C’est un défaut de conception je crois. Ça s’apparente à notre aversion pour la perte qui est plus grande que notre envie du gain…
J’ai une collègue qui est débarqué dans mon bureau ce matin, fâché contre une autre collègue sur quelque chose que la seconde collègue aurait oublié de faire. Il faut dire, à la décharge de la collègue A que la collègue B a souvent eu des égarements du côté de ce qui lui était reproché ce matin.
Comme dans toutes ces situations, j’ai pris soin de ne pas alimenter la colère de la collègue A. J’ai regardé les faits et j’ai rapidement pu conclure, preuves bien claire à l’appui que la collègue B n’avait rien à se reprocher.
Nous avons continué notre échange, solutionné le problème et la collègue A est repartie, mais dans quel état d’esprit.
Notre échange a duré tout au plus cinq minutes. Sa colère trente secondes. Mon enquête et ma preuve contre sa charge une minute et demi, le reste de la conversation 3 minutes.
Mais voilà, nous sommes mal faits. La collègue A, j’en suis à peu près certain – et nous sommes tous ainsi, aura surtout retenu sa colère contre la collègue B et aura très certainement ajouté cette brève colère à la somme de ses récrimination contre elle et ce même si cette colère était totalement injustifié – preuve à l’appui et qu’elle l’a elle-même reconnue.
Nous sommes des drôles de bibittes. Nous avons évolués, mais nous chassons encore des mammouths. Les preuves contre quelqu’un, quelque chose ou une situation quelconque s’accumulent et pèse beaucoup plus lourd que les preuves pour…
Je ne me lancerai pas dans un débat sur l’émotionnel et le rationnel, je dirai seulement qu’il faut savoir bien les distinguer si on ne veut pas se laisser avoir.
.jpm
Affichage des articles dont le libellé est Société. Afficher tous les articles
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16 sept. 2013
13 juin 2013
Faudrait que
Je pense que j’ai fait une overdose de « faudrait que »… Mes huit années d’études universitaires combinées à un emploi à temps plein, à la vie de famille, à l’entretien d’une maison, à une mise en forme, à un blogue, etcetera, m’ont visiblement rentré dans le corps et dans l’esprit.
Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée. J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.
Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.
J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.
Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.
.jpm
Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée. J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.
Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.
J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.
Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.
.jpm
25 avr. 2013
Les filtres
J’ai eu un cours fort intéressant cette semaine sur les médias et la
politique. Les conclusions? La presse n’est pas le quatrième pouvoir et
non les médias ne nous influencent pas tant que ça, en fait la plus
grande influence que nous avons sur l’info que nous absorbons est la
nôtre, celle qui est faite par nos propres filtres et notre façon de
voir le monde.
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
16 avr. 2013
Cahuzac et Martin
L’affaire Cahuzac
a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui
cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au
gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
10 avr. 2013
C’est beau la technologie
Samedi dernier j’ai écouté en direct sur Youtube la finale de la seconde compétition de la coupe du monde d’escalade de bloc diffusé depuis Millau en France.
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
5 avr. 2013
Le mauvais sentier
Je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un dont le fils a fait une grosse connerie avec des amis. Ils ont squatté et saccagé, à plusieurs reprises, des chalets loué par un centre de villégiature.
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
29 mars 2013
Bleached Bones V4
Je parle souvent d’escalade de bloc. Cela fait déjà douze ans que je
grimpe et je suis toujours aussi motiver à grimper de nouveaux
problèmes.
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
26 mars 2013
Dix jours en Californie
J'ai vu une top model. J’en ai vu d’autres.
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
7 mars 2013
La Chine se transforme
Poursuivant sa propre révolution capitaliste, la Chine continue de
transformer à vitesse grand V. Je vous propose aujourd'hui deux
reportage de la CBC présentés à l'émission 60 Minutes.
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
4 mars 2013
Un petit hôtel
J’écoute Downton Abbey
depuis le premier épisode. Ce n’est pas une série super excitante, mais
elle est très bien faite. Elle a un excellent contenu historique, les
intrigues son bien ficelé et surtout elle a un contenu sociologique fort
intéressant. Bref c’est une bonne série et ça nous change des Walking
Dead, Prison Break et autres CSI.
Lors du dernier épisode j’ai eu une seconde confirmation de cette facilité malheureusement disparue qu’il existait à l’époque d’être entrepreneur.
Je vous parlais récemment de cette annonce de Molson où l’on voyait le jeune John bâtir de ses propres mains sa première brasserie avec presque rien. Je continuais en soulignant que la financiarisation et la spécialisation de l’économie avait rendu la chose excessivement difficile voire impossible aujourd’hui.
Downton Abbey se déroule à la même époque, soit au début du XXième siècle et dans le dernier épisode de la première saison on y voit un valet de chambre et une femme de chambre faire des plans pour leur avenir commun. Celui-ci, ayant hérité de la moitié de la maison de sa mère propose à la femme de chambre de qui il est amoureux de prendre l’argent et d’acheter un petit hôtel qu’ils pourraient exploiter eux-mêmes et y élever une famille…
Vous-vous imaginez ça aujourd’hui? La mère d’un gars qui n’a pas de métier, l’équivalent d’un commis chez Wal-Mart, qui on ne sait trop comment aurait une maison dont la moitié de la valeur serait suffisante pour acheter un hôtel si petit soit-il? Impossible.
Pour acheter un petit hôtel aujourd’hui, il faut non seulement des connections, mais également des garanties (vous avez déjà travaillé dans le domaine demande le prêteur à la banque?) et une bonne mise de fond que vous aurez ramassé je ne sais comment…
Bref on fait bien du bruit autour du fait qu’il manque d’entrepreneurs, mais d’un autre côté se partir en affaire n’a jamais été aussi difficile, complexe et incertain.
