J’ai entamé la semaine dernière mon dernier cours du bacc. Si tout va bien, je devrais diplômer à la fin avril et obtenir un baccalauréat multidisciplinaire en socio-économie.
Mais tout ne va pas bien. Pas que je pense couler mon dernier cours… Même si ce dernier ne m’inspire guère je devrais bien obtenir le minimum requis. C’est tout de même dommage de finir sur une mauvaise note avec un cours que les circonstances m’ont obligé à prendre (lire, un prof qui ne veut pas comprendre, un choix de cours limité et un horaire qui m’oblige à faire des compromis).
C’est un cours d’histoire politique… Vous savez le genre de cours où le prof annonce au premier cours que l’Histoire ce n’est pas que des dates, que de toute façon les dates sont subjectives et que l’important c’est d’être capable de mettre ensemble les divers éléments du « récit » historique, mais que dès les premier exercices il vous demande qui a parlé des « lieux de mémoires » dans le texte de Truc Muche lu une semaine plus tôt – non mais quelle bande de cons…
Mais je m’égare. Bien sûr j’en ai contre le prof qui m’a refusé un bon cours tout comme celui qui affirme haut et fort que l’Histoire ce n’est pas du par cœur et prouve le contraire à la première occasion, mais mon vrai malaise est ailleurs.
En effet, je termine une aventure qui aura pris huit ans de ma vie. C’est long huit ans à suivre des cours à l’université quand on travail à temps plein, quand on a des enfants à la maison et ladite maison à entretenir…
Bien sûr, je suis content du chemin parcouru. Je suis fier de cet accomplissement. Le voyage a été fort agréable et m’a permis d’apprendre énormément ce qui était le but principal du projet. Mais aujourd’hui où suis-je? Que vais-je faire avec?
Je suis à l’aube de la quarantaine (est-ce là la fameuse crise) et je me demande quelle direction prendre. Je me demande si j’ai fait les bons choix. Il y a tant de chose que j’aurais aimé faire. Démarrer une entreprise, allé faire une maîtrise à l’extérieur, voyagé à travers le monde, écrire…
Le pire c’est que j’ai fait un peu de tout cela. Je travaille dans une entreprise où j’ai fait beaucoup, nous étions cinq au départ, nous sommes maintenant quarante et le chiffre d’affaire fait plusieurs millions de dollars. J’ai fait un baccalauréat à temps partiel et j’en ai apprécié la grande majorité, j’ai voyagé un peu partout dans le monde et je sais que d’autres voyages s’en viennent en plus d’une capacité accrue d’en faire d’ici quelques année (quand les enfants pourront se garder tout seul) et j’écris ce blog depuis huit ans aussi, sans parler de cet essai qui est pratiquement prêt à être posté aux éditeurs.
Alors j’ai fait tout ce que je voulais non? Pourquoi cette impression de ne pas savoir où je vais, où j’en suis?
Bien sûr on en veut toujours plus, j’en veux toujours plus. Plus de temps, plus de voyage, plus de cours trippants, et une carrière plus intéressante que ce soit au bureau ou à travers la participation à des conférences sur les sujets que j’ai étudiés…
Plus de tout, c’est impossible et c’est là mon malheur et probablement mon malaise. J’ai peur de ne pas être allé aussi loin que j’aurai pu dans un ou l’autre de mes « projets » alors je me demande si je ne devrais pas cesser de courir tous ces lapins et me enfin me consacrer à un projet en particulier. Me lancer en affaires, je serais capable. Lâcher le boulot et faire un maîtrise en quatrième vitesse pour ensuite vivre cette vie de « savant » qui m’appelle. Changer de boulot, allé vivre à l’étranger avec les enfants. Écrire un vrai livre, un vrai roman sur lequel je plancherais à fond. Tout ça est possible. Alors pourquoi me contenter du mélange mi-figue, mi-raisin de tout cela et vivre sans éclat?
Pourquoi? Parce que c’est l’approche raisonnable, celle où on profite un peu de tout sans tomber dans l’excès. Mais pourquoi être raisonnable? Pour les autres principalement – faire son trip sans tout cassé autour. Les enfants ont une vie, ma blonde aussi et il faut concilier tous les rêves… C’est ça le piège à con de la quarantaine : On sait qu’on pourrait tout lâcher, enfin se consacrer à quelque chose, mais on ne le fait pas parce que l’on a déjà un passé, une histoire et des engagements.
D’un autre côté cet équilibre entre le boulot, les études et la relative liberté que me permet une vie pas trop prenante (contrairement à celle des patrons de PME ou des profs universitaire) est fort appréciable et apprécié.
