Je regardais la carte du monde qui trône au-dessus du bureau d’une
collègue aujourd’hui et je constatais que même en ayant beaucoup voyagé,
je n’ai presque rien vu de la planète. J’ai des amis qui ont voyagé
beaucoup plus que moi, ils ont touché tous les continents, vus quelques
dizaines de pays, mais même eux n’ont vu qu’une infime fraction de la
planète.
Si cette constatation sur la grandeur du monde a
toujours été vraie, elle se pose aujourd’hui dans un cadre bien
différent. Comme chacun le sait, le monde est plus petit que jamais. On
communique avec l’autre bout de la planète en quelques dixièmes de
seconde, on y vol en quelques heures. Nos chaussures viennent de la
Chine, notre bœuf du Brésil, notre téléphone de la Finlande. Toute la
planète ou presque est porté de la main, on peut traverser l’Europe sur
le pouce, franchir les deux Amériques à vélo ou prendre le train de
Moscow à Beijing…
Mais notre monde, bien qu’il soit circonscrit
sur sphère de dimensions finies, est totalement infini, il est fractal.
C’est une surface avec un périmètre infini.
Ainsi malgré sa
petitesse relative, celle que nous aura apporté la télécommunication et
les avions à réaction, le monde demeure infiniment grand. Même si
l’anglais domine, il se parle encore plusieurs milliers de langues sur
la planète. Même si la principauté de Monaco est toute petite, il nous
faudrait une vie ou presque pour en connaitre tous les recoins, tous les
cafés, tous les bars, tous les hôtels – et je ne parle même pas des
gens!
J’ai eu la chance de voyager un peu partout, j’ai fait New
York, Hong Kong, Paris, Barcelone, Tokyo, Los Angeles… J’ai vu les
déserts américains, la campagne Sud-Coréenne, l’Ouest Canadien et
Rivière-du-loup, mais je n’ai jamais mis les pieds sur le continent
Africain, ni en Amérique du Sud, pas plus qu’en Océanie et je ne connais
rien de l’Europe de l’Est.
J’ai le vertige rien que d’y penser…
Notre
monde est très vaste et rien ne contribue plus à nous rapprocher les
uns des autres que de le parcourir et de voir comment les autres vivent.
Les voyages sont extrêmement enrichissants.
Alors voilà, pour cette nouvelle année qui s’en vient, je vous souhaite, la santé, bien sûr, mais aussi beaucoup de voyages!
.jpm
p.s.
Ouais, c’est déjà le temps des fêtes, je risque d’être plutôt absent,
mais je vais peut-être publier un peu aussi… Sinon ma présence
habituelle devrait reprendre vers le 7 janvier. Bon congé!
21 déc. 2012
19 déc. 2012
Les tueries et la foi en Dieu
Les commentaires sur la tuerie de Newtown continuent d’occuper les manchettes. On se pose des questions, on remet certains choix en question, on relativise le tout…
Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.
C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.
Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.
Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…
Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.
Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.
…
Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.
.jpm
Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.
C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.
Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.
Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…
Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.
Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.
…
Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.
.jpm
17 déc. 2012
La mort au bout du chemin
Je viens d’apprendre qu’une de mes collègues est sur son lit de mort, à
quelques jours de la fin, peut-être moins. C’est un cancer devenu
presque généralisé qui aura eu raison d’elle…
Je suis déjà en train d’en parler au passé. C’est dur. Les mots manquent.
Dans les couloirs on évite le regard de l’autre. Tout le monde est atterré, puis on se parle, mais on ne sait pas quoi dire. Ça fait mal c’est évident, ça choque, elle est si jeune, à peine la trentaine.
Ça fait bizarre après la tuerie au Connecticut, ils étaient tous jeunes et on aura rien vu venir, mais la mort est une chose de proximité et malheureusement le Connecticut est beaucoup plus loin que le bureau vide de ma collègue…
Mais puisqu’il faut continuer, on se replonge dans le travail. L’entrain habituel n’y est pas, mais échanger sur le boulot avec les collègues permet d’oublier un peu. On s’engourdis avec le travail, on replonge, on se met la tête ailleurs. La routine est salvatrice.
