C’est un défaut de conception je crois. Ça s’apparente à notre aversion pour la perte qui est plus grande que notre envie du gain…
J’ai une collègue qui est débarqué dans mon bureau ce matin, fâché contre une autre collègue sur quelque chose que la seconde collègue aurait oublié de faire. Il faut dire, à la décharge de la collègue A que la collègue B a souvent eu des égarements du côté de ce qui lui était reproché ce matin.
Comme dans toutes ces situations, j’ai pris soin de ne pas alimenter la colère de la collègue A. J’ai regardé les faits et j’ai rapidement pu conclure, preuves bien claire à l’appui que la collègue B n’avait rien à se reprocher.
Nous avons continué notre échange, solutionné le problème et la collègue A est repartie, mais dans quel état d’esprit.
Notre échange a duré tout au plus cinq minutes. Sa colère trente secondes. Mon enquête et ma preuve contre sa charge une minute et demi, le reste de la conversation 3 minutes.
Mais voilà, nous sommes mal faits. La collègue A, j’en suis à peu près certain – et nous sommes tous ainsi, aura surtout retenu sa colère contre la collègue B et aura très certainement ajouté cette brève colère à la somme de ses récrimination contre elle et ce même si cette colère était totalement injustifié – preuve à l’appui et qu’elle l’a elle-même reconnue.
Nous sommes des drôles de bibittes. Nous avons évolués, mais nous chassons encore des mammouths. Les preuves contre quelqu’un, quelque chose ou une situation quelconque s’accumulent et pèse beaucoup plus lourd que les preuves pour…
Je ne me lancerai pas dans un débat sur l’émotionnel et le rationnel, je dirai seulement qu’il faut savoir bien les distinguer si on ne veut pas se laisser avoir.
.jpm
16 sept. 2013
22 août 2013
L’action dans le doute
Je vous rassure, je n’ai pas trouvé l’illumination. Il y a bien ce job chez TED à New York, mais ils demandent d’être au bureau à NYC au moins 3 à 5 jours par semaines, ça fait pas mal de jour à l’extérieur de la ville…
Alors non, je n’ai pas nécessairement trouvé la voie ultime, il n’y en a probablement pas non plus. Et puis ce que j’ai n’ai pas si mal, je pense que je devrais plutôt essayer de profiter de la situation actuelle et poursuivre ce que j’envisageais comme un plan de match raisonnable à la fin de ma session d’hiver. C’est-à-dire utiliser mon 4h de sans solde par semaine pour mener à bien quelques projets qui me tiennent à cœur.
Le problème sera peut-être de trouver lesquels, mais je vais essayer de faire ça sans trop de pression, en gardant à l’esprit que je fais pour m’amuser.
Reste le côté boulot. Encore là je me dis que je dois travailler avec ce que j’ai. Il y a des opportunités, il s’agit d’être patient et de les saisir quand elles passent. Et puis, il est aussi possible d’en créer. Dans une petite entreprise il y a toujours de la place pour ceux qui veulent faire un peu plus…
Bref, je suis toujours enclin au doute, je l’ai toujours été. Je doute peut-être un peu plus ces derniers temps parce que j’ai un peu plus réfléchis à ma situation, à ce nouveau diplôme que j’ai, à ces ouvertures potentielles, mais je choisis l’action, je bouge, parce que s’il y a une chose dont je suis certain c’est que je suis un gars actif, plein de projet, qui n’aime pas rester à rien faire !
.jpm
Alors non, je n’ai pas nécessairement trouvé la voie ultime, il n’y en a probablement pas non plus. Et puis ce que j’ai n’ai pas si mal, je pense que je devrais plutôt essayer de profiter de la situation actuelle et poursuivre ce que j’envisageais comme un plan de match raisonnable à la fin de ma session d’hiver. C’est-à-dire utiliser mon 4h de sans solde par semaine pour mener à bien quelques projets qui me tiennent à cœur.
Le problème sera peut-être de trouver lesquels, mais je vais essayer de faire ça sans trop de pression, en gardant à l’esprit que je fais pour m’amuser.
Reste le côté boulot. Encore là je me dis que je dois travailler avec ce que j’ai. Il y a des opportunités, il s’agit d’être patient et de les saisir quand elles passent. Et puis, il est aussi possible d’en créer. Dans une petite entreprise il y a toujours de la place pour ceux qui veulent faire un peu plus…
Bref, je suis toujours enclin au doute, je l’ai toujours été. Je doute peut-être un peu plus ces derniers temps parce que j’ai un peu plus réfléchis à ma situation, à ce nouveau diplôme que j’ai, à ces ouvertures potentielles, mais je choisis l’action, je bouge, parce que s’il y a une chose dont je suis certain c’est que je suis un gars actif, plein de projet, qui n’aime pas rester à rien faire !