J’ai le trip de la gestion sans avoir trop de stress et de pression. J’ai le trip des études sans avoir le stress du vide à la fin et de la nécessité de travailler. J’ai la chance de voyager pour le boulot et lors de mes vacances et l’avenir semble encore meilleur de ce côté là et puis j’ai une famille aimante avec laquelle j’ai l’occasion de vivre des choses merveilleuses... Alors de quoi est-ce que je me plaint? J’ai le meilleur de tout ces mondes! J’aurai même la chance d’écrire un bouquin cet été alors que je prolongerai mon sans soldes d’étude durant la saison estivale!
Mieux, dans quelques semaines je m’envole pour Los Angeles pour le boulot et quelques jours de grimpe à Bishop, la mecque du bloc - génial! Non, mais de quoi je me plaint!
Est-ce vraiment moi qui me plaint? Ne serait-ce pas tout ce rêve que l’on nous vend, le gros char, la maison neuve, les voyages dans le Sud, bref cette vie de luxe et de loisir qui n’est au final accessible qu’à très peu de gens ou en pour de très bref moment à monsieur, madame Tout le monde? Cet espèce d’impression de vouloir plus ne vient-elle pas de là?
D’un autre côté cette impression de pouvoir faire plus ne vient certes pas des pubs de réno salle à manger! Mais faire plus veut aussi dire faire moins, plus de l’un, moins de l’autre - exit l’équilibre.
Étourdissant tout cela... Une réflexion à méditer... J’y reviendrai... Peut-être...
.jpm
29 janv. 2013
22 janv. 2013
Les vacances avec Machiavel
Je prends des petites vacances de trois jours, mercredi, jeudi, vendredi
au grand froid à Québec. Le Sud m'aurait bien tenté, mais trois jours
c'est un peu court.
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)
J'ai fais, à la session dernière, un travail sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...
C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!
Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne lecture!
.jpm
17 janv. 2013
Le danseur et le PDG
Je suis tombé sur une émission de téléréalité dans le temps des fêtes. L’émission s’appelle « Undercover Boss » et elle met en scène les incursions de patrons qui se déguisent et se font passer pour un employé ordinaire afin de bien comprendre ce qui se passe dans leur entreprise.
Dans l’épisode que j’ai vu, le PDG de Lucky Strike, une compagnie qui possède une vingtaine de resto-bar / allées de quilles de style branché, cherchait à relancer l’entreprise et a décidé de le faire en allant voir ce qui se passait dans ses divers restos qui fonctionnaient le mieux pour aller y chercher de nouvelles idées…
Durant l’épisode en question on voit donc le PDG se faire passer pour un débutant dans les divers restos et rencontrer des employés qui se donnent pour l’entreprise, qui proposent une meilleure salle de pause, plus d’activité avec la mascotte, des clubs de jeunes quilleurs. Comme tous les shows de téléréalité c’est très humain, c’est gros, on y présente les moments où le boss réalise qu’il partage beaucoup avec le mécanicien d’allées qui a lui aussi perdu son père récemment. On y présente le moment drôle, les moments touchants quand ledit boss confie le développement des clubs à une serveuse enjouée qui en avait eu l’idée, on y présente également de petit moment d’introspection où le PDG confie ses impressions du jour. Bref c’est un show de téléréalité.
Mais tout ça est plate et ridicule, c’est trop gros pour bien des téléspectateurs. Les patrons n’ont pas de sentiments. S’ils vont déguiser dans leurs entreprises c’est pour espionner et tous ces bons sentiments, la larme à l’œil ce n’est pas crédible.
Non, les shows de décorations où refaire une salle de bain semble pouvoir change la vie d’une personne ça passe, mais pas le PDG qui donne une promotion importante à une bonne employée.
Le danseur qui se donne pour son art et qui se fait repêcher par des juges dans d’autres téléréalités ça parle. Ça c’est la vraie vie, les sentiments sont semble-t-il plus vrais…
« Dance off » suivait au même post. Ah, là tu parles! Courage, détermination, travail acharné, confiance mutuelle, les animateurs ne tarissent pas d’éloge et les téléspectateurs embarquent. Entre les prestations on présente le parcours des membres des troupes prenant bien sûr le temps d’aller chercher les éléments humains. La maman de l’une est malade, le frère de l’autre est handicapé…
Bien sûr les PDG vivent aussi tout ça, mais ils sont riches, ils ont du pouvoir et surtout, dans l’imaginaire populaire, ils n’ont pas travaillé pour y arrivé, on les a parachuté là. Bien sûr on oublie collectivement que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des entreprises sont des PME démarrées et tenues par des entrepreneurs qui travaillent des heures de fous…
Mais c’est normal c’est leur entreprise et ils en tirent un bénéfice important alors le courage, la détermination, la capacité de faire confiance non pas à quelques copains de danse, mais bien à plusieurs dizaine d’employés et à gérer les multiples problèmes de tout ce beau monde sans parler de la gestion de l’entreprise, des fournisseurs, des clients et des créancier, ça ne vaut rien face à ce danseur qui se consacre à son art…
Je n’ai rien contre les danseurs et moi aussi j’aime bien le spectacle offert par ces « Dance off » et autres « So you think you can dance », mais je suis profondément écœuré par cette vision réductrice qui domine ici voulant que l’art et les créatifs sont tellement supérieurs aux PDG et autres patrons qui se démènent pour faire tourner leur petite entreprise.