Bush, au lendemain des attentats du onze septembre avait semblé, pour beaucoup, vouloir relancer l’économie en invitant les gens à aller magasiner. Peut-être en fait avait-il à sa manière donné le meilleur conseil possible, n’oublier pas les gens, mais reprenez votre vie, votre train-train quotidien, c’est la meilleure façon de continuer sans trop souffrir.
Au bureau l’atmosphère va être lourde toute la semaine. Nous marcherons tous vers l’annonce fatidique d’un pas lent, voyant l’inévitable approcher… Que faire d’ici-là? Pas de bonne réponse.
…
Vous vous souvenez de ce billet sur la très maladroite comparaison du gouvernement entre le cancer et la dépression ? Hé bien elle est là la différence. Ma collègue atteinte du cancer risque fort de mourir dans quelques jours alors que mes deux collègues qui ont fait une dépression sont de retour au boulot en pleine forme.
…
La vie est injuste vous dites-vous? Certains de mes collègues sont fâchés, d’autre triste. « Chienne de vie ». Malheureusement, la vie ne répond pas à ces catégories purement humaines – il n’y a pas de notion de justice et d’injustice ici. C’est une loterie sans plus. Certain perdent d’autres gagnent. Ce qui est malheureux, c’est qu’une certaine part de ceux qui gagnent soit trop cons pour s’en rendre compte.
.jpm
Je suis déjà en train d’en parler au passé. C’est dur. Les mots manquent.
Dans les couloirs on évite le regard de l’autre. Tout le monde est atterré, puis on se parle, mais on ne sait pas quoi dire. Ça fait mal c’est évident, ça choque, elle est si jeune, à peine la trentaine.
Ça fait bizarre après la tuerie au Connecticut, ils étaient tous jeunes et on aura rien vu venir, mais la mort est une chose de proximité et malheureusement le Connecticut est beaucoup plus loin que le bureau vide de ma collègue…
Mais puisqu’il faut continuer, on se replonge dans le travail. L’entrain habituel n’y est pas, mais échanger sur le boulot avec les collègues permet d’oublier un peu. On s’engourdis avec le travail, on replonge, on se met la tête ailleurs. La routine est salvatrice.
Bush, au lendemain des attentats du onze septembre avait semblé, pour beaucoup, vouloir relancer l’économie en invitant les gens à aller magasiner. Peut-être en fait avait-il à sa manière donné le meilleur conseil possible, n’oublier pas les gens, mais reprenez votre vie, votre train-train quotidien, c’est la meilleure façon de continuer sans trop souffrir.
Au bureau l’atmosphère va être lourde toute la semaine. Nous marcherons tous vers l’annonce fatidique d’un pas lent, voyant l’inévitable approcher… Que faire d’ici-là? Pas de bonne réponse.
…
Vous vous souvenez de ce billet sur la très maladroite comparaison du gouvernement entre le cancer et la dépression ? Hé bien elle est là la différence. Ma collègue atteinte du cancer risque fort de mourir dans quelques jours alors que mes deux collègues qui ont fait une dépression sont de retour au boulot en pleine forme.
…
La vie est injuste vous dites-vous? Certains de mes collègues sont fâchés, d’autre triste. « Chienne de vie ». Malheureusement, la vie ne répond pas à ces catégories purement humaines – il n’y a pas de notion de justice et d’injustice ici. C’est une loterie sans plus. Certain perdent d’autres gagnent. Ce qui est malheureux, c’est qu’une certaine part de ceux qui gagnent soit trop cons pour s’en rendre compte.
.jpm
13 déc. 2012
Le libre marché
C’est en répondant à une plainte d’un client la semaine dernière que j’ai réalisé à quel point le libre marché fonctionnait bien dans le monde des PME et de produits de petite consommation alors qu’il est totalement factice, voire inexistant, dans le monde des grandes entreprises de consommation de produits coûteux.
C’est bien simple, dans notre cas, si un client se plaint on se plie en quatre pour trouver une solution, une réponse. On remplace le produit ou mieux encore on reproduit le problème rencontré en laboratoire pour être en mesure d’aider notre client à le régler et à utiliser nos produits plutôt que ceux de la concurrence. Ça nous coûte très cher, mais ces pratiques nous gardent éveillé, elle nous permettre de bien comprendre les besoins de nos clients et à améliorer nos produit et notre service.