.jpm
1 août 2013
Toujours dans le doute
Remise en question de la quarantaine? Je ne sais pas, peut-être. Mais je crois surtout que c’est la fin de mon bacc… Ce problème d’avoir bien des diplômes, des expériences, de l’ancienneté, bien du potentiel quoi, mais pas de savoir quoi faire avec.
Le problème c’est que je suis bon dans pleins de trucs, que tout m’intéresse ou presque et que je suis capable de trouver à peu près n’importe quel boulot gratifiant, mais que je n’ai pas de passion spécifique…
Je pourrais bien essayer d’être prof d’économie au cégep ou journaliste scientifique, vendeur au bureau… Je pourrais retourner dans un lab faire de la science en haute technologie ou travailler à L’institut de la statistique du Québec, je pourrais peut-être même me partir une petite entreprise de distribution je ne sais quoi…
Tout ça m’intéresserait, je crois avoir ce potentiel et j’ai une foule d’autres projets plus personnels… Écriture, photo, site web et j’en passe. Mais voilà, je ne trouve pas l’énergie et puis bon rien ne me passionne réellement alors je ne sais trop quelle direction prendre.
Et au bout du compte, je suis là avec 20 ans de boulot encore devant moi, plein d’avenues possibles, mais sans savoir laquelle choisir et donc je broie du noir parce que je vois le temps filer, les occasions se dissoudre et moi qui fait du sur-place englué dans mon quotidien…
Bref, je suis toujours dans le doute.
.jpm
Le problème c’est que je suis bon dans pleins de trucs, que tout m’intéresse ou presque et que je suis capable de trouver à peu près n’importe quel boulot gratifiant, mais que je n’ai pas de passion spécifique…
Je pourrais bien essayer d’être prof d’économie au cégep ou journaliste scientifique, vendeur au bureau… Je pourrais retourner dans un lab faire de la science en haute technologie ou travailler à L’institut de la statistique du Québec, je pourrais peut-être même me partir une petite entreprise de distribution je ne sais quoi…
Tout ça m’intéresserait, je crois avoir ce potentiel et j’ai une foule d’autres projets plus personnels… Écriture, photo, site web et j’en passe. Mais voilà, je ne trouve pas l’énergie et puis bon rien ne me passionne réellement alors je ne sais trop quelle direction prendre.
Et au bout du compte, je suis là avec 20 ans de boulot encore devant moi, plein d’avenues possibles, mais sans savoir laquelle choisir et donc je broie du noir parce que je vois le temps filer, les occasions se dissoudre et moi qui fait du sur-place englué dans mon quotidien…
Bref, je suis toujours dans le doute.
.jpm
18 juil. 2013
Hésitations
Je crois que ma mauvaise passe « faudrait que » est derrière moi, ou du
moins assez pour que je commence à penser à autre chose. Je me suis
payer du temps à moi, j’ai fait ce qui me passait par la tête plutôt que
ce que j’aurais dû faire et finalement, je recommence à travailler mes «
faudrait que » avec un peu moins de dégoût.
Cela dit, cette petite déprime passagère a mis en lumière une seconde petite déprime celle du manque de défi au bureau. Deux trucs s’imbriquent ici.
Les premiers sont une certaine lassitude face à mon travail et lié à cela une certaine fatigue. Et, à cette fatigue (ou manque de motivation), s’accroche une envie de ne rien faire de plus. Ce qui me met dans une position qui ressemble à une impasse où je voudrais faire autre chose, démarrer un nouveau projet, changer ma routine ou y ajouter du piquant, mais en même temps je ne m’en sent pas l’énergie et donc j’ai aussi envie de continuer de surfer sur mon travail actuel qui ne me demande pas trop d’effort puisque je le connais bien.
Les seconds sont l’envie de me trouver un autre défi à l’extérieur du boulot, mais encore là, la lassitude frappe et la déprime aussi. Comment croire que ce sera mieux ailleurs ou dans un autre projet (un maîtrise peut-être). N’est-ce pas là un simple « changer le mal de place » ou « une fuite en avant » ?