Bien hâte de voir la seconde saison et ce petit hôtel…
.jpm
Lors du dernier épisode j’ai eu une seconde confirmation de cette facilité malheureusement disparue qu’il existait à l’époque d’être entrepreneur.
Je vous parlais récemment de cette annonce de Molson où l’on voyait le jeune John bâtir de ses propres mains sa première brasserie avec presque rien. Je continuais en soulignant que la financiarisation et la spécialisation de l’économie avait rendu la chose excessivement difficile voire impossible aujourd’hui.
Downton Abbey se déroule à la même époque, soit au début du XXième siècle et dans le dernier épisode de la première saison on y voit un valet de chambre et une femme de chambre faire des plans pour leur avenir commun. Celui-ci, ayant hérité de la moitié de la maison de sa mère propose à la femme de chambre de qui il est amoureux de prendre l’argent et d’acheter un petit hôtel qu’ils pourraient exploiter eux-mêmes et y élever une famille…
Vous-vous imaginez ça aujourd’hui? La mère d’un gars qui n’a pas de métier, l’équivalent d’un commis chez Wal-Mart, qui on ne sait trop comment aurait une maison dont la moitié de la valeur serait suffisante pour acheter un hôtel si petit soit-il? Impossible.
Pour acheter un petit hôtel aujourd’hui, il faut non seulement des connections, mais également des garanties (vous avez déjà travaillé dans le domaine demande le prêteur à la banque?) et une bonne mise de fond que vous aurez ramassé je ne sais comment…
Bref on fait bien du bruit autour du fait qu’il manque d’entrepreneurs, mais d’un autre côté se partir en affaire n’a jamais été aussi difficile, complexe et incertain.
Bien hâte de voir la seconde saison et ce petit hôtel…
.jpm
19 févr. 2013
Nouvelle politique ?
La politique est-elle en train de changer. L’écœurentite aigüe des
citoyens et le cynisme caractérisant l’ambiance politique depuis
quelques années auraient-ils finit par avoir une influence positive sur
nos politiciens ?
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
15 févr. 2013
Voyage et jeunesse
On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. C’est une façon de dire que les voyages sont très formateurs, qu’ils permettent de découvrir toutes sortes de réalité et beaucoup d’apprendre à se débrouiller dans divers situations, divers environnement.
J’aimerais apporter une nouvelle dimension à cet adage. Ça pourrait se résumer par les voyages gardent jeune.
J’ai réalisé la chose récemment alors que je réservais une voiture pour le petit voyage d’escalade que je compte faire le mois prochain. Je dois me rendre en Californie (quelle tristesse) et je me suis dit que tant qu’à y être je pouvais en profiter pour faire un petit voyage de bloc.
Mais voilà alors que je réservais ma voiture, j’ai ressenti un certain stress à l’idée de traverser Los Angeles et de devoir conduire plusieurs heures dans des endroits que je ne connais pas. Et puis il y a le timing, les réservations d’hôtel supplémentaires, de tapis d’escalade, etc.
Bien sûr je suis passé par-dessus ce stress de projection, mais je sais que ce stress va revenir une fois là-bas et je sais aussi que je vais passer au travers et que je vais me débrouiller – après tout, j’ai déjà fait bien pire.
C’est là que je me suis dit que les voyages ne formaient pas que la jeunesse, mais qu’ils aidaient aussi à garder jeune. Ces situations inusités, cette nécessité de se débrouiller, d’improviser, de se faire confiance, participent tous à garder l’esprit alerte et inventif. Ces situations de stress de la nouveauté constituent d’excellents exercices pour le cerveau et l’oblige à sortir de sa zone de confort, bref c’est un excellent exercice pour ce muscle qui parfois à tendance à s’endormir dans notre salon.
Puis, en y pensent bien, je me suis rendu compte que la plupart des gens que je connais qui voyage beaucoup (sans exagérer, bien sûr, et sans faire la java toute la nuit à tous les arrêts) sont souvent des gens très allumés, inventifs et qui ont l’air jeunes pour leur âge…
Bref, les voyages forment la jeunesse et gardent jeune!
.jpm
J’aimerais apporter une nouvelle dimension à cet adage. Ça pourrait se résumer par les voyages gardent jeune.
J’ai réalisé la chose récemment alors que je réservais une voiture pour le petit voyage d’escalade que je compte faire le mois prochain. Je dois me rendre en Californie (quelle tristesse) et je me suis dit que tant qu’à y être je pouvais en profiter pour faire un petit voyage de bloc.
Mais voilà alors que je réservais ma voiture, j’ai ressenti un certain stress à l’idée de traverser Los Angeles et de devoir conduire plusieurs heures dans des endroits que je ne connais pas. Et puis il y a le timing, les réservations d’hôtel supplémentaires, de tapis d’escalade, etc.
Bien sûr je suis passé par-dessus ce stress de projection, mais je sais que ce stress va revenir une fois là-bas et je sais aussi que je vais passer au travers et que je vais me débrouiller – après tout, j’ai déjà fait bien pire.
C’est là que je me suis dit que les voyages ne formaient pas que la jeunesse, mais qu’ils aidaient aussi à garder jeune. Ces situations inusités, cette nécessité de se débrouiller, d’improviser, de se faire confiance, participent tous à garder l’esprit alerte et inventif. Ces situations de stress de la nouveauté constituent d’excellents exercices pour le cerveau et l’oblige à sortir de sa zone de confort, bref c’est un excellent exercice pour ce muscle qui parfois à tendance à s’endormir dans notre salon.