Du côté de la petite consommation, grille-pains, pelles et chemises, les Wal Mart de ce monde se fendent en quatre pour nous vendre le meilleur compromis prix/qualité et les fabricants derrière doivent travailler d’arrache-pied pour nous offrir des produits intéressants et tentants afin que nous dépensions nos fonds discrétionnaires chez eux. C’est encore plus difficile pour les entreprises qui vendent des services…
Bien sûr, je ne dis pas que le modèle d’affaire de Wal Mart est parfait, ni celui du garage du coin, mais au moins on s’approche quelque peu du modèle de marché idéalisé que les grands défenseurs dudit modèle nous parlent toujours.
Du côté des grandes entreprises vendant des produits coûteux, c’est une autre histoire. Vous avez déjà été vous plaindre de la qualité de votre voiture chez le concessionnaire? Vous avez déjà été vous plaindre de la durée de vie de votre iMac? Trois ans et il meurt, la carte mère est fini… Les vendeurs s’en tapent, ils en sortent des millions par année, vous êtes tombé sur un citron, ça arrive, mais tant que ça ne dépasse pas 10% des ventes l’entreprise ne fera rien, pire encore, ça va prendre un recours collectif pour la faire bouger.
Plus le truc coûte cher, plus l’entreprise est grosse, plus les problèmes du consommateur son minimisé et marginalisé. Ils en vendent des millions par année et leur réputation n’est plus à faire, de toute façon, tous les joueurs de l’industrie joue exactement la même partie…
Il est où à ce moment-là le libre marché? Vous pouvez choisir entre une méga-entreprise ou une autre, mais au bout du compte, Mazda, Hyundai ou Ford, c’est du pareil au même, ils sont bien content de vous voir quand c’est pour vous faire dépenser de milliers de dollars, mais quand un problème survient, ce n’est pas garanti, c’est une statistique et puis vous pouvez bien aller voir chez le voisin ça ne m’affectera en rien – le char vous l’avez déjà acheté, il est trop tard.
Bref, le marché n’est pas aussi libre qu’on veut bien nous le faire croire et malheureusement ces qui travaillent dure sont les plus petits, ceux pour qui perdre un client fait vraiment mal, les autres, les grandes multinationales qui fond des voitures pourries ou des rasoirs qui s’émoussent après deux rasages et qui contrôle l’ensemble du marché n’en n’ont rien à foutre du client individuel, c’est un grain de sable sur la plage et rien ne peut l’amener à faire grincer l’engrenage.
.jpm
C’est bien simple, dans notre cas, si un client se plaint on se plie en quatre pour trouver une solution, une réponse. On remplace le produit ou mieux encore on reproduit le problème rencontré en laboratoire pour être en mesure d’aider notre client à le régler et à utiliser nos produits plutôt que ceux de la concurrence. Ça nous coûte très cher, mais ces pratiques nous gardent éveillé, elle nous permettre de bien comprendre les besoins de nos clients et à améliorer nos produit et notre service.
Du côté de la petite consommation, grille-pains, pelles et chemises, les Wal Mart de ce monde se fendent en quatre pour nous vendre le meilleur compromis prix/qualité et les fabricants derrière doivent travailler d’arrache-pied pour nous offrir des produits intéressants et tentants afin que nous dépensions nos fonds discrétionnaires chez eux. C’est encore plus difficile pour les entreprises qui vendent des services…
Bien sûr, je ne dis pas que le modèle d’affaire de Wal Mart est parfait, ni celui du garage du coin, mais au moins on s’approche quelque peu du modèle de marché idéalisé que les grands défenseurs dudit modèle nous parlent toujours.
Du côté des grandes entreprises vendant des produits coûteux, c’est une autre histoire. Vous avez déjà été vous plaindre de la qualité de votre voiture chez le concessionnaire? Vous avez déjà été vous plaindre de la durée de vie de votre iMac? Trois ans et il meurt, la carte mère est fini… Les vendeurs s’en tapent, ils en sortent des millions par année, vous êtes tombé sur un citron, ça arrive, mais tant que ça ne dépasse pas 10% des ventes l’entreprise ne fera rien, pire encore, ça va prendre un recours collectif pour la faire bouger.