Pour l’instant je suis un peu pris dans mon cercle « vicieux », je ne vois pas d’issue. Un jour je me lancerais dans une foule de projets et le lendemain tout me semble trop compliqué ou n’en valant pas la peine… Je me dis que je devrais me contenter de ce que j’ai déjà et de suivre la route tout simple tracé devant moi. Mais cette vie morne est-elle pour moi? Et puis bon, il me semble que jusqu’à présent j’ai toujours réussi à travers divers projets et défis à avoir du plaisir à travailler.
Voilà où j’en suis. Pour l’heure je compte profiter de l’été. Laisser le temps passer et voir comment évolue la situation. Certains diront « attends, il y a quelque chose qui va se passer, une occasion qui va se présenter… » Ils sont naïf, ça ne se passe jamais comme ça, en tout cas, ça ne m’est jamais arrivé. Je vais devoir faire un choix à un moment donné… Ce ne sera juste pas cette semaine et d’ici là je vais profiter de la vie et de ma situation actuelle.
.jpm
Cela dit, cette petite déprime passagère a mis en lumière une seconde petite déprime celle du manque de défi au bureau. Deux trucs s’imbriquent ici.
Les premiers sont une certaine lassitude face à mon travail et lié à cela une certaine fatigue. Et, à cette fatigue (ou manque de motivation), s’accroche une envie de ne rien faire de plus. Ce qui me met dans une position qui ressemble à une impasse où je voudrais faire autre chose, démarrer un nouveau projet, changer ma routine ou y ajouter du piquant, mais en même temps je ne m’en sent pas l’énergie et donc j’ai aussi envie de continuer de surfer sur mon travail actuel qui ne me demande pas trop d’effort puisque je le connais bien.
Les seconds sont l’envie de me trouver un autre défi à l’extérieur du boulot, mais encore là, la lassitude frappe et la déprime aussi. Comment croire que ce sera mieux ailleurs ou dans un autre projet (un maîtrise peut-être). N’est-ce pas là un simple « changer le mal de place » ou « une fuite en avant » ?
Pour l’instant je suis un peu pris dans mon cercle « vicieux », je ne vois pas d’issue. Un jour je me lancerais dans une foule de projets et le lendemain tout me semble trop compliqué ou n’en valant pas la peine… Je me dis que je devrais me contenter de ce que j’ai déjà et de suivre la route tout simple tracé devant moi. Mais cette vie morne est-elle pour moi? Et puis bon, il me semble que jusqu’à présent j’ai toujours réussi à travers divers projets et défis à avoir du plaisir à travailler.
Voilà où j’en suis. Pour l’heure je compte profiter de l’été. Laisser le temps passer et voir comment évolue la situation. Certains diront « attends, il y a quelque chose qui va se passer, une occasion qui va se présenter… » Ils sont naïf, ça ne se passe jamais comme ça, en tout cas, ça ne m’est jamais arrivé. Je vais devoir faire un choix à un moment donné… Ce ne sera juste pas cette semaine et d’ici là je vais profiter de la vie et de ma situation actuelle.
.jpm
13 juin 2013
Faudrait que
Je pense que j’ai fait une overdose de « faudrait que »… Mes huit années d’études universitaires combinées à un emploi à temps plein, à la vie de famille, à l’entretien d’une maison, à une mise en forme, à un blogue, etcetera, m’ont visiblement rentré dans le corps et dans l’esprit.
Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée. J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.
Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.
J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.
Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.
.jpm
Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée. J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.
Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.
J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.
Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.
.jpm
11 juin 2013
Je vous parle de moi
J’ai été plutôt absent ces derniers temps. Mais je sais que certains d’entre vous me suivez toujours, même s’il y a très peu à suivre.
Je voudrais bien vous dire que c’est le manque de temps qui me tient loin du clavier. C’est en partie vrai. Pendant longtemps je réussissais à prendre une pause le matin au bureau pour écrire un petit mot, mais c’est devenu impossible… Peut-être est-ce que je travaille trop. En tout cas, je suis très certainement très sollicité. Ça fait déjà trois fois qu’on me dérange depuis le début que j’écris ceci.
L’autre part de cette absence est dû à une certaine lassitude. Je trouve que j’ai déjà traité une foule de sujet à plusieurs reprises. Je manque un peu de motivation pour les traiter de nouveau. Je ne dis pas que je n’ai plus rien à dire, mais il me semble que mes textes ont plus que couvert l’ensemble du jardin.
Je pourrais vous parler plus de moi. Chose que j’ai très peu faite, hormis dans mes tous derniers textes, mais ce n’est pas mon genre et encore moins celui du blogue. Et honnêtement, ça me tente plus ou moins.