Puis, en y pensent bien, je me suis rendu compte que la plupart des gens que je connais qui voyage beaucoup (sans exagérer, bien sûr, et sans faire la java toute la nuit à tous les arrêts) sont souvent des gens très allumés, inventifs et qui ont l’air jeunes pour leur âge…
Bref, les voyages forment la jeunesse et gardent jeune!
.jpm
12 févr. 2013
Les corporations et le libre marché
Il y a quelques temps déjà j’avais découvert que l’université Yale
donnait des cours en ligne. Ayant fait le tour, je m’étais promis de
suivre le cours Capitalism : Succes, Crisis and Reform. Ça a pris un certain temps, mais j’ai fini par commencer à écouter le cours.
Un cours universitaire est un cours universitaire me direz-vous. Oui, mais vous le savez bien l’approche change avec les départements, le cours change avec le prof et oui, aux États-Unis, ils ont une approche un peu différente et donc d’amblé, c’est fort intéressant de voir ce qui se fait ailleurs.
Mais au-delà de tout cela, le cours que j’ai écouté hier intitulé Cutting the Fingers of Smith’s Invisible Hand m’a permis de constater que malgré tout ce que j’avais pu lire et entendre sur l’économie, certains aspects de base n’avait toujours pas croisé mon esprit – en voici une fort intéressante.
Douglas Rae, le prof du cours, souligne dans ce troisième cours que les grandes corporations, surtout, mais aussi les petites entreprises, ont une approche depuis l’apparition des écoles d’affaires (les business school) qui va totalement à l’opposé du libre marché idéal et donc de la supposé main invisible.
En fait les gens d’affaires ne se lancent pas en affaire s’ils sont dans un marché parfait puisque dans ce type de marché, la concurrence est très présente, les acheteurs ont une foule de choix et l’information sur les divers produits est parfaitement connue de tous et donc, les marges de profits sont minimales.
C’est un certain M. Porter qui a mis sur papier l’approche permettant de déterminer si un marché est intéressant à pénétrer. Cinq grands axes permettent de prendre une décision éclairée. Le pouvoir des acheteurs et de fournisseurs, les produits de substitution, la facilité d’entrée pour d’autres compétiteurs et la concurrence interne du secteur d’activité. Si l’un de ces axes est trop fort on n’entre pas. Si l’on n’a pas un avantage certain et important sur un de ces axes on n’entre pas.
Ainsi donc, les grandes corporations tout comme les petits entrepreneurs n’entreront pas dans un marché s’ils sentent qu’il est déjà que le marché est occupé par un joueur majeur qui détient un avantage important… Bref, non seulement le marché libre à la Smith n’existe nulle part, mais en plus personne n’est intéressé à le créer.
.jpm
p.s. Voici un exemple parlant de ce que j’avance ci-dessus: L’épicerie. Vous pensez que vous avez du choix à l’épicerie et que Tide, Downy ou Gain encourage trois compagnies différentes? Hé bien détrompez-vous et passez voir ce graphique fort explicite. L’ensemble des produits d’épicerie est contrôlé par une dizaine de géants du milieu et le même là il y a très peu de chevauchement entre les produits de ces dix grands…
Un cours universitaire est un cours universitaire me direz-vous. Oui, mais vous le savez bien l’approche change avec les départements, le cours change avec le prof et oui, aux États-Unis, ils ont une approche un peu différente et donc d’amblé, c’est fort intéressant de voir ce qui se fait ailleurs.
Mais au-delà de tout cela, le cours que j’ai écouté hier intitulé Cutting the Fingers of Smith’s Invisible Hand m’a permis de constater que malgré tout ce que j’avais pu lire et entendre sur l’économie, certains aspects de base n’avait toujours pas croisé mon esprit – en voici une fort intéressante.
Douglas Rae, le prof du cours, souligne dans ce troisième cours que les grandes corporations, surtout, mais aussi les petites entreprises, ont une approche depuis l’apparition des écoles d’affaires (les business school) qui va totalement à l’opposé du libre marché idéal et donc de la supposé main invisible.
En fait les gens d’affaires ne se lancent pas en affaire s’ils sont dans un marché parfait puisque dans ce type de marché, la concurrence est très présente, les acheteurs ont une foule de choix et l’information sur les divers produits est parfaitement connue de tous et donc, les marges de profits sont minimales.
C’est un certain M. Porter qui a mis sur papier l’approche permettant de déterminer si un marché est intéressant à pénétrer. Cinq grands axes permettent de prendre une décision éclairée. Le pouvoir des acheteurs et de fournisseurs, les produits de substitution, la facilité d’entrée pour d’autres compétiteurs et la concurrence interne du secteur d’activité. Si l’un de ces axes est trop fort on n’entre pas. Si l’on n’a pas un avantage certain et important sur un de ces axes on n’entre pas.
Ainsi donc, les grandes corporations tout comme les petits entrepreneurs n’entreront pas dans un marché s’ils sentent qu’il est déjà que le marché est occupé par un joueur majeur qui détient un avantage important… Bref, non seulement le marché libre à la Smith n’existe nulle part, mais en plus personne n’est intéressé à le créer.
.jpm
p.s. Voici un exemple parlant de ce que j’avance ci-dessus: L’épicerie. Vous pensez que vous avez du choix à l’épicerie et que Tide, Downy ou Gain encourage trois compagnies différentes? Hé bien détrompez-vous et passez voir ce graphique fort explicite. L’ensemble des produits d’épicerie est contrôlé par une dizaine de géants du milieu et le même là il y a très peu de chevauchement entre les produits de ces dix grands…
8 févr. 2013
Un sens au travail
Le sens que l’on donne à notre travail n’est pas toujours évident et ce qui pour une personne est un irritant peut, pour une autre personne, donner du sens à son travail.
