canada à travers l’OMC, mais si me rappel bien, il s’agit de plusieurs centaines de millions de dollars annuellement.
Sinon, il reste l’évidence. Le fait qu’il y a certains de nos concitoyens qui manque profondément de culture politique.
.jpm
25 sept. 2012
Les 48 heures du ministre Lisée
Cette semaine Jean-François Lisée publiait sur son blogue un compte rendu des premières 48 heures de son tout premier mandat de ministre.
Le texte est long mais fort intéressant. Il nous donne une juste mesure du travail de députer, des dossiers qu’il a à suivre, des transitions de gouvernement et de la taille de l’appareil gouvernemental, le tout sur un ton bon-enfant qui rend la lecture agréable.
Cela dit, mis à part la mise au jour de certains rouages de l’appareil gouvernemental que je ne connaissais point le texte m’a surtout surpris par l’ampleur du rôle confié à au nouveau ministre surtout que l’on n’a cessé de dire dans certains médias que Mme. Marois avait tassé M. Lisée dans un coin où il ne pourrait pas faire grand-chose, où il lui serait difficile de briller et donc, à court terme, de lui voler la vedette.
À mon sens, et à voir comment il a su brillement s’en tirer lors de ses premiers pas comme patron dans ses nouveaux ministères, Jean-François Lisée est un des ministres qui risque le plus de faire parler de lui en bien. Avec Montréal et la communauté anglophone, il peut marquer beaucoup de points et s’afficher comme un rassembleur capable de grandes choses. Du côté du commerce c’est moins évidant, mais il reste que s’il travaille bien de ce côté-là, il aura l’ensemble de la communauté d’affaire québécoise avec lui s’il en venait à briguer la direction du PQ.
Et puis bon, entre vous et moi, Pauline, elle est probablement bien compétente (malgré cette énorme faux-pas sur les impôts rétroactifs), mais peu de gens rêve d’avoir une belle-mère à la tête de l’État. Elle ne passe tout simplement pas.
.jpm
Le texte est long mais fort intéressant. Il nous donne une juste mesure du travail de députer, des dossiers qu’il a à suivre, des transitions de gouvernement et de la taille de l’appareil gouvernemental, le tout sur un ton bon-enfant qui rend la lecture agréable.
Cela dit, mis à part la mise au jour de certains rouages de l’appareil gouvernemental que je ne connaissais point le texte m’a surtout surpris par l’ampleur du rôle confié à au nouveau ministre surtout que l’on n’a cessé de dire dans certains médias que Mme. Marois avait tassé M. Lisée dans un coin où il ne pourrait pas faire grand-chose, où il lui serait difficile de briller et donc, à court terme, de lui voler la vedette.
À mon sens, et à voir comment il a su brillement s’en tirer lors de ses premiers pas comme patron dans ses nouveaux ministères, Jean-François Lisée est un des ministres qui risque le plus de faire parler de lui en bien. Avec Montréal et la communauté anglophone, il peut marquer beaucoup de points et s’afficher comme un rassembleur capable de grandes choses. Du côté du commerce c’est moins évidant, mais il reste que s’il travaille bien de ce côté-là, il aura l’ensemble de la communauté d’affaire québécoise avec lui s’il en venait à briguer la direction du PQ.
Et puis bon, entre vous et moi, Pauline, elle est probablement bien compétente (malgré cette énorme faux-pas sur les impôts rétroactifs), mais peu de gens rêve d’avoir une belle-mère à la tête de l’État. Elle ne passe tout simplement pas.
.jpm
19 juil. 2012
À grand frais – embauche de spécialistes
Ma blonde travail avec des oncologues ces jours-ci et elle est tombée sur deux histoires plutôt croustillantes.
Comme vous le savez, ou pas, les hôpitaux fonctionnent avec des enveloppes budgétaires pour ce genre de spécialistes. Pour les oncologues d’un certain hôpital, ils auront, par exemple, 1 million de dollars à dépenser. S’ils en ont trois, les médecins recevront un peu plus de 300 000$ chacun ce qui veut dire que s’ils en prennent un nouveau, le salaire de chacun tombe à 250 000$.