Je ne dis pas que c’est la fin de l’aventure, mais il y a clairement un changement de direction qui s’opère. Je pense que je vais utiliser beaucoup plus mon compte Google+ et vous transmettre de courtes nouvelles ou observation de ce côté-là pour ne plus écrire de long texte qu’à l’occasion.
Et même là, j’ai de plus en plus de difficulté à prendre le temps de lire sur le net. On dirait que j’ai été sur un « high » tout le temps où je faisais mes études et que maintenant que c’est terminé, la pression retombe et je n’ai qu’une envie celle de me reposer et de ne plus avoir d’obligation. Même l’accompagnement de mes enfants à leurs diverses activités sportives me pèse alors qu’à l’époque où je publiais tous les jours, je coachais au soccer et j’étudiais tous les jours…
Alors voilà, pour l’instant c’est ce qui se profile. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais pour l’instant c’est là où j’en suis.
.jpm
Je voudrais bien vous dire que c’est le manque de temps qui me tient loin du clavier. C’est en partie vrai. Pendant longtemps je réussissais à prendre une pause le matin au bureau pour écrire un petit mot, mais c’est devenu impossible… Peut-être est-ce que je travaille trop. En tout cas, je suis très certainement très sollicité. Ça fait déjà trois fois qu’on me dérange depuis le début que j’écris ceci.
L’autre part de cette absence est dû à une certaine lassitude. Je trouve que j’ai déjà traité une foule de sujet à plusieurs reprises. Je manque un peu de motivation pour les traiter de nouveau. Je ne dis pas que je n’ai plus rien à dire, mais il me semble que mes textes ont plus que couvert l’ensemble du jardin.
Je pourrais vous parler plus de moi. Chose que j’ai très peu faite, hormis dans mes tous derniers textes, mais ce n’est pas mon genre et encore moins celui du blogue. Et honnêtement, ça me tente plus ou moins.
Je ne dis pas que c’est la fin de l’aventure, mais il y a clairement un changement de direction qui s’opère. Je pense que je vais utiliser beaucoup plus mon compte Google+ et vous transmettre de courtes nouvelles ou observation de ce côté-là pour ne plus écrire de long texte qu’à l’occasion.
Et même là, j’ai de plus en plus de difficulté à prendre le temps de lire sur le net. On dirait que j’ai été sur un « high » tout le temps où je faisais mes études et que maintenant que c’est terminé, la pression retombe et je n’ai qu’une envie celle de me reposer et de ne plus avoir d’obligation. Même l’accompagnement de mes enfants à leurs diverses activités sportives me pèse alors qu’à l’époque où je publiais tous les jours, je coachais au soccer et j’étudiais tous les jours…
Alors voilà, pour l’instant c’est ce qui se profile. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais pour l’instant c’est là où j’en suis.
.jpm
16 mai 2013
Imposteur confus
Ça y est je suis dans mon premier après-midi de pause post-fin-de-bacc...
J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.
D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!
Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...
Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!
Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?
...
Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.
.jpm
J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.
D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!
Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...
Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!
Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?
...
Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.
.jpm
25 avr. 2013
Les filtres
J’ai eu un cours fort intéressant cette semaine sur les médias et la
politique. Les conclusions? La presse n’est pas le quatrième pouvoir et
non les médias ne nous influencent pas tant que ça, en fait la plus
grande influence que nous avons sur l’info que nous absorbons est la
nôtre, celle qui est faite par nos propres filtres et notre façon de
voir le monde.
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.
Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…
Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…
.jpm
16 avr. 2013
Cahuzac et Martin
L’affaire Cahuzac
a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui
cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au
gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.
Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…
À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.
Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!
.jpm
10 avr. 2013
C’est beau la technologie
Samedi dernier j’ai écouté en direct sur Youtube la finale de la seconde compétition de la coupe du monde d’escalade de bloc diffusé depuis Millau en France.
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.
D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.
Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.
Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.
Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !
C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.
.jpm
5 avr. 2013
Le mauvais sentier
Je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un dont le fils a fait une grosse connerie avec des amis. Ils ont squatté et saccagé, à plusieurs reprises, des chalets loué par un centre de villégiature.
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.
Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.
C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…
Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.
Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.
…
Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.
…
J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.
.jpm
29 mars 2013
Bleached Bones V4
Je parle souvent d’escalade de bloc. Cela fait déjà douze ans que je
grimpe et je suis toujours aussi motiver à grimper de nouveaux
problèmes.
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…
Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.
Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.
Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…
Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.
Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…
Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.
.jpm
26 mars 2013
Dix jours en Californie
J'ai vu une top model. J’en ai vu d’autres.
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
.jpm
12 mars 2013
En voyage aux États-Unis, encore
Hé oui, je pars encore pour les « States ». Deux raisons bien simples expliquent ce constant retour au pays de l’Oncle Sam. Un, c’est juste à côté et c’est vaste. Deux c’est notre premier partenaire économique.
Encore une fois j’y vais par affaire, mais aussi par plaisir. J’ai la chance d’assister à une foire commerciale à Los Angeles, mais comme je suis dans le coin je vais également prendre quelques jours de vacances pour aller grimper à Bishop qui se situe à cinq heures de route de L.A.
Durant mon périple je ne serai peut-être pas très présent, mais je risque quand même de poster quelques petits trucs. Sinon, au retour, je vous fais mon habituel compte rendu de mes observations de l’Amérique.
.jpm
Encore une fois j’y vais par affaire, mais aussi par plaisir. J’ai la chance d’assister à une foire commerciale à Los Angeles, mais comme je suis dans le coin je vais également prendre quelques jours de vacances pour aller grimper à Bishop qui se situe à cinq heures de route de L.A.
Durant mon périple je ne serai peut-être pas très présent, mais je risque quand même de poster quelques petits trucs. Sinon, au retour, je vous fais mon habituel compte rendu de mes observations de l’Amérique.
.jpm
7 mars 2013
La Chine se transforme
Poursuivant sa propre révolution capitaliste, la Chine continue de
transformer à vitesse grand V. Je vous propose aujourd'hui deux
reportage de la CBC présentés à l'émission 60 Minutes.
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d'années. J'y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d'habiter des dizaines de milliers d'habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d'investir leur argent.
On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l'éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d'un printemps chinois...
Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l'immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n'est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l'éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.
Bref la Chine n'a pas fini de changer... Bonne écoute!
.jpm
4 mars 2013
Un petit hôtel
J’écoute Downton Abbey
depuis le premier épisode. Ce n’est pas une série super excitante, mais
elle est très bien faite. Elle a un excellent contenu historique, les
intrigues son bien ficelé et surtout elle a un contenu sociologique fort
intéressant. Bref c’est une bonne série et ça nous change des Walking
Dead, Prison Break et autres CSI.
Lors du dernier épisode j’ai eu une seconde confirmation de cette facilité malheureusement disparue qu’il existait à l’époque d’être entrepreneur.
Je vous parlais récemment de cette annonce de Molson où l’on voyait le jeune John bâtir de ses propres mains sa première brasserie avec presque rien. Je continuais en soulignant que la financiarisation et la spécialisation de l’économie avait rendu la chose excessivement difficile voire impossible aujourd’hui.
Downton Abbey se déroule à la même époque, soit au début du XXième siècle et dans le dernier épisode de la première saison on y voit un valet de chambre et une femme de chambre faire des plans pour leur avenir commun. Celui-ci, ayant hérité de la moitié de la maison de sa mère propose à la femme de chambre de qui il est amoureux de prendre l’argent et d’acheter un petit hôtel qu’ils pourraient exploiter eux-mêmes et y élever une famille…
Vous-vous imaginez ça aujourd’hui? La mère d’un gars qui n’a pas de métier, l’équivalent d’un commis chez Wal-Mart, qui on ne sait trop comment aurait une maison dont la moitié de la valeur serait suffisante pour acheter un hôtel si petit soit-il? Impossible.
Pour acheter un petit hôtel aujourd’hui, il faut non seulement des connections, mais également des garanties (vous avez déjà travaillé dans le domaine demande le prêteur à la banque?) et une bonne mise de fond que vous aurez ramassé je ne sais comment…
Bref on fait bien du bruit autour du fait qu’il manque d’entrepreneurs, mais d’un autre côté se partir en affaire n’a jamais été aussi difficile, complexe et incertain.
Bien hâte de voir la seconde saison et ce petit hôtel…
.jpm
Lors du dernier épisode j’ai eu une seconde confirmation de cette facilité malheureusement disparue qu’il existait à l’époque d’être entrepreneur.
Je vous parlais récemment de cette annonce de Molson où l’on voyait le jeune John bâtir de ses propres mains sa première brasserie avec presque rien. Je continuais en soulignant que la financiarisation et la spécialisation de l’économie avait rendu la chose excessivement difficile voire impossible aujourd’hui.