Au bureau par exemple, pour certains collègues avoir à colliger de l’information est un sérieux irritant. Il semble toujours manquer de l’information pour ces personnes. Idem pour les instructions, elles voudraient toujours avoir des instructions excessivement détaillés. Ce sont des gens qui aiment classer des papiers, faire des mesures, mais qui veulent que tout soit déjà là. Il y a des cases à remplir, mais ce qui va dedans doit être directement accessible dans la case d’à côté.
Pour moi ce genre de boulot est inintéressant. Moi ce que j’aime c’est chercher et trouver, ce que j’aime c’est organiser de l’information, trouver la bonne voie à suivre quand il y en a une demi-douzaine de possible…
J’aime bien qu’il y ait un cadre certes, mais si tout m’est donné d’avance, je n’ai aucun plaisir. Je dois avoir le sentiment d’organiser les choses un peu, de prendre des décisions, de mettre l’ensemble en perspective, de chercher à comprendre, sinon je m’ennuie.
C’est là toute une série de tache que certains de mes collègues ne veulent pas faire et c’est tant mieux, ça me donne un boulot intéressant et ça leur permet d’en avoir un qu’ils aiment également.
Bien intéressant de voir ainsi les divers intérêts au boulot et ce qui donne un sens au travail de chacun.
.jpm
Au bureau par exemple, pour certains collègues avoir à colliger de l’information est un sérieux irritant. Il semble toujours manquer de l’information pour ces personnes. Idem pour les instructions, elles voudraient toujours avoir des instructions excessivement détaillés. Ce sont des gens qui aiment classer des papiers, faire des mesures, mais qui veulent que tout soit déjà là. Il y a des cases à remplir, mais ce qui va dedans doit être directement accessible dans la case d’à côté.
Pour moi ce genre de boulot est inintéressant. Moi ce que j’aime c’est chercher et trouver, ce que j’aime c’est organiser de l’information, trouver la bonne voie à suivre quand il y en a une demi-douzaine de possible…
J’aime bien qu’il y ait un cadre certes, mais si tout m’est donné d’avance, je n’ai aucun plaisir. Je dois avoir le sentiment d’organiser les choses un peu, de prendre des décisions, de mettre l’ensemble en perspective, de chercher à comprendre, sinon je m’ennuie.
C’est là toute une série de tache que certains de mes collègues ne veulent pas faire et c’est tant mieux, ça me donne un boulot intéressant et ça leur permet d’en avoir un qu’ils aiment également.
Bien intéressant de voir ainsi les divers intérêts au boulot et ce qui donne un sens au travail de chacun.
.jpm
6 févr. 2013
ZD30: De la propagande !?
Vous avez certainement entendu parler du film Zero Dark Thirty de la
talentueuse réalisatrice Kathryn Bigelow, mais avez-vous lu les divers
critiques au sujet du film.
Il se passe une chose fort intéressante autour de ce film à la violence crue. Pour les uns c’est de la propagande pure et simple et donc un film à fuir ou à tout le moins à prendre avec un gros grain de sel. Pour les autres c’est un film qu’il faut absolument voir parce qu’il démontre bien que parfois il faut savoir se salir les mains pour atteindre un objectif louable – ce qui est tout à fait dans la ligné de pensé de Machiavel (sur lequel vous pouvez lire mon excellent travail ;-).
Comme pour bien d’autres grandes oppositions il y a un peu de vrai dans chacune de ces visions du film. Mais s’il est vrai qu’il faut parfois se salir les mains, dans le cas d’une usurpation du pouvoir comme ce que les islamistes radicaux ont tenté et réussit en parti au Mali, il faut également bien voir que la torture est une toute autre façon de se salir les mains et que rien ne prouve qu’elle soit nécessaire. Passez voir l’excellente entrevue de Richard Martineau au Francs-Tireurs avec
Malheureusement on en fait l’apologie dans ce film. Quand on le faisait dans 24h, ça pouvait encore passer, c’était de la fiction. Mais ZD30 se présente comme un quasi-documentaire sur la traque et la mise à mort de Ben Laden, ce n’est plus de la fiction et la torture présenté a fort probablement eu lieu. Or plusieurs rapports démontrent que la torture mise en scène et étant présenté comme un élément clé de la « capture » de Ben Laden n’a absolument servi à rien et qu’au bout du compte ce sont bien plus les renseignements obtenus autrement qui ont mené à sa cachette.
Une autre chose que le film met en scène, c’est le travail de moine, de rat de bibliothèque qu’est la traque d’un important criminel. Non, le travail de la CIA n’est pas toujours comme dans les films, une bonne part du travail repose sur de l’analyse de document, du recoupement de témoignage et le suivi de dizaines de pistes qui se transforment en cul-de-sac. L’équipe qui débarque et fait le ménage c’est le cinq minute qui couronne des années d’efforts dans des bureaux sans fenêtres. Mais tout ce que l’on nous montre dans les films c’est la semaine de préparation avant l’offensive et les cinq, dix, quinze minutes de cette dernière.
ZD30 est-il de la propagande? Très certainement. Il y a énormément de propagande dans le cinéma américain comme il y en a dans tous les cinémas. On met en scène notre monde, notre culture, nos valeurs – ZD30 en est un à la sauce américaine qui malheureusement à une conception de la nécessité politique bien violente.
.jpm
Il se passe une chose fort intéressante autour de ce film à la violence crue. Pour les uns c’est de la propagande pure et simple et donc un film à fuir ou à tout le moins à prendre avec un gros grain de sel. Pour les autres c’est un film qu’il faut absolument voir parce qu’il démontre bien que parfois il faut savoir se salir les mains pour atteindre un objectif louable – ce qui est tout à fait dans la ligné de pensé de Machiavel (sur lequel vous pouvez lire mon excellent travail ;-).