Plus le truc coûte cher, plus l’entreprise est grosse, plus les problèmes du consommateur son minimisé et marginalisé. Ils en vendent des millions par année et leur réputation n’est plus à faire, de toute façon, tous les joueurs de l’industrie joue exactement la même partie…
Il est où à ce moment-là le libre marché? Vous pouvez choisir entre une méga-entreprise ou une autre, mais au bout du compte, Mazda, Hyundai ou Ford, c’est du pareil au même, ils sont bien content de vous voir quand c’est pour vous faire dépenser de milliers de dollars, mais quand un problème survient, ce n’est pas garanti, c’est une statistique et puis vous pouvez bien aller voir chez le voisin ça ne m’affectera en rien – le char vous l’avez déjà acheté, il est trop tard.
Bref, le marché n’est pas aussi libre qu’on veut bien nous le faire croire et malheureusement ces qui travaillent dure sont les plus petits, ceux pour qui perdre un client fait vraiment mal, les autres, les grandes multinationales qui fond des voitures pourries ou des rasoirs qui s’émoussent après deux rasages et qui contrôle l’ensemble du marché n’en n’ont rien à foutre du client individuel, c’est un grain de sable sur la plage et rien ne peut l’amener à faire grincer l’engrenage.
.jpm
10 déc. 2012
Le lièvre et la tortue
Petit lundi matin. Ça papote tout autour de moi. Comme à tous les lundis, les tortues se trouvent toutes les raisons du monde pour entamer la conversation.
Un lièvre passe voir la secrétaire pour lui dire qu’il ne sera peut-être pas là en après-midi, son petit dernier est fiévreux. Une tortue non loin de là tend l’oreille : « Moi aussi j’ai déjà été fiévreuse quand j’étais petite… » L’histoire n’est pas nécessairement banale, mais elle comporte moult détails et donc s’étire et toutes les autres tortues s’y joignent en passant.
Le lièvre est déjà retourné à son bureau. C’est qu’il a des réunions à préparer, des expéditions à faire, des dossiers à régler. Le lièvre est généralement bien occupé. C’est normal avec lui on sait que les dossiers vont avancer que les choses vont se faire. Il n’a pas toujours le temps d’en prendre plus, mais ce n’est pas grave, il s’en sort toujours, il est rapide précis et malgré la charge de travail qui l’attend, il prend toujours le temps de donner un petit coup de main, de répondre aux questions…
Pendant ce temps, la tortue passe se prendre un café et peut-être une nouvelle occasion de parler une énième fois du fils du cousin de sa sœur qui, « imaginez-vous donc » s’est fait couper les cheveux en fin de semaine. La tortue est communicative, elle fait son petit bonhomme de chemin en entretenant de bonnes, de très bonnes relations avec ses collègues. Quand elle frappe une journée occupée, la tortue s’en plaint toute la journée et s’en vante le reste de la semaine.
Le lièvre finit l’année brûlé, il en a trop fait et se demande pourquoi. Bien sûr il y a le boulot, il a couru toute l’année. Il n’a pas pris le temps de jasé avec les collègues et se demande si toute cette course était vraiment nécessaire, mais il en reste encore. De son côté la tortue fini l’année juste devant le lièvre, elle a pris un ou deux jours de congé, après tout elle peut se le permettre, son travail est à jour et elle a le sentiment du devoir accomplis, les collègues avec qui elle en a parlé sont d’ailleurs bien d’accord.
Malheureusement, pour l’un comme pour l’autre, se faire pousser de longues oreilles ou une carapace est pratiquement impossible… Faut vivre avec.
.jpm
Un lièvre passe voir la secrétaire pour lui dire qu’il ne sera peut-être pas là en après-midi, son petit dernier est fiévreux. Une tortue non loin de là tend l’oreille : « Moi aussi j’ai déjà été fiévreuse quand j’étais petite… » L’histoire n’est pas nécessairement banale, mais elle comporte moult détails et donc s’étire et toutes les autres tortues s’y joignent en passant.