.jpm
Dans l’épisode que j’ai vu, le PDG de Lucky Strike, une compagnie qui possède une vingtaine de resto-bar / allées de quilles de style branché, cherchait à relancer l’entreprise et a décidé de le faire en allant voir ce qui se passait dans ses divers restos qui fonctionnaient le mieux pour aller y chercher de nouvelles idées…
Durant l’épisode en question on voit donc le PDG se faire passer pour un débutant dans les divers restos et rencontrer des employés qui se donnent pour l’entreprise, qui proposent une meilleure salle de pause, plus d’activité avec la mascotte, des clubs de jeunes quilleurs. Comme tous les shows de téléréalité c’est très humain, c’est gros, on y présente les moments où le boss réalise qu’il partage beaucoup avec le mécanicien d’allées qui a lui aussi perdu son père récemment. On y présente le moment drôle, les moments touchants quand ledit boss confie le développement des clubs à une serveuse enjouée qui en avait eu l’idée, on y présente également de petit moment d’introspection où le PDG confie ses impressions du jour. Bref c’est un show de téléréalité.
Mais tout ça est plate et ridicule, c’est trop gros pour bien des téléspectateurs. Les patrons n’ont pas de sentiments. S’ils vont déguiser dans leurs entreprises c’est pour espionner et tous ces bons sentiments, la larme à l’œil ce n’est pas crédible.
Non, les shows de décorations où refaire une salle de bain semble pouvoir change la vie d’une personne ça passe, mais pas le PDG qui donne une promotion importante à une bonne employée.
Le danseur qui se donne pour son art et qui se fait repêcher par des juges dans d’autres téléréalités ça parle. Ça c’est la vraie vie, les sentiments sont semble-t-il plus vrais…
« Dance off » suivait au même post. Ah, là tu parles! Courage, détermination, travail acharné, confiance mutuelle, les animateurs ne tarissent pas d’éloge et les téléspectateurs embarquent. Entre les prestations on présente le parcours des membres des troupes prenant bien sûr le temps d’aller chercher les éléments humains. La maman de l’une est malade, le frère de l’autre est handicapé…
Bien sûr les PDG vivent aussi tout ça, mais ils sont riches, ils ont du pouvoir et surtout, dans l’imaginaire populaire, ils n’ont pas travaillé pour y arrivé, on les a parachuté là. Bien sûr on oublie collectivement que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des entreprises sont des PME démarrées et tenues par des entrepreneurs qui travaillent des heures de fous…
Mais c’est normal c’est leur entreprise et ils en tirent un bénéfice important alors le courage, la détermination, la capacité de faire confiance non pas à quelques copains de danse, mais bien à plusieurs dizaine d’employés et à gérer les multiples problèmes de tout ce beau monde sans parler de la gestion de l’entreprise, des fournisseurs, des clients et des créancier, ça ne vaut rien face à ce danseur qui se consacre à son art…
Je n’ai rien contre les danseurs et moi aussi j’aime bien le spectacle offert par ces « Dance off » et autres « So you think you can dance », mais je suis profondément écœuré par cette vision réductrice qui domine ici voulant que l’art et les créatifs sont tellement supérieurs aux PDG et autres patrons qui se démènent pour faire tourner leur petite entreprise.
.jpm
14 janv. 2013
Débat autour du chômage saisonnier
En ce petit lundi, je vous laisse lire l'intéressant débat entre Alain Dubuc et Ianik Marcil
sur la "réforme" de l'assurance chômage mise en place par le
gouvernement Harper. C'est, pour ma part, un bon exemple des positions
de gauche et de droite face au travail saisonnier et bien sûr des
fondements de cette position.
Prenez également le temps de lire l'ajout de Marcil et les divers commentaires qui suivent les deux articles. Ils sont assez représentatif également et plusieurs apportent des remarques intéressantes.
Bonne lecture !
.jpm
Prenez également le temps de lire l'ajout de Marcil et les divers commentaires qui suivent les deux articles. Ils sont assez représentatif également et plusieurs apportent des remarques intéressantes.
Bonne lecture !
.jpm
11 janv. 2013
Paradoxes amérindiens
Vous suivez probablement le dossier des revendications de nos autochtones de plus ou moins près comme la plupart des québécois…
Si vous avez l’impression de ne pas trop savoir ce qu’ils revendiquent exactement, ne vous en inquiété pas trop, ils ont bien de la difficulté à le savoir eux-mêmes et les médias qui carburent au sensationnalisme n’aide rien.