Comme pour bien d’autres grandes oppositions il y a un peu de vrai dans chacune de ces visions du film. Mais s’il est vrai qu’il faut parfois se salir les mains, dans le cas d’une usurpation du pouvoir comme ce que les islamistes radicaux ont tenté et réussit en parti au Mali, il faut également bien voir que la torture est une toute autre façon de se salir les mains et que rien ne prouve qu’elle soit nécessaire. Passez voir l’excellente entrevue de Richard Martineau au Francs-Tireurs avec
Malheureusement on en fait l’apologie dans ce film. Quand on le faisait dans 24h, ça pouvait encore passer, c’était de la fiction. Mais ZD30 se présente comme un quasi-documentaire sur la traque et la mise à mort de Ben Laden, ce n’est plus de la fiction et la torture présenté a fort probablement eu lieu. Or plusieurs rapports démontrent que la torture mise en scène et étant présenté comme un élément clé de la « capture » de Ben Laden n’a absolument servi à rien et qu’au bout du compte ce sont bien plus les renseignements obtenus autrement qui ont mené à sa cachette.
Une autre chose que le film met en scène, c’est le travail de moine, de rat de bibliothèque qu’est la traque d’un important criminel. Non, le travail de la CIA n’est pas toujours comme dans les films, une bonne part du travail repose sur de l’analyse de document, du recoupement de témoignage et le suivi de dizaines de pistes qui se transforment en cul-de-sac. L’équipe qui débarque et fait le ménage c’est le cinq minute qui couronne des années d’efforts dans des bureaux sans fenêtres. Mais tout ce que l’on nous montre dans les films c’est la semaine de préparation avant l’offensive et les cinq, dix, quinze minutes de cette dernière.
ZD30 est-il de la propagande? Très certainement. Il y a énormément de propagande dans le cinéma américain comme il y en a dans tous les cinémas. On met en scène notre monde, notre culture, nos valeurs – ZD30 en est un à la sauce américaine qui malheureusement à une conception de la nécessité politique bien violente.
.jpm
1 févr. 2013
Réformer le capitalisme ?
C’est Marie-France Bazzo qui a posé la question la semaine dernière
alors que le sommet de Davos battait son plein. Un sommet où l’on entend
d’ailleurs de plus en plus de voix s’élever pour réclamer des
changements au modèle d’affaire qui prime de par le monde. En effet,
nombre de grands décideurs et de grands penseurs de l’économie mondiale y
compris le FMI et la Banque Mondiale, commence à se rendre compte que
l’on ne peut plus continuer ainsi.
Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.
Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.
J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…
La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.
Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.
Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…
Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.
Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.
.jpm
Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.
Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.
J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…
La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.
Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.
Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…
Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.
Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.
.jpm
29 janv. 2013
Où en suis-je ?
J’ai entamé la semaine dernière mon dernier cours du bacc. Si tout va bien, je devrais diplômer à la fin avril et obtenir un baccalauréat multidisciplinaire en socio-économie.
Mais tout ne va pas bien. Pas que je pense couler mon dernier cours… Même si ce dernier ne m’inspire guère je devrais bien obtenir le minimum requis. C’est tout de même dommage de finir sur une mauvaise note avec un cours que les circonstances m’ont obligé à prendre (lire, un prof qui ne veut pas comprendre, un choix de cours limité et un horaire qui m’oblige à faire des compromis).
C’est un cours d’histoire politique… Vous savez le genre de cours où le prof annonce au premier cours que l’Histoire ce n’est pas que des dates, que de toute façon les dates sont subjectives et que l’important c’est d’être capable de mettre ensemble les divers éléments du « récit » historique, mais que dès les premier exercices il vous demande qui a parlé des « lieux de mémoires » dans le texte de Truc Muche lu une semaine plus tôt – non mais quelle bande de cons…
Mais je m’égare. Bien sûr j’en ai contre le prof qui m’a refusé un bon cours tout comme celui qui affirme haut et fort que l’Histoire ce n’est pas du par cœur et prouve le contraire à la première occasion, mais mon vrai malaise est ailleurs.
En effet, je termine une aventure qui aura pris huit ans de ma vie. C’est long huit ans à suivre des cours à l’université quand on travail à temps plein, quand on a des enfants à la maison et ladite maison à entretenir…
Bien sûr, je suis content du chemin parcouru. Je suis fier de cet accomplissement. Le voyage a été fort agréable et m’a permis d’apprendre énormément ce qui était le but principal du projet. Mais aujourd’hui où suis-je? Que vais-je faire avec?
Je suis à l’aube de la quarantaine (est-ce là la fameuse crise) et je me demande quelle direction prendre. Je me demande si j’ai fait les bons choix. Il y a tant de chose que j’aurais aimé faire. Démarrer une entreprise, allé faire une maîtrise à l’extérieur, voyagé à travers le monde, écrire…
Le pire c’est que j’ai fait un peu de tout cela. Je travaille dans une entreprise où j’ai fait beaucoup, nous étions cinq au départ, nous sommes maintenant quarante et le chiffre d’affaire fait plusieurs millions de dollars. J’ai fait un baccalauréat à temps partiel et j’en ai apprécié la grande majorité, j’ai voyagé un peu partout dans le monde et je sais que d’autres voyages s’en viennent en plus d’une capacité accrue d’en faire d’ici quelques année (quand les enfants pourront se garder tout seul) et j’écris ce blog depuis huit ans aussi, sans parler de cet essai qui est pratiquement prêt à être posté aux éditeurs.
Alors j’ai fait tout ce que je voulais non? Pourquoi cette impression de ne pas savoir où je vais, où j’en suis?