Le lièvre est déjà retourné à son bureau. C’est qu’il a des réunions à préparer, des expéditions à faire, des dossiers à régler. Le lièvre est généralement bien occupé. C’est normal avec lui on sait que les dossiers vont avancer que les choses vont se faire. Il n’a pas toujours le temps d’en prendre plus, mais ce n’est pas grave, il s’en sort toujours, il est rapide précis et malgré la charge de travail qui l’attend, il prend toujours le temps de donner un petit coup de main, de répondre aux questions…
Pendant ce temps, la tortue passe se prendre un café et peut-être une nouvelle occasion de parler une énième fois du fils du cousin de sa sœur qui, « imaginez-vous donc » s’est fait couper les cheveux en fin de semaine. La tortue est communicative, elle fait son petit bonhomme de chemin en entretenant de bonnes, de très bonnes relations avec ses collègues. Quand elle frappe une journée occupée, la tortue s’en plaint toute la journée et s’en vante le reste de la semaine.
Le lièvre finit l’année brûlé, il en a trop fait et se demande pourquoi. Bien sûr il y a le boulot, il a couru toute l’année. Il n’a pas pris le temps de jasé avec les collègues et se demande si toute cette course était vraiment nécessaire, mais il en reste encore. De son côté la tortue fini l’année juste devant le lièvre, elle a pris un ou deux jours de congé, après tout elle peut se le permettre, son travail est à jour et elle a le sentiment du devoir accomplis, les collègues avec qui elle en a parlé sont d’ailleurs bien d’accord.
Malheureusement, pour l’un comme pour l’autre, se faire pousser de longues oreilles ou une carapace est pratiquement impossible… Faut vivre avec.
.jpm
7 déc. 2012
Une sortie chez Ashton ou de l'apparition du féminisme
Je suis allé souper chez Ashton avec mes enfants cette semaine. Grosse semaine, pas d’inspiration pour le souper et comme on le fait très rarement je me suis dit pourquoi pas.
Dans la voiture, en route vers le resto, mon fils demande à sa sœur quel programme elle allait considérer pour le secondaire si elle n’était pas sélectionnée pour Art et TIC. Elle lui répond qu’elle ne sait pas trop et je lance du tac au tac qu’il y a peu de chance qu’elle ne soit pas choisie. Elle a de très bonnes note, elle est capable de démontrer un intérêt pour le sujet et en plus, ajoutais-je, c’est une fille.
J’ai vite voulu revenir sur mon dernier commentaire, expliquer qu’il y avait souvent de la discrimination positive dans ce genre de programme et bien sûr je me suis rendu compte que le terme « discrimination positive » allait demander quelques explications.
Alors j’ai fait comme je le fais de temps à autre quand je suis seul avec mes enfants, j’ai pris l’heure du souper pour leur faire un court récit de l’histoire du féminisme, ou enfin un historique de la place des femmes au cours du XXe siècle.
De l’école de rang ou seule les femmes célibataires pouvaient enseigner, à leur participation dans les usines de la première et de la seconde guerre mondiale et à leur retour durant les Trente glorieuses à la maison comme reine du foyer et finalement au début du féminisme moderne vers la fin des années soixante.
Ils ont eu droit aux dates des grandes guerres, à une courte parenthèse sur la grande dépression des années 1930, à une introduction au baby-boom et à une version courte de l’émancipation de la femme à partir des années 1970, leur entrée sur le marché du travail d’abord dans des professions dites féminines et plus tard, avec une certaine aide de la discrimination positive, dans des emplois à prédominance historiquement masculine.
Au bout du compte, ils auront peut-être intégré une vague idée du parcours des femmes au XXe siècle et un portrait générale de l’histoire récente. Mais pour ma fille surtout, j’espère qu’elle aura compris que contrairement à aux millions de femmes qui l’ont précédée elle aura la chance de faire ce qu’elle veut dans la vie.
Pas mal pour une sortie chez Ashton!