Le problème est bien sûr très large, historique, social, culturel – il y a trois solitudes en effet au Canada.
On les « park » dans des réserves comme disent les uns. Plus ou moins, ils ont le droit d’habiter où ils le veulent, personne ne les oblige à vivre dans les réserves, mais ils y ont des avantages et y sont souvent nés alors ils y restent, mais voudraient mieux.
Plus paradoxale encore ils veulent profiter des avancés de la civilisation, maison, ski-doo, mais ne veulent pas y participer. Ils voudraient vivre dans des réserves où la bouffe ne coûte pas trop cher où se loger est simple et où ils ont tous les services nécessaires, mais en même temps être capable de passer la porte et de retrouver les grands espaces qu’ils chérissent.
Mais leur plus grand problème n’est pas là. Le plus grand problème est celui du déchirement interne de la communauté entre les traditionnaliste et le modernes le tout dans un structure de bande où le chef n’est pas toujours le chef…
Le village Huron à Québec est un excellent exemple d’une belle intégration. À ma connaissance ce n’est pas une réserve, mais il y a clairement un regroupement là. On y a même bâti un hôtel et un musée faisant de l’endroit une destination touristique où les Huron-Wendat peuvent vivre selon leur coutume et en tirer un certain revenu.
Bien sûr tout n’est pas parfait. Les enfants ont l’occasion de fréquenter les cégeps de Québec, mais le bois pour la chasse est un peu plus loin. Comme tous les autres amateurs de chasse au Québec ils doivent prendre des vacances et aller au Nord pour chasser. Plusieurs Hurons ont investi, dans la ville. On y retrouve entre autres, un magasin de raquette, de fabricants de chaussons et un restaurant amérindien très réputé, mais ces initiatives ne sont souvent le fait que d’une poigné de modernistes et les débat avec les traditionalistes qui ne tiennent pas à mettre leur culture en vitrine sont légion.
Bref, la question est loin d’être simple tant à l’interne qu’à l’externe, mais comme dans bien d’autre cas de détresse si la personne ou le groupe veut s’en sortir il doit y mettre du sien. Espérons simplement que le mouvement « Idle no more » saura insuffler la dynamique nécessaire à une certaine introspection de la part de la communauté et au final une volonté de prendre une direction commune.
Ensuite, ce sera à nous d’écouter et de les accompagner dans leur choix.
…
D’ailleurs tout ça n’est pas étranger à la situation québécoise (ou même mondiale). La crise est peut-être moins frappante, mais on va devoir tôt ou tard faire une certaine introspection collective et décider de la direction à prendre. Malheureusement j’ai bien l’impression que l’on va se faire rattraper par les événements (quels qu’ils soient) bien avant d’avoir fait nos devoirs.
.jpm
Si vous avez l’impression de ne pas trop savoir ce qu’ils revendiquent exactement, ne vous en inquiété pas trop, ils ont bien de la difficulté à le savoir eux-mêmes et les médias qui carburent au sensationnalisme n’aide rien.
Le problème est bien sûr très large, historique, social, culturel – il y a trois solitudes en effet au Canada.
On les « park » dans des réserves comme disent les uns. Plus ou moins, ils ont le droit d’habiter où ils le veulent, personne ne les oblige à vivre dans les réserves, mais ils y ont des avantages et y sont souvent nés alors ils y restent, mais voudraient mieux.
Plus paradoxale encore ils veulent profiter des avancés de la civilisation, maison, ski-doo, mais ne veulent pas y participer. Ils voudraient vivre dans des réserves où la bouffe ne coûte pas trop cher où se loger est simple et où ils ont tous les services nécessaires, mais en même temps être capable de passer la porte et de retrouver les grands espaces qu’ils chérissent.
Mais leur plus grand problème n’est pas là. Le plus grand problème est celui du déchirement interne de la communauté entre les traditionnaliste et le modernes le tout dans un structure de bande où le chef n’est pas toujours le chef…
Le village Huron à Québec est un excellent exemple d’une belle intégration. À ma connaissance ce n’est pas une réserve, mais il y a clairement un regroupement là. On y a même bâti un hôtel et un musée faisant de l’endroit une destination touristique où les Huron-Wendat peuvent vivre selon leur coutume et en tirer un certain revenu.
Bien sûr tout n’est pas parfait. Les enfants ont l’occasion de fréquenter les cégeps de Québec, mais le bois pour la chasse est un peu plus loin. Comme tous les autres amateurs de chasse au Québec ils doivent prendre des vacances et aller au Nord pour chasser. Plusieurs Hurons ont investi, dans la ville. On y retrouve entre autres, un magasin de raquette, de fabricants de chaussons et un restaurant amérindien très réputé, mais ces initiatives ne sont souvent le fait que d’une poigné de modernistes et les débat avec les traditionalistes qui ne tiennent pas à mettre leur culture en vitrine sont légion.
