Je pense que j’ai fait une overdose de « faudrait que »… Mes huit années d’études universitaires combinées à un emploi à temps plein, à la vie de famille, à l’entretien d’une maison, à une mise en forme, à un blogue, etcetera, m’ont visiblement rentré dans le corps et dans l’esprit.
Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée. J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.
Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.
J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.
Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.
.jpm
13 juin 2013
11 juin 2013
Je vous parle de moi
J’ai été plutôt absent ces derniers temps. Mais je sais que certains d’entre vous me suivez toujours, même s’il y a très peu à suivre.
Je voudrais bien vous dire que c’est le manque de temps qui me tient loin du clavier. C’est en partie vrai. Pendant longtemps je réussissais à prendre une pause le matin au bureau pour écrire un petit mot, mais c’est devenu impossible… Peut-être est-ce que je travaille trop. En tout cas, je suis très certainement très sollicité. Ça fait déjà trois fois qu’on me dérange depuis le début que j’écris ceci.
L’autre part de cette absence est dû à une certaine lassitude. Je trouve que j’ai déjà traité une foule de sujet à plusieurs reprises. Je manque un peu de motivation pour les traiter de nouveau. Je ne dis pas que je n’ai plus rien à dire, mais il me semble que mes textes ont plus que couvert l’ensemble du jardin.
Je pourrais vous parler plus de moi. Chose que j’ai très peu faite, hormis dans mes tous derniers textes, mais ce n’est pas mon genre et encore moins celui du blogue. Et honnêtement, ça me tente plus ou moins.
Je ne dis pas que c’est la fin de l’aventure, mais il y a clairement un changement de direction qui s’opère. Je pense que je vais utiliser beaucoup plus mon compte Google+ et vous transmettre de courtes nouvelles ou observation de ce côté-là pour ne plus écrire de long texte qu’à l’occasion.
Et même là, j’ai de plus en plus de difficulté à prendre le temps de lire sur le net. On dirait que j’ai été sur un « high » tout le temps où je faisais mes études et que maintenant que c’est terminé, la pression retombe et je n’ai qu’une envie celle de me reposer et de ne plus avoir d’obligation. Même l’accompagnement de mes enfants à leurs diverses activités sportives me pèse alors qu’à l’époque où je publiais tous les jours, je coachais au soccer et j’étudiais tous les jours…
Alors voilà, pour l’instant c’est ce qui se profile. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais pour l’instant c’est là où j’en suis.
.jpm
Je voudrais bien vous dire que c’est le manque de temps qui me tient loin du clavier. C’est en partie vrai. Pendant longtemps je réussissais à prendre une pause le matin au bureau pour écrire un petit mot, mais c’est devenu impossible… Peut-être est-ce que je travaille trop. En tout cas, je suis très certainement très sollicité. Ça fait déjà trois fois qu’on me dérange depuis le début que j’écris ceci.
L’autre part de cette absence est dû à une certaine lassitude. Je trouve que j’ai déjà traité une foule de sujet à plusieurs reprises. Je manque un peu de motivation pour les traiter de nouveau. Je ne dis pas que je n’ai plus rien à dire, mais il me semble que mes textes ont plus que couvert l’ensemble du jardin.
Je pourrais vous parler plus de moi. Chose que j’ai très peu faite, hormis dans mes tous derniers textes, mais ce n’est pas mon genre et encore moins celui du blogue. Et honnêtement, ça me tente plus ou moins.
Je ne dis pas que c’est la fin de l’aventure, mais il y a clairement un changement de direction qui s’opère. Je pense que je vais utiliser beaucoup plus mon compte Google+ et vous transmettre de courtes nouvelles ou observation de ce côté-là pour ne plus écrire de long texte qu’à l’occasion.
Et même là, j’ai de plus en plus de difficulté à prendre le temps de lire sur le net. On dirait que j’ai été sur un « high » tout le temps où je faisais mes études et que maintenant que c’est terminé, la pression retombe et je n’ai qu’une envie celle de me reposer et de ne plus avoir d’obligation. Même l’accompagnement de mes enfants à leurs diverses activités sportives me pèse alors qu’à l’époque où je publiais tous les jours, je coachais au soccer et j’étudiais tous les jours…
Alors voilà, pour l’instant c’est ce qui se profile. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais pour l’instant c’est là où j’en suis.
.jpm
16 mai 2013
Imposteur confus
Ça y est je suis dans mon premier après-midi de pause post-fin-de-bacc...
J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.
D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!
Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...
Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!
Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?
...
Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.
.jpm
J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.
D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!
Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...
Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!
Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?
...
Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.
.jpm
25 avr. 2013
Les filtres
J’ai eu un cours fort intéressant cette semaine sur les médias et la
politique. Les conclusions? La presse n’est pas le quatrième pouvoir et
non les médias ne nous influencent pas tant que ça, en fait la plus
grande influence que nous avons sur l’info que nous absorbons est la
nôtre, celle qui est faite par nos propres filtres et notre façon de
voir le monde.
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
16 avr. 2013
Cahuzac et Martin
L’affaire Cahuzac
a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui
cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au
gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
10 avr. 2013
C’est beau la technologie
Samedi dernier j’ai écouté en direct sur Youtube la finale de la seconde compétition de la coupe du monde d’escalade de bloc diffusé depuis Millau en France.
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
5 avr. 2013
Le mauvais sentier
Je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un dont le fils a fait une grosse connerie avec des amis. Ils ont squatté et saccagé, à plusieurs reprises, des chalets loué par un centre de villégiature.
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
29 mars 2013
Bleached Bones V4
Je parle souvent d’escalade de bloc. Cela fait déjà douze ans que je
grimpe et je suis toujours aussi motiver à grimper de nouveaux
problèmes.
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
26 mars 2013
Dix jours en Californie
J'ai vu une top model. J’en ai vu d’autres.
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
12 mars 2013
En voyage aux États-Unis, encore
Hé oui, je pars encore pour les « States ». Deux raisons bien simples expliquent ce constant retour au pays de l’Oncle Sam. Un, c’est juste à côté et c’est vaste. Deux c’est notre premier partenaire économique.
Encore une fois j’y vais par affaire, mais aussi par plaisir. J’ai la chance d’assister à une foire commerciale à Los Angeles, mais comme je suis dans le coin je vais également prendre quelques jours de vacances pour aller grimper à Bishop qui se situe à cinq heures de route de L.A.
Durant mon périple je ne serai peut-être pas très présent, mais je risque quand même de poster quelques petits trucs. Sinon, au retour, je vous fais mon habituel compte rendu de mes observations de l’Amérique.
.jpm
Encore une fois j’y vais par affaire, mais aussi par plaisir. J’ai la chance d’assister à une foire commerciale à Los Angeles, mais comme je suis dans le coin je vais également prendre quelques jours de vacances pour aller grimper à Bishop qui se situe à cinq heures de route de L.A.
Durant mon périple je ne serai peut-être pas très présent, mais je risque quand même de poster quelques petits trucs. Sinon, au retour, je vous fais mon habituel compte rendu de mes observations de l’Amérique.
.jpm
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