Downton Abbey se déroule à la même époque, soit au début du XXième siècle et dans le dernier épisode de la première saison on y voit un valet de chambre et une femme de chambre faire des plans pour leur avenir commun. Celui-ci, ayant hérité de la moitié de la maison de sa mère propose à la femme de chambre de qui il est amoureux de prendre l’argent et d’acheter un petit hôtel qu’ils pourraient exploiter eux-mêmes et y élever une famille…
Vous-vous imaginez ça aujourd’hui? La mère d’un gars qui n’a pas de métier, l’équivalent d’un commis chez Wal-Mart, qui on ne sait trop comment aurait une maison dont la moitié de la valeur serait suffisante pour acheter un hôtel si petit soit-il? Impossible.
Pour acheter un petit hôtel aujourd’hui, il faut non seulement des connections, mais également des garanties (vous avez déjà travaillé dans le domaine demande le prêteur à la banque?) et une bonne mise de fond que vous aurez ramassé je ne sais comment…
Bref on fait bien du bruit autour du fait qu’il manque d’entrepreneurs, mais d’un autre côté se partir en affaire n’a jamais été aussi difficile, complexe et incertain.
Bien hâte de voir la seconde saison et ce petit hôtel…
.jpm
19 févr. 2013
Nouvelle politique ?
La politique est-elle en train de changer. L’écœurentite aigüe des
citoyens et le cynisme caractérisant l’ambiance politique depuis
quelques années auraient-ils finit par avoir une influence positive sur
nos politiciens ?
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.
Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.
Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.
Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :
« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »
Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.
D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.
Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!
.jpm
Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.
15 févr. 2013
Voyage et jeunesse
On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. C’est une façon de dire que les voyages sont très formateurs, qu’ils permettent de découvrir toutes sortes de réalité et beaucoup d’apprendre à se débrouiller dans divers situations, divers environnement.
J’aimerais apporter une nouvelle dimension à cet adage. Ça pourrait se résumer par les voyages gardent jeune.
J’ai réalisé la chose récemment alors que je réservais une voiture pour le petit voyage d’escalade que je compte faire le mois prochain. Je dois me rendre en Californie (quelle tristesse) et je me suis dit que tant qu’à y être je pouvais en profiter pour faire un petit voyage de bloc.
Mais voilà alors que je réservais ma voiture, j’ai ressenti un certain stress à l’idée de traverser Los Angeles et de devoir conduire plusieurs heures dans des endroits que je ne connais pas. Et puis il y a le timing, les réservations d’hôtel supplémentaires, de tapis d’escalade, etc.
Bien sûr je suis passé par-dessus ce stress de projection, mais je sais que ce stress va revenir une fois là-bas et je sais aussi que je vais passer au travers et que je vais me débrouiller – après tout, j’ai déjà fait bien pire.
C’est là que je me suis dit que les voyages ne formaient pas que la jeunesse, mais qu’ils aidaient aussi à garder jeune. Ces situations inusités, cette nécessité de se débrouiller, d’improviser, de se faire confiance, participent tous à garder l’esprit alerte et inventif. Ces situations de stress de la nouveauté constituent d’excellents exercices pour le cerveau et l’oblige à sortir de sa zone de confort, bref c’est un excellent exercice pour ce muscle qui parfois à tendance à s’endormir dans notre salon.
Puis, en y pensent bien, je me suis rendu compte que la plupart des gens que je connais qui voyage beaucoup (sans exagérer, bien sûr, et sans faire la java toute la nuit à tous les arrêts) sont souvent des gens très allumés, inventifs et qui ont l’air jeunes pour leur âge…
Bref, les voyages forment la jeunesse et gardent jeune!
.jpm
J’aimerais apporter une nouvelle dimension à cet adage. Ça pourrait se résumer par les voyages gardent jeune.
J’ai réalisé la chose récemment alors que je réservais une voiture pour le petit voyage d’escalade que je compte faire le mois prochain. Je dois me rendre en Californie (quelle tristesse) et je me suis dit que tant qu’à y être je pouvais en profiter pour faire un petit voyage de bloc.
Mais voilà alors que je réservais ma voiture, j’ai ressenti un certain stress à l’idée de traverser Los Angeles et de devoir conduire plusieurs heures dans des endroits que je ne connais pas. Et puis il y a le timing, les réservations d’hôtel supplémentaires, de tapis d’escalade, etc.
Bien sûr je suis passé par-dessus ce stress de projection, mais je sais que ce stress va revenir une fois là-bas et je sais aussi que je vais passer au travers et que je vais me débrouiller – après tout, j’ai déjà fait bien pire.