Bien sûr on en veut toujours plus, j’en veux toujours plus. Plus de temps, plus de voyage, plus de cours trippants, et une carrière plus intéressante que ce soit au bureau ou à travers la participation à des conférences sur les sujets que j’ai étudiés…
Plus de tout, c’est impossible et c’est là mon malheur et probablement mon malaise. J’ai peur de ne pas être allé aussi loin que j’aurai pu dans un ou l’autre de mes « projets » alors je me demande si je ne devrais pas cesser de courir tous ces lapins et me enfin me consacrer à un projet en particulier. Me lancer en affaires, je serais capable. Lâcher le boulot et faire un maîtrise en quatrième vitesse pour ensuite vivre cette vie de « savant » qui m’appelle. Changer de boulot, allé vivre à l’étranger avec les enfants. Écrire un vrai livre, un vrai roman sur lequel je plancherais à fond. Tout ça est possible. Alors pourquoi me contenter du mélange mi-figue, mi-raisin de tout cela et vivre sans éclat?
Pourquoi? Parce que c’est l’approche raisonnable, celle où on profite un peu de tout sans tomber dans l’excès. Mais pourquoi être raisonnable? Pour les autres principalement – faire son trip sans tout cassé autour. Les enfants ont une vie, ma blonde aussi et il faut concilier tous les rêves… C’est ça le piège à con de la quarantaine : On sait qu’on pourrait tout lâcher, enfin se consacrer à quelque chose, mais on ne le fait pas parce que l’on a déjà un passé, une histoire et des engagements.
D’un autre côté cet équilibre entre le boulot, les études et la relative liberté que me permet une vie pas trop prenante (contrairement à celle des patrons de PME ou des profs universitaire) est fort appréciable et apprécié.
J’ai le trip de la gestion sans avoir trop de stress et de pression. J’ai le trip des études sans avoir le stress du vide à la fin et de la nécessité de travailler. J’ai la chance de voyager pour le boulot et lors de mes vacances et l’avenir semble encore meilleur de ce côté là et puis j’ai une famille aimante avec laquelle j’ai l’occasion de vivre des choses merveilleuses... Alors de quoi est-ce que je me plaint? J’ai le meilleur de tout ces mondes! J’aurai même la chance d’écrire un bouquin cet été alors que je prolongerai mon sans soldes d’étude durant la saison estivale!
Mieux, dans quelques semaines je m’envole pour Los Angeles pour le boulot et quelques jours de grimpe à Bishop, la mecque du bloc - génial! Non, mais de quoi je me plaint!
Est-ce vraiment moi qui me plaint? Ne serait-ce pas tout ce rêve que l’on nous vend, le gros char, la maison neuve, les voyages dans le Sud, bref cette vie de luxe et de loisir qui n’est au final accessible qu’à très peu de gens ou en pour de très bref moment à monsieur, madame Tout le monde? Cet espèce d’impression de vouloir plus ne vient-elle pas de là?
D’un autre côté cette impression de pouvoir faire plus ne vient certes pas des pubs de réno salle à manger! Mais faire plus veut aussi dire faire moins, plus de l’un, moins de l’autre - exit l’équilibre.
Étourdissant tout cela... Une réflexion à méditer... J’y reviendrai... Peut-être...
.jpm
Mais tout ne va pas bien. Pas que je pense couler mon dernier cours… Même si ce dernier ne m’inspire guère je devrais bien obtenir le minimum requis. C’est tout de même dommage de finir sur une mauvaise note avec un cours que les circonstances m’ont obligé à prendre (lire, un prof qui ne veut pas comprendre, un choix de cours limité et un horaire qui m’oblige à faire des compromis).
C’est un cours d’histoire politique… Vous savez le genre de cours où le prof annonce au premier cours que l’Histoire ce n’est pas que des dates, que de toute façon les dates sont subjectives et que l’important c’est d’être capable de mettre ensemble les divers éléments du « récit » historique, mais que dès les premier exercices il vous demande qui a parlé des « lieux de mémoires » dans le texte de Truc Muche lu une semaine plus tôt – non mais quelle bande de cons…
Mais je m’égare. Bien sûr j’en ai contre le prof qui m’a refusé un bon cours tout comme celui qui affirme haut et fort que l’Histoire ce n’est pas du par cœur et prouve le contraire à la première occasion, mais mon vrai malaise est ailleurs.
En effet, je termine une aventure qui aura pris huit ans de ma vie. C’est long huit ans à suivre des cours à l’université quand on travail à temps plein, quand on a des enfants à la maison et ladite maison à entretenir…
Bien sûr, je suis content du chemin parcouru. Je suis fier de cet accomplissement. Le voyage a été fort agréable et m’a permis d’apprendre énormément ce qui était le but principal du projet. Mais aujourd’hui où suis-je? Que vais-je faire avec?
Je suis à l’aube de la quarantaine (est-ce là la fameuse crise) et je me demande quelle direction prendre. Je me demande si j’ai fait les bons choix. Il y a tant de chose que j’aurais aimé faire. Démarrer une entreprise, allé faire une maîtrise à l’extérieur, voyagé à travers le monde, écrire…
Le pire c’est que j’ai fait un peu de tout cela. Je travaille dans une entreprise où j’ai fait beaucoup, nous étions cinq au départ, nous sommes maintenant quarante et le chiffre d’affaire fait plusieurs millions de dollars. J’ai fait un baccalauréat à temps partiel et j’en ai apprécié la grande majorité, j’ai voyagé un peu partout dans le monde et je sais que d’autres voyages s’en viennent en plus d’une capacité accrue d’en faire d’ici quelques année (quand les enfants pourront se garder tout seul) et j’écris ce blog depuis huit ans aussi, sans parler de cet essai qui est pratiquement prêt à être posté aux éditeurs.