Or ces spécialistes sont rares et les hôpitaux doivent mettent le grappin dessus quand ils le peuvent. Mais voilà la première histoire : L’hôpital Notre-Dame-de-Dieu veut embaucher un nouvel oncologue parce qu’un de ceux qu’ils ont actuellement part à la retraite l’an prochain. Mais plutôt que de faire rentrer le nouveau médecin tout de suite (pour éviter de faire chuter les salaires) il l’engage et l’envoi toute dépense payée faire une sur-spécialisation de un an à Toronto – une sur-spécialisation que nous allons évidemment devoir payer ensuite pendant toute la carrière du médecin!
Mais il y a pire. Il y a aussi ce couple de médecins. L’un épidémiologiste, l’autre oncologue. L’un décroche un boulot dans un hôpital universitaire où ils y avaient un manque criant, le gars accepte la job à la condition qu’ils prennent également sa blonde. Pas de problème, fait la direction, on a justement un oncologue qui part à la retraite. Malheureusement pour nous, cet hôpital avait utilisé le même truc que le précèdent et ils avaient un jeune oncologue prêt à remplacer le futur retraité qui venait juste de terminer une sur-spécialisation à San José – à nos frais bien sûr. Le jeune homme s’est donc vu refuser l’accès à son poste et en plus l’hôpital a ajouté l’insulte à l’injure en lui demandant de rembourser sa sur-spécialisation!
Ce à quoi le jeune oncologue a répondu : Allez vous faire foutre! Avant d’ajouter qu’il allait probablement retourner à San José où ils allaient l’engager à bras ouverts. On aura donc perdu un médecin, le coût de ses études et les frais de la sur-spécialisation, tout ça pour pouvoir maintenir les salaires en place alors que l’on aurait pu avoir deux jeunes oncologues gagnant un peu moins pour le même prix.
Alors oui, les gars sur le BS qui fraudent nous coûtent cher, mais la mauvaise gestion des hôpitaux et du personnel médical nous coûte également très cher!
.jpm
Comme vous le savez, ou pas, les hôpitaux fonctionnent avec des enveloppes budgétaires pour ce genre de spécialistes. Pour les oncologues d’un certain hôpital, ils auront, par exemple, 1 million de dollars à dépenser. S’ils en ont trois, les médecins recevront un peu plus de 300 000$ chacun ce qui veut dire que s’ils en prennent un nouveau, le salaire de chacun tombe à 250 000$.
Or ces spécialistes sont rares et les hôpitaux doivent mettent le grappin dessus quand ils le peuvent. Mais voilà la première histoire : L’hôpital Notre-Dame-de-Dieu veut embaucher un nouvel oncologue parce qu’un de ceux qu’ils ont actuellement part à la retraite l’an prochain. Mais plutôt que de faire rentrer le nouveau médecin tout de suite (pour éviter de faire chuter les salaires) il l’engage et l’envoi toute dépense payée faire une sur-spécialisation de un an à Toronto – une sur-spécialisation que nous allons évidemment devoir payer ensuite pendant toute la carrière du médecin!
Mais il y a pire. Il y a aussi ce couple de médecins. L’un épidémiologiste, l’autre oncologue. L’un décroche un boulot dans un hôpital universitaire où ils y avaient un manque criant, le gars accepte la job à la condition qu’ils prennent également sa blonde. Pas de problème, fait la direction, on a justement un oncologue qui part à la retraite. Malheureusement pour nous, cet hôpital avait utilisé le même truc que le précèdent et ils avaient un jeune oncologue prêt à remplacer le futur retraité qui venait juste de terminer une sur-spécialisation à San José – à nos frais bien sûr. Le jeune homme s’est donc vu refuser l’accès à son poste et en plus l’hôpital a ajouté l’insulte à l’injure en lui demandant de rembourser sa sur-spécialisation!
Ce à quoi le jeune oncologue a répondu : Allez vous faire foutre! Avant d’ajouter qu’il allait probablement retourner à San José où ils allaient l’engager à bras ouverts. On aura donc perdu un médecin, le coût de ses études et les frais de la sur-spécialisation, tout ça pour pouvoir maintenir les salaires en place alors que l’on aurait pu avoir deux jeunes oncologues gagnant un peu moins pour le même prix.
Alors oui, les gars sur le BS qui fraudent nous coûtent cher, mais la mauvaise gestion des hôpitaux et du personnel médical nous coûte également très cher!
.jpm
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