C’est là que je me suis dit que les voyages ne formaient pas que la jeunesse, mais qu’ils aidaient aussi à garder jeune. Ces situations inusités, cette nécessité de se débrouiller, d’improviser, de se faire confiance, participent tous à garder l’esprit alerte et inventif. Ces situations de stress de la nouveauté constituent d’excellents exercices pour le cerveau et l’oblige à sortir de sa zone de confort, bref c’est un excellent exercice pour ce muscle qui parfois à tendance à s’endormir dans notre salon.
Puis, en y pensent bien, je me suis rendu compte que la plupart des gens que je connais qui voyage beaucoup (sans exagérer, bien sûr, et sans faire la java toute la nuit à tous les arrêts) sont souvent des gens très allumés, inventifs et qui ont l’air jeunes pour leur âge…
Bref, les voyages forment la jeunesse et gardent jeune!
.jpm
12 févr. 2013
Les corporations et le libre marché
Il y a quelques temps déjà j’avais découvert que l’université Yale
donnait des cours en ligne. Ayant fait le tour, je m’étais promis de
suivre le cours Capitalism : Succes, Crisis and Reform. Ça a pris un certain temps, mais j’ai fini par commencer à écouter le cours.
Un cours universitaire est un cours universitaire me direz-vous. Oui, mais vous le savez bien l’approche change avec les départements, le cours change avec le prof et oui, aux États-Unis, ils ont une approche un peu différente et donc d’amblé, c’est fort intéressant de voir ce qui se fait ailleurs.
Mais au-delà de tout cela, le cours que j’ai écouté hier intitulé Cutting the Fingers of Smith’s Invisible Hand m’a permis de constater que malgré tout ce que j’avais pu lire et entendre sur l’économie, certains aspects de base n’avait toujours pas croisé mon esprit – en voici une fort intéressante.
Douglas Rae, le prof du cours, souligne dans ce troisième cours que les grandes corporations, surtout, mais aussi les petites entreprises, ont une approche depuis l’apparition des écoles d’affaires (les business school) qui va totalement à l’opposé du libre marché idéal et donc de la supposé main invisible.
En fait les gens d’affaires ne se lancent pas en affaire s’ils sont dans un marché parfait puisque dans ce type de marché, la concurrence est très présente, les acheteurs ont une foule de choix et l’information sur les divers produits est parfaitement connue de tous et donc, les marges de profits sont minimales.
C’est un certain M. Porter qui a mis sur papier l’approche permettant de déterminer si un marché est intéressant à pénétrer. Cinq grands axes permettent de prendre une décision éclairée. Le pouvoir des acheteurs et de fournisseurs, les produits de substitution, la facilité d’entrée pour d’autres compétiteurs et la concurrence interne du secteur d’activité. Si l’un de ces axes est trop fort on n’entre pas. Si l’on n’a pas un avantage certain et important sur un de ces axes on n’entre pas.
Ainsi donc, les grandes corporations tout comme les petits entrepreneurs n’entreront pas dans un marché s’ils sentent qu’il est déjà que le marché est occupé par un joueur majeur qui détient un avantage important… Bref, non seulement le marché libre à la Smith n’existe nulle part, mais en plus personne n’est intéressé à le créer.
.jpm
p.s. Voici un exemple parlant de ce que j’avance ci-dessus: L’épicerie. Vous pensez que vous avez du choix à l’épicerie et que Tide, Downy ou Gain encourage trois compagnies différentes? Hé bien détrompez-vous et passez voir ce graphique fort explicite. L’ensemble des produits d’épicerie est contrôlé par une dizaine de géants du milieu et le même là il y a très peu de chevauchement entre les produits de ces dix grands…
Un cours universitaire est un cours universitaire me direz-vous. Oui, mais vous le savez bien l’approche change avec les départements, le cours change avec le prof et oui, aux États-Unis, ils ont une approche un peu différente et donc d’amblé, c’est fort intéressant de voir ce qui se fait ailleurs.
Mais au-delà de tout cela, le cours que j’ai écouté hier intitulé Cutting the Fingers of Smith’s Invisible Hand m’a permis de constater que malgré tout ce que j’avais pu lire et entendre sur l’économie, certains aspects de base n’avait toujours pas croisé mon esprit – en voici une fort intéressante.
Douglas Rae, le prof du cours, souligne dans ce troisième cours que les grandes corporations, surtout, mais aussi les petites entreprises, ont une approche depuis l’apparition des écoles d’affaires (les business school) qui va totalement à l’opposé du libre marché idéal et donc de la supposé main invisible.