Alors j’ai fait tout ce que je voulais non? Pourquoi cette impression de ne pas savoir où je vais, où j’en suis?
Bien sûr on en veut toujours plus, j’en veux toujours plus. Plus de temps, plus de voyage, plus de cours trippants, et une carrière plus intéressante que ce soit au bureau ou à travers la participation à des conférences sur les sujets que j’ai étudiés…
Plus de tout, c’est impossible et c’est là mon malheur et probablement mon malaise. J’ai peur de ne pas être allé aussi loin que j’aurai pu dans un ou l’autre de mes « projets » alors je me demande si je ne devrais pas cesser de courir tous ces lapins et me enfin me consacrer à un projet en particulier. Me lancer en affaires, je serais capable. Lâcher le boulot et faire un maîtrise en quatrième vitesse pour ensuite vivre cette vie de « savant » qui m’appelle. Changer de boulot, allé vivre à l’étranger avec les enfants. Écrire un vrai livre, un vrai roman sur lequel je plancherais à fond. Tout ça est possible. Alors pourquoi me contenter du mélange mi-figue, mi-raisin de tout cela et vivre sans éclat?
Pourquoi? Parce que c’est l’approche raisonnable, celle où on profite un peu de tout sans tomber dans l’excès. Mais pourquoi être raisonnable? Pour les autres principalement – faire son trip sans tout cassé autour. Les enfants ont une vie, ma blonde aussi et il faut concilier tous les rêves… C’est ça le piège à con de la quarantaine : On sait qu’on pourrait tout lâcher, enfin se consacrer à quelque chose, mais on ne le fait pas parce que l’on a déjà un passé, une histoire et des engagements.
D’un autre côté cet équilibre entre le boulot, les études et la relative liberté que me permet une vie pas trop prenante (contrairement à celle des patrons de PME ou des profs universitaire) est fort appréciable et apprécié.
J’ai le trip de la gestion sans avoir trop de stress et de pression. J’ai le trip des études sans avoir le stress du vide à la fin et de la nécessité de travailler. J’ai la chance de voyager pour le boulot et lors de mes vacances et l’avenir semble encore meilleur de ce côté là et puis j’ai une famille aimante avec laquelle j’ai l’occasion de vivre des choses merveilleuses... Alors de quoi est-ce que je me plaint? J’ai le meilleur de tout ces mondes! J’aurai même la chance d’écrire un bouquin cet été alors que je prolongerai mon sans soldes d’étude durant la saison estivale!
Mieux, dans quelques semaines je m’envole pour Los Angeles pour le boulot et quelques jours de grimpe à Bishop, la mecque du bloc - génial! Non, mais de quoi je me plaint!
Est-ce vraiment moi qui me plaint? Ne serait-ce pas tout ce rêve que l’on nous vend, le gros char, la maison neuve, les voyages dans le Sud, bref cette vie de luxe et de loisir qui n’est au final accessible qu’à très peu de gens ou en pour de très bref moment à monsieur, madame Tout le monde? Cet espèce d’impression de vouloir plus ne vient-elle pas de là?
D’un autre côté cette impression de pouvoir faire plus ne vient certes pas des pubs de réno salle à manger! Mais faire plus veut aussi dire faire moins, plus de l’un, moins de l’autre - exit l’équilibre.
Étourdissant tout cela... Une réflexion à méditer... J’y reviendrai... Peut-être...
.jpm
22 janv. 2013
Les vacances avec Machiavel
Je prends des petites vacances de trois jours, mercredi, jeudi, vendredi
au grand froid à Québec. Le Sud m'aurait bien tenté, mais trois jours
c'est un peu court.
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
17 janv. 2013
Le danseur et le PDG
Je suis tombé sur une émission de téléréalité dans le temps des fêtes. L’émission s’appelle « Undercover Boss » et elle met en scène les incursions de patrons qui se déguisent et se font passer pour un employé ordinaire afin de bien comprendre ce qui se passe dans leur entreprise.
Dans l’épisode que j’ai vu, le PDG de Lucky Strike, une compagnie qui possède une vingtaine de resto-bar / allées de quilles de style branché, cherchait à relancer l’entreprise et a décidé de le faire en allant voir ce qui se passait dans ses divers restos qui fonctionnaient le mieux pour aller y chercher de nouvelles idées…
Durant l’épisode en question on voit donc le PDG se faire passer pour un débutant dans les divers restos et rencontrer des employés qui se donnent pour l’entreprise, qui proposent une meilleure salle de pause, plus d’activité avec la mascotte, des clubs de jeunes quilleurs. Comme tous les shows de téléréalité c’est très humain, c’est gros, on y présente les moments où le boss réalise qu’il partage beaucoup avec le mécanicien d’allées qui a lui aussi perdu son père récemment. On y présente le moment drôle, les moments touchants quand ledit boss confie le développement des clubs à une serveuse enjouée qui en avait eu l’idée, on y présente également de petit moment d’introspection où le PDG confie ses impressions du jour. Bref c’est un show de téléréalité.
Mais tout ça est plate et ridicule, c’est trop gros pour bien des téléspectateurs. Les patrons n’ont pas de sentiments. S’ils vont déguiser dans leurs entreprises c’est pour espionner et tous ces bons sentiments, la larme à l’œil ce n’est pas crédible.
Non, les shows de décorations où refaire une salle de bain semble pouvoir change la vie d’une personne ça passe, mais pas le PDG qui donne une promotion importante à une bonne employée.