.jpm
Dans la voiture, en route vers le resto, mon fils demande à sa sœur quel programme elle allait considérer pour le secondaire si elle n’était pas sélectionnée pour Art et TIC. Elle lui répond qu’elle ne sait pas trop et je lance du tac au tac qu’il y a peu de chance qu’elle ne soit pas choisie. Elle a de très bonnes note, elle est capable de démontrer un intérêt pour le sujet et en plus, ajoutais-je, c’est une fille.
J’ai vite voulu revenir sur mon dernier commentaire, expliquer qu’il y avait souvent de la discrimination positive dans ce genre de programme et bien sûr je me suis rendu compte que le terme « discrimination positive » allait demander quelques explications.
Alors j’ai fait comme je le fais de temps à autre quand je suis seul avec mes enfants, j’ai pris l’heure du souper pour leur faire un court récit de l’histoire du féminisme, ou enfin un historique de la place des femmes au cours du XXe siècle.
De l’école de rang ou seule les femmes célibataires pouvaient enseigner, à leur participation dans les usines de la première et de la seconde guerre mondiale et à leur retour durant les Trente glorieuses à la maison comme reine du foyer et finalement au début du féminisme moderne vers la fin des années soixante.
Ils ont eu droit aux dates des grandes guerres, à une courte parenthèse sur la grande dépression des années 1930, à une introduction au baby-boom et à une version courte de l’émancipation de la femme à partir des années 1970, leur entrée sur le marché du travail d’abord dans des professions dites féminines et plus tard, avec une certaine aide de la discrimination positive, dans des emplois à prédominance historiquement masculine.
Au bout du compte, ils auront peut-être intégré une vague idée du parcours des femmes au XXe siècle et un portrait générale de l’histoire récente. Mais pour ma fille surtout, j’espère qu’elle aura compris que contrairement à aux millions de femmes qui l’ont précédée elle aura la chance de faire ce qu’elle veut dans la vie.
Pas mal pour une sortie chez Ashton!
.jpm
30 nov. 2012
Les croyants sont des imbéciles
Au lendemain d’un vote historique de l’ONU, admettant la Palestine comme État observateur non-membre, tout ce que les palestiniens ont trouvé à faire c’est de sortir dans la rue et de manifester leur joie en scandant « Allah Akbar » : Dieu est le plus grand!
Excusez-moi, mais quelle bande de cave! Cent quatre-vingt-treize pays se sont réunis à l’ONU. Cent trente-huit d’entre eux ont voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme État. Du nombre, une grande majorité sont des États laïcs et de cette grande majorité une importante quantité regroupe des croyants qui ne croit pas au prophète Mahomet. Ont-ils une seule seconde pensé à Allah, Dieu ou à un quelconque prophète en votant? Certainement pas. Ce vote est celui d’individus animés par un sens de la justice internationale, un sens du respect des droits de l’Homme, un sens du devoir qui ne relève pas de la croyance en un être supérieur. S’ils ont fait cela c’est parce qu’ils croient que c’était la chose à faire.
Les palestiniens ont-ils une seconde pensé à chez chefs d’États, à ces représentent qui ont pris le temps de voter pour eux, qui se sont potentiellement mis les États-Unis à dos? Non, ils se sont dit que tout ça était l’œuvre de Dieu.
Non seulement c’est un affront à ceux qui ont voté en leur faveur, mais c’est également un affront à toute l’humanité parce que si ce geste des Nation-unies n’est pas une manifestation de la grandeur de l’humanité et de notre capacité à orienter nous-même notre monde, rien ne l’est et tout relève de Dieu.
Je veux bien qu’ils soient croyants, s’ils sentent le besoin pour cette béquille mentale d’accord, mais qu’ils aient tout de même un peu bon sens, d’humanité, et qu’ils prennent au moins le temps de remercier tous les non-croyant, tous les États laïcs, tous les infidèles qui viennent de leur donner un avenir!
.jpm
28 nov. 2012
Les bons sentiments
Bon, plongeons, j’y vais d’un autre pavé dans la marre.
Je n’ai pas vu Ésimésac, qui est fort probablement très bon, très édifiant. Le combat du communautaire, de la solidarité contre l’individualisme et la poursuite aveugle du profit. Et plus loin, cette volonté de dépendre de soi-même et pas d’un système économique international déshumanisé.