En fait les gens d’affaires ne se lancent pas en affaire s’ils sont dans un marché parfait puisque dans ce type de marché, la concurrence est très présente, les acheteurs ont une foule de choix et l’information sur les divers produits est parfaitement connue de tous et donc, les marges de profits sont minimales.
C’est un certain M. Porter qui a mis sur papier l’approche permettant de déterminer si un marché est intéressant à pénétrer. Cinq grands axes permettent de prendre une décision éclairée. Le pouvoir des acheteurs et de fournisseurs, les produits de substitution, la facilité d’entrée pour d’autres compétiteurs et la concurrence interne du secteur d’activité. Si l’un de ces axes est trop fort on n’entre pas. Si l’on n’a pas un avantage certain et important sur un de ces axes on n’entre pas.
Ainsi donc, les grandes corporations tout comme les petits entrepreneurs n’entreront pas dans un marché s’ils sentent qu’il est déjà que le marché est occupé par un joueur majeur qui détient un avantage important… Bref, non seulement le marché libre à la Smith n’existe nulle part, mais en plus personne n’est intéressé à le créer.
.jpm
p.s. Voici un exemple parlant de ce que j’avance ci-dessus: L’épicerie. Vous pensez que vous avez du choix à l’épicerie et que Tide, Downy ou Gain encourage trois compagnies différentes? Hé bien détrompez-vous et passez voir ce graphique fort explicite. L’ensemble des produits d’épicerie est contrôlé par une dizaine de géants du milieu et le même là il y a très peu de chevauchement entre les produits de ces dix grands…
8 févr. 2013
Un sens au travail
Le sens que l’on donne à notre travail n’est pas toujours évident et ce qui pour une personne est un irritant peut, pour une autre personne, donner du sens à son travail.
Au bureau par exemple, pour certains collègues avoir à colliger de l’information est un sérieux irritant. Il semble toujours manquer de l’information pour ces personnes. Idem pour les instructions, elles voudraient toujours avoir des instructions excessivement détaillés. Ce sont des gens qui aiment classer des papiers, faire des mesures, mais qui veulent que tout soit déjà là. Il y a des cases à remplir, mais ce qui va dedans doit être directement accessible dans la case d’à côté.
Pour moi ce genre de boulot est inintéressant. Moi ce que j’aime c’est chercher et trouver, ce que j’aime c’est organiser de l’information, trouver la bonne voie à suivre quand il y en a une demi-douzaine de possible…
J’aime bien qu’il y ait un cadre certes, mais si tout m’est donné d’avance, je n’ai aucun plaisir. Je dois avoir le sentiment d’organiser les choses un peu, de prendre des décisions, de mettre l’ensemble en perspective, de chercher à comprendre, sinon je m’ennuie.
C’est là toute une série de tache que certains de mes collègues ne veulent pas faire et c’est tant mieux, ça me donne un boulot intéressant et ça leur permet d’en avoir un qu’ils aiment également.
Bien intéressant de voir ainsi les divers intérêts au boulot et ce qui donne un sens au travail de chacun.
.jpm
Au bureau par exemple, pour certains collègues avoir à colliger de l’information est un sérieux irritant. Il semble toujours manquer de l’information pour ces personnes. Idem pour les instructions, elles voudraient toujours avoir des instructions excessivement détaillés. Ce sont des gens qui aiment classer des papiers, faire des mesures, mais qui veulent que tout soit déjà là. Il y a des cases à remplir, mais ce qui va dedans doit être directement accessible dans la case d’à côté.
Pour moi ce genre de boulot est inintéressant. Moi ce que j’aime c’est chercher et trouver, ce que j’aime c’est organiser de l’information, trouver la bonne voie à suivre quand il y en a une demi-douzaine de possible…
J’aime bien qu’il y ait un cadre certes, mais si tout m’est donné d’avance, je n’ai aucun plaisir. Je dois avoir le sentiment d’organiser les choses un peu, de prendre des décisions, de mettre l’ensemble en perspective, de chercher à comprendre, sinon je m’ennuie.
C’est là toute une série de tache que certains de mes collègues ne veulent pas faire et c’est tant mieux, ça me donne un boulot intéressant et ça leur permet d’en avoir un qu’ils aiment également.
Bien intéressant de voir ainsi les divers intérêts au boulot et ce qui donne un sens au travail de chacun.
.jpm
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