Le danseur qui se donne pour son art et qui se fait repêcher par des juges dans d’autres téléréalités ça parle. Ça c’est la vraie vie, les sentiments sont semble-t-il plus vrais…
« Dance off » suivait au même post. Ah, là tu parles! Courage, détermination, travail acharné, confiance mutuelle, les animateurs ne tarissent pas d’éloge et les téléspectateurs embarquent. Entre les prestations on présente le parcours des membres des troupes prenant bien sûr le temps d’aller chercher les éléments humains. La maman de l’une est malade, le frère de l’autre est handicapé…
Bien sûr les PDG vivent aussi tout ça, mais ils sont riches, ils ont du pouvoir et surtout, dans l’imaginaire populaire, ils n’ont pas travaillé pour y arrivé, on les a parachuté là. Bien sûr on oublie collectivement que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des entreprises sont des PME démarrées et tenues par des entrepreneurs qui travaillent des heures de fous…
Mais c’est normal c’est leur entreprise et ils en tirent un bénéfice important alors le courage, la détermination, la capacité de faire confiance non pas à quelques copains de danse, mais bien à plusieurs dizaine d’employés et à gérer les multiples problèmes de tout ce beau monde sans parler de la gestion de l’entreprise, des fournisseurs, des clients et des créancier, ça ne vaut rien face à ce danseur qui se consacre à son art…
Je n’ai rien contre les danseurs et moi aussi j’aime bien le spectacle offert par ces « Dance off » et autres « So you think you can dance », mais je suis profondément écœuré par cette vision réductrice qui domine ici voulant que l’art et les créatifs sont tellement supérieurs aux PDG et autres patrons qui se démènent pour faire tourner leur petite entreprise.
.jpm
Dans l’épisode que j’ai vu, le PDG de Lucky Strike, une compagnie qui possède une vingtaine de resto-bar / allées de quilles de style branché, cherchait à relancer l’entreprise et a décidé de le faire en allant voir ce qui se passait dans ses divers restos qui fonctionnaient le mieux pour aller y chercher de nouvelles idées…
Durant l’épisode en question on voit donc le PDG se faire passer pour un débutant dans les divers restos et rencontrer des employés qui se donnent pour l’entreprise, qui proposent une meilleure salle de pause, plus d’activité avec la mascotte, des clubs de jeunes quilleurs. Comme tous les shows de téléréalité c’est très humain, c’est gros, on y présente les moments où le boss réalise qu’il partage beaucoup avec le mécanicien d’allées qui a lui aussi perdu son père récemment. On y présente le moment drôle, les moments touchants quand ledit boss confie le développement des clubs à une serveuse enjouée qui en avait eu l’idée, on y présente également de petit moment d’introspection où le PDG confie ses impressions du jour. Bref c’est un show de téléréalité.
Mais tout ça est plate et ridicule, c’est trop gros pour bien des téléspectateurs. Les patrons n’ont pas de sentiments. S’ils vont déguiser dans leurs entreprises c’est pour espionner et tous ces bons sentiments, la larme à l’œil ce n’est pas crédible.
Non, les shows de décorations où refaire une salle de bain semble pouvoir change la vie d’une personne ça passe, mais pas le PDG qui donne une promotion importante à une bonne employée.
Le danseur qui se donne pour son art et qui se fait repêcher par des juges dans d’autres téléréalités ça parle. Ça c’est la vraie vie, les sentiments sont semble-t-il plus vrais…
« Dance off » suivait au même post. Ah, là tu parles! Courage, détermination, travail acharné, confiance mutuelle, les animateurs ne tarissent pas d’éloge et les téléspectateurs embarquent. Entre les prestations on présente le parcours des membres des troupes prenant bien sûr le temps d’aller chercher les éléments humains. La maman de l’une est malade, le frère de l’autre est handicapé…
Bien sûr les PDG vivent aussi tout ça, mais ils sont riches, ils ont du pouvoir et surtout, dans l’imaginaire populaire, ils n’ont pas travaillé pour y arrivé, on les a parachuté là. Bien sûr on oublie collectivement que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des entreprises sont des PME démarrées et tenues par des entrepreneurs qui travaillent des heures de fous…
Mais c’est normal c’est leur entreprise et ils en tirent un bénéfice important alors le courage, la détermination, la capacité de faire confiance non pas à quelques copains de danse, mais bien à plusieurs dizaine d’employés et à gérer les multiples problèmes de tout ce beau monde sans parler de la gestion de l’entreprise, des fournisseurs, des clients et des créancier, ça ne vaut rien face à ce danseur qui se consacre à son art…
Je n’ai rien contre les danseurs et moi aussi j’aime bien le spectacle offert par ces « Dance off » et autres « So you think you can dance », mais je suis profondément écœuré par cette vision réductrice qui domine ici voulant que l’art et les créatifs sont tellement supérieurs aux PDG et autres patrons qui se démènent pour faire tourner leur petite entreprise.
.jpm
14 janv. 2013
Débat autour du chômage saisonnier
En ce petit lundi, je vous laisse lire l'intéressant débat entre Alain Dubuc et Ianik Marcil
sur la "réforme" de l'assurance chômage mise en place par le
gouvernement Harper. C'est, pour ma part, un bon exemple des positions
de gauche et de droite face au travail saisonnier et bien sûr des
fondements de cette position.
Prenez également le temps de lire l'ajout de Marcil et les divers commentaires qui suivent les deux articles. Ils sont assez représentatif également et plusieurs apportent des remarques intéressantes.
Bonne lecture !
.jpm
Prenez également le temps de lire l'ajout de Marcil et les divers commentaires qui suivent les deux articles. Ils sont assez représentatif également et plusieurs apportent des remarques intéressantes.
Bonne lecture !
.jpm
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