Bref, la question est loin d’être simple tant à l’interne qu’à l’externe, mais comme dans bien d’autre cas de détresse si la personne ou le groupe veut s’en sortir il doit y mettre du sien. Espérons simplement que le mouvement « Idle no more » saura insuffler la dynamique nécessaire à une certaine introspection de la part de la communauté et au final une volonté de prendre une direction commune.
Ensuite, ce sera à nous d’écouter et de les accompagner dans leur choix.
…
D’ailleurs tout ça n’est pas étranger à la situation québécoise (ou même mondiale). La crise est peut-être moins frappante, mais on va devoir tôt ou tard faire une certaine introspection collective et décider de la direction à prendre. Malheureusement j’ai bien l’impression que l’on va se faire rattraper par les événements (quels qu’ils soient) bien avant d’avoir fait nos devoirs.
.jpm
9 janv. 2013
Départ en lion
Ben voilà, 2013 est déjà commencé, l’année a démarré en lion pour moi, le boulot s’est vite accumulé, ma session n’est pas encore commencé, mais au bureau ça ne dérougis pas… C’est tant mieux j’imagine. Me restera plus qu’à casé les rénos et l’escalade et le reste ;-)
M’enfin, 2013 est là et je n’ai pas fait mon bilan de l’année, mais on le voit bien les choses ne changent que très lentement et à chaque moment donné, bien malin celui qui saura dire si ça va mieux ou pas. En tous cas, aujourd’hui ce ne sera pas moi !
Pour l’instant, ayant perdu une collègue de bureau cette année, je me contente de vous souhaiter la santé et, en complément, la motivation pour la maintenir. Je sais, ce n’est pas toujours facile de se botter le cul pour aller faire du sport, mais le sport et la bonne bouffe restent les meilleurs moyens pour se garder en bonne forme.
De mon côté, je n’ai pas pris de grandes résolutions pas plus que je ne vous ferai de grandes promesses… Chose certaine cependant, j’ai encore bien des idées de textes intéressants à écrire et d’autres viendront.
Bonne Année !
.jpm
M’enfin, 2013 est là et je n’ai pas fait mon bilan de l’année, mais on le voit bien les choses ne changent que très lentement et à chaque moment donné, bien malin celui qui saura dire si ça va mieux ou pas. En tous cas, aujourd’hui ce ne sera pas moi !
Pour l’instant, ayant perdu une collègue de bureau cette année, je me contente de vous souhaiter la santé et, en complément, la motivation pour la maintenir. Je sais, ce n’est pas toujours facile de se botter le cul pour aller faire du sport, mais le sport et la bonne bouffe restent les meilleurs moyens pour se garder en bonne forme.
De mon côté, je n’ai pas pris de grandes résolutions pas plus que je ne vous ferai de grandes promesses… Chose certaine cependant, j’ai encore bien des idées de textes intéressants à écrire et d’autres viendront.
Bonne Année !
.jpm
21 déc. 2012
Du caractère infini de la planète
Je regardais la carte du monde qui trône au-dessus du bureau d’une
collègue aujourd’hui et je constatais que même en ayant beaucoup voyagé,
je n’ai presque rien vu de la planète. J’ai des amis qui ont voyagé
beaucoup plus que moi, ils ont touché tous les continents, vus quelques
dizaines de pays, mais même eux n’ont vu qu’une infime fraction de la
planète.
Si cette constatation sur la grandeur du monde a toujours été vraie, elle se pose aujourd’hui dans un cadre bien différent. Comme chacun le sait, le monde est plus petit que jamais. On communique avec l’autre bout de la planète en quelques dixièmes de seconde, on y vol en quelques heures. Nos chaussures viennent de la Chine, notre bœuf du Brésil, notre téléphone de la Finlande. Toute la planète ou presque est porté de la main, on peut traverser l’Europe sur le pouce, franchir les deux Amériques à vélo ou prendre le train de Moscow à Beijing…
Mais notre monde, bien qu’il soit circonscrit sur sphère de dimensions finies, est totalement infini, il est fractal. C’est une surface avec un périmètre infini.
Ainsi malgré sa petitesse relative, celle que nous aura apporté la télécommunication et les avions à réaction, le monde demeure infiniment grand. Même si l’anglais domine, il se parle encore plusieurs milliers de langues sur la planète. Même si la principauté de Monaco est toute petite, il nous faudrait une vie ou presque pour en connaitre tous les recoins, tous les cafés, tous les bars, tous les hôtels – et je ne parle même pas des gens!