De belles valeurs que je prône moi-même ici depuis toujours. Des situations que je dénonce depuis aussi longtemps.
Malheureusement, malgré toute la beauté de ce film et des idées qui y sont véhiculé – et comme pour une foule de rassemblement du genre dans le monde, on s’étend sur la défense de la vertu, on montre comment le communautaire est plus fort, plus important, plus centrale à l’expérience humaine. Je l’ai dit, et je le redirai encore mille fois, je suis d’accord : On ne peut laisser le monde aux mains d’un système qui traite l’humain comme n’importe quel autre intrant.
Cela dit, les bons sentiments ne suffisent pas. Un jardin communautaire, ça fonctionne à Saint-Élie-de-Caxton et encore, mais dans des sociétés plus large, il faut définir un peu mieux le partage, les droits, les devoirs. Les participants à « Occupy Montreal » s’en sont bien vite rendu compte l’an passé. Leur camp a vite finit par être squatté par toutes sortes de gens « pas rapport » venu profiter de la situation – des gens qui en avaient certainement bien besoin, là n’est pas la question – mais ils ne participaient pas. Ils ne faisaient pas la bouffe ou la vaisselle et n’apportaient rien au camp. « Pas juste » ont vite dit les gens du mouvement Occupy, « il faut qu’ils participent eux aussi et de façon équitable, sinon pas de bouffe ».
Et voilà le cœur du problème, les bons sentiments, l’esprit d’entraide fonctionne quand la communauté est toute petite dès que l’on passe un certain nombre de participants il faut établir des règles et malheureusement, si on se penche beaucoup sur la mise en avant de la nécessité de s’organiser on laisse généralement de côté l’organisation en elle-même.
Je n’ai pas la solution, elle n’est clairement pas simple et probablement que son élaboration ne ferait pas un film très excitant, mais il faudra bien un jour que l’on cesse de faire la promotion des bons sentiments et que l’on s’attaque à une refonte du contrat social.
.jpm
Je n’ai pas vu Ésimésac, qui est fort probablement très bon, très édifiant. Le combat du communautaire, de la solidarité contre l’individualisme et la poursuite aveugle du profit. Et plus loin, cette volonté de dépendre de soi-même et pas d’un système économique international déshumanisé.
De belles valeurs que je prône moi-même ici depuis toujours. Des situations que je dénonce depuis aussi longtemps.
Malheureusement, malgré toute la beauté de ce film et des idées qui y sont véhiculé – et comme pour une foule de rassemblement du genre dans le monde, on s’étend sur la défense de la vertu, on montre comment le communautaire est plus fort, plus important, plus centrale à l’expérience humaine. Je l’ai dit, et je le redirai encore mille fois, je suis d’accord : On ne peut laisser le monde aux mains d’un système qui traite l’humain comme n’importe quel autre intrant.
Cela dit, les bons sentiments ne suffisent pas. Un jardin communautaire, ça fonctionne à Saint-Élie-de-Caxton et encore, mais dans des sociétés plus large, il faut définir un peu mieux le partage, les droits, les devoirs. Les participants à « Occupy Montreal » s’en sont bien vite rendu compte l’an passé. Leur camp a vite finit par être squatté par toutes sortes de gens « pas rapport » venu profiter de la situation – des gens qui en avaient certainement bien besoin, là n’est pas la question – mais ils ne participaient pas. Ils ne faisaient pas la bouffe ou la vaisselle et n’apportaient rien au camp. « Pas juste » ont vite dit les gens du mouvement Occupy, « il faut qu’ils participent eux aussi et de façon équitable, sinon pas de bouffe ».
Et voilà le cœur du problème, les bons sentiments, l’esprit d’entraide fonctionne quand la communauté est toute petite dès que l’on passe un certain nombre de participants il faut établir des règles et malheureusement, si on se penche beaucoup sur la mise en avant de la nécessité de s’organiser on laisse généralement de côté l’organisation en elle-même.
Je n’ai pas la solution, elle n’est clairement pas simple et probablement que son élaboration ne ferait pas un film très excitant, mais il faudra bien un jour que l’on cesse de faire la promotion