J’ai eu la chance de voyager un peu partout, j’ai fait New York, Hong Kong, Paris, Barcelone, Tokyo, Los Angeles… J’ai vu les déserts américains, la campagne Sud-Coréenne, l’Ouest Canadien et Rivière-du-loup, mais je n’ai jamais mis les pieds sur le continent Africain, ni en Amérique du Sud, pas plus qu’en Océanie et je ne connais rien de l’Europe de l’Est.
J’ai le vertige rien que d’y penser…
Notre monde est très vaste et rien ne contribue plus à nous rapprocher les uns des autres que de le parcourir et de voir comment les autres vivent. Les voyages sont extrêmement enrichissants.
Alors voilà, pour cette nouvelle année qui s’en vient, je vous souhaite, la santé, bien sûr, mais aussi beaucoup de voyages!
.jpm
p.s. Ouais, c’est déjà le temps des fêtes, je risque d’être plutôt absent, mais je vais peut-être publier un peu aussi… Sinon ma présence habituelle devrait reprendre vers le 7 janvier. Bon congé!
Si cette constatation sur la grandeur du monde a toujours été vraie, elle se pose aujourd’hui dans un cadre bien différent. Comme chacun le sait, le monde est plus petit que jamais. On communique avec l’autre bout de la planète en quelques dixièmes de seconde, on y vol en quelques heures. Nos chaussures viennent de la Chine, notre bœuf du Brésil, notre téléphone de la Finlande. Toute la planète ou presque est porté de la main, on peut traverser l’Europe sur le pouce, franchir les deux Amériques à vélo ou prendre le train de Moscow à Beijing…
Mais notre monde, bien qu’il soit circonscrit sur sphère de dimensions finies, est totalement infini, il est fractal. C’est une surface avec un périmètre infini.
Ainsi malgré sa petitesse relative, celle que nous aura apporté la télécommunication et les avions à réaction, le monde demeure infiniment grand. Même si l’anglais domine, il se parle encore plusieurs milliers de langues sur la planète. Même si la principauté de Monaco est toute petite, il nous faudrait une vie ou presque pour en connaitre tous les recoins, tous les cafés, tous les bars, tous les hôtels – et je ne parle même pas des gens!
J’ai eu la chance de voyager un peu partout, j’ai fait New York, Hong Kong, Paris, Barcelone, Tokyo, Los Angeles… J’ai vu les déserts américains, la campagne Sud-Coréenne, l’Ouest Canadien et Rivière-du-loup, mais je n’ai jamais mis les pieds sur le continent Africain, ni en Amérique du Sud, pas plus qu’en Océanie et je ne connais rien de l’Europe de l’Est.
J’ai le vertige rien que d’y penser…
Notre monde est très vaste et rien ne contribue plus à nous rapprocher les uns des autres que de le parcourir et de voir comment les autres vivent. Les voyages sont extrêmement enrichissants.
Alors voilà, pour cette nouvelle année qui s’en vient, je vous souhaite, la santé, bien sûr, mais aussi beaucoup de voyages!
.jpm
p.s. Ouais, c’est déjà le temps des fêtes, je risque d’être plutôt absent, mais je vais peut-être publier un peu aussi… Sinon ma présence habituelle devrait reprendre vers le 7 janvier. Bon congé!
19 déc. 2012
Les tueries et la foi en Dieu
Les commentaires sur la tuerie de Newtown continuent d’occuper les manchettes. On se pose des questions, on remet certains choix en question, on relativise le tout…
Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.
C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.
Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.
Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…
Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.
Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.
…
Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.
.jpm
Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.
C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.
Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.
Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…
Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.
Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.
…
Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.
.jpm
17 déc. 2012
La mort au bout du chemin
Je viens d’apprendre qu’une de mes collègues est sur son lit de mort, à
quelques jours de la fin, peut-être moins. C’est un cancer devenu
presque généralisé qui aura eu raison d’elle…
Je suis déjà en train d’en parler au passé. C’est dur. Les mots manquent.
Dans les couloirs on évite le regard de l’autre. Tout le monde est atterré, puis on se parle, mais on ne sait pas quoi dire. Ça fait mal c’est évident, ça choque, elle est si jeune, à peine la trentaine.
Ça fait bizarre après la tuerie au Connecticut, ils étaient tous jeunes et on aura rien vu venir, mais la mort est une chose de proximité et malheureusement le Connecticut est beaucoup plus loin que le bureau vide de ma collègue…
Mais puisqu’il faut continuer, on se replonge dans le travail. L’entrain habituel n’y est pas, mais échanger sur le boulot avec les collègues permet d’oublier un peu. On s’engourdis avec le travail, on replonge, on se met la tête ailleurs. La routine est salvatrice.
Bush, au lendemain des attentats du onze septembre avait semblé, pour beaucoup, vouloir relancer l’économie en invitant les gens à aller magasiner. Peut-être en fait avait-il à sa manière donné le meilleur conseil possible, n’oublier pas les gens, mais reprenez votre vie, votre train-train quotidien, c’est la meilleure façon de continuer sans trop souffrir.
Au bureau l’atmosphère va être lourde toute la semaine. Nous marcherons tous vers l’annonce fatidique d’un pas lent, voyant l’inévitable approcher… Que faire d’ici-là? Pas de bonne réponse.
…
Vous vous souvenez de ce billet sur la très maladroite comparaison du gouvernement entre le cancer et la dépression ? Hé bien elle est là la différence. Ma collègue atteinte du cancer risque fort de mourir dans quelques jours alors que mes deux collègues qui ont fait une dépression sont de retour au boulot en pleine forme.
…
La vie est injuste vous dites-vous? Certains de mes collègues sont fâchés, d’autre triste. « Chienne de vie ». Malheureusement, la vie ne répond pas à ces catégories purement humaines – il n’y a pas de notion de justice et d’injustice ici. C’est une loterie sans plus. Certain perdent d’autres gagnent. Ce qui est malheureux, c’est qu’une certaine part de ceux qui gagnent soit trop cons pour s’en rendre compte.
.jpm
Je suis déjà en train d’en parler au passé. C’est dur. Les mots manquent.
Dans les couloirs on évite le regard de l’autre. Tout le monde est atterré, puis on se parle, mais on ne sait pas quoi dire. Ça fait mal c’est évident, ça choque, elle est si jeune, à peine la trentaine.
Ça fait bizarre après la tuerie au Connecticut, ils étaient tous jeunes et on aura rien vu venir, mais la mort est une chose de proximité et malheureusement le Connecticut est beaucoup plus loin que le bureau vide de ma collègue…
Mais puisqu’il faut continuer, on se replonge dans le travail. L’entrain habituel n’y est pas, mais échanger sur le boulot avec les collègues permet d’oublier un peu. On s’engourdis avec le travail, on replonge, on se met la tête ailleurs. La routine est salvatrice.
Bush, au lendemain des attentats du onze septembre avait semblé, pour beaucoup, vouloir relancer l’économie en invitant les gens à aller magasiner. Peut-être en fait avait-il à sa manière donné le meilleur conseil possible, n’oublier pas les gens, mais reprenez votre vie, votre train-train quotidien, c’est la meilleure façon de continuer sans trop souffrir.
Au bureau l’atmosphère va être lourde toute la semaine. Nous marcherons tous vers l’annonce fatidique d’un pas lent, voyant l’inévitable approcher… Que faire d’ici-là? Pas de bonne réponse.
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Vous vous souvenez de ce billet sur la très maladroite comparaison du gouvernement entre le cancer et la dépression ? Hé bien elle est là la différence. Ma collègue atteinte du cancer risque fort de mourir dans quelques jours alors que mes deux collègues qui ont fait une dépression sont de retour au boulot en pleine forme.
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La vie est injuste vous dites-vous? Certains de mes collègues sont fâchés, d’autre triste. « Chienne de vie ». Malheureusement, la vie ne répond pas à ces catégories purement humaines – il n’y a pas de notion de justice et d’injustice ici. C’est une loterie sans plus. Certain perdent d’autres gagnent. Ce qui est malheureux, c’est qu’une certaine part de ceux qui gagnent soit trop cons pour s’en rendre compte.
.jpm
13 déc. 2012
Le libre marché
C’est en répondant à une plainte d’un client la semaine dernière que j’ai réalisé à quel point le libre marché fonctionnait bien dans le monde des PME et de produits de petite consommation alors qu’il est totalement factice, voire inexistant, dans le monde des grandes entreprises de consommation de produits coûteux.
C’est bien simple, dans notre cas, si un client se plaint on se plie en quatre pour trouver une solution, une réponse. On remplace le produit ou mieux encore on reproduit le problème rencontré en laboratoire pour être en mesure d’aider notre client à le régler et à utiliser nos produits plutôt que ceux de la concurrence. Ça nous coûte très cher, mais ces pratiques nous gardent éveillé, elle nous permettre de bien comprendre les besoins de nos clients et à améliorer nos produit et notre service.
Du côté de la petite consommation, grille-pains, pelles et chemises, les Wal Mart de ce monde se fendent en quatre pour nous vendre le meilleur compromis prix/qualité et les fabricants derrière doivent travailler d’arrache-pied pour nous offrir des produits intéressants et tentants afin que nous dépensions nos fonds discrétionnaires chez eux. C’est encore plus difficile pour les entreprises qui vendent des services…
Bien sûr, je ne dis pas que le modèle d’affaire de Wal Mart est parfait, ni celui du garage du coin, mais au moins on s’approche quelque peu du modèle de marché idéalisé que les grands défenseurs dudit modèle nous parlent toujours.
Du côté des grandes entreprises vendant des produits coûteux, c’est une autre histoire. Vous avez déjà été vous plaindre de la qualité de votre voiture chez le concessionnaire? Vous avez déjà été vous plaindre de la durée de vie de votre iMac? Trois ans et il meurt, la carte mère est fini… Les vendeurs s’en tapent, ils en sortent des millions par année, vous êtes tombé sur un citron, ça arrive, mais tant que ça ne dépasse pas 10% des ventes l’entreprise ne fera rien, pire encore, ça va prendre un recours collectif pour la faire bouger.
Plus le truc coûte cher, plus l’entreprise est grosse, plus les problèmes du consommateur son minimisé et marginalisé. Ils en vendent des millions par année et leur réputation n’est plus à faire, de toute façon, tous les joueurs de l’industrie joue exactement la même partie…
Il est où à ce moment-là le libre marché? Vous pouvez choisir entre une méga-entreprise ou une autre, mais au bout du compte, Mazda, Hyundai ou Ford, c’est du pareil au même, ils sont bien content de vous voir quand c’est pour vous faire dépenser de milliers de dollars, mais quand un problème survient, ce n’est pas garanti, c’est une statistique et puis vous pouvez bien aller voir chez le voisin ça ne m’affectera en rien – le char vous l’avez déjà acheté, il est trop tard.
Bref, le marché n’est pas aussi libre qu’on veut bien nous le faire croire et malheureusement ces qui travaillent dure sont les plus petits, ceux pour qui perdre un client fait vraiment mal, les autres, les grandes multinationales qui fond des voitures pourries ou des rasoirs qui s’émoussent après deux rasages et qui contrôle l’ensemble du marché n’en n’ont rien à foutre du client individuel, c’est un grain de sable sur la plage et rien ne peut l’amener à faire grincer l’engrenage.
.jpm
C’est bien simple, dans notre cas, si un client se plaint on se plie en quatre pour trouver une solution, une réponse. On remplace le produit ou mieux encore on reproduit le problème rencontré en laboratoire pour être en mesure d’aider notre client à le régler et à utiliser nos produits plutôt que ceux de la concurrence. Ça nous coûte très cher, mais ces pratiques nous gardent éveillé, elle nous permettre de bien comprendre les besoins de nos clients et à améliorer nos produit et notre service.
Du côté de la petite consommation, grille-pains, pelles et chemises, les Wal Mart de ce monde se fendent en quatre pour nous vendre le meilleur compromis prix/qualité et les fabricants derrière doivent travailler d’arrache-pied pour nous offrir des produits intéressants et tentants afin que nous dépensions nos fonds discrétionnaires chez eux. C’est encore plus difficile pour les entreprises qui vendent des services…
Bien sûr, je ne dis pas que le modèle d’affaire de Wal Mart est parfait, ni celui du garage du coin, mais au moins on s’approche quelque peu du modèle de marché idéalisé que les grands défenseurs dudit modèle nous parlent toujours.
Du côté des grandes entreprises vendant des produits coûteux, c’est une autre histoire. Vous avez déjà été vous plaindre de la qualité de votre voiture chez le concessionnaire? Vous avez déjà été vous plaindre de la durée de vie de votre iMac? Trois ans et il meurt, la carte mère est fini… Les vendeurs s’en tapent, ils en sortent des millions par année, vous êtes tombé sur un citron, ça arrive, mais tant que ça ne dépasse pas 10% des ventes l’entreprise ne fera rien, pire encore, ça va prendre un recours collectif pour la faire bouger.
Plus le truc coûte cher, plus l’entreprise est grosse, plus les problèmes du consommateur son minimisé et marginalisé. Ils en vendent des millions par année et leur réputation n’est plus à faire, de toute façon, tous les joueurs de l’industrie joue exactement la même partie…
Il est où à ce moment-là le libre marché? Vous pouvez choisir entre une méga-entreprise ou une autre, mais au bout du compte, Mazda, Hyundai ou Ford, c’est du pareil au même, ils sont bien content de vous voir quand c’est pour vous faire dépenser de milliers de dollars, mais quand un problème survient, ce n’est pas garanti, c’est une statistique et puis vous pouvez bien aller voir chez le voisin ça ne m’affectera en rien – le char vous l’avez déjà acheté, il est trop tard.
Bref, le marché n’est pas aussi libre qu’on veut bien nous le faire croire et malheureusement ces qui travaillent dure sont les plus petits, ceux pour qui perdre un client fait vraiment mal, les autres, les grandes multinationales qui fond des voitures pourries ou des rasoirs qui s’émoussent après deux rasages et qui contrôle l’ensemble du marché n’en n’ont rien à foutre du client individuel, c’est un grain de sable sur la plage et rien ne peut l’amener à faire grincer l’engrenage.
.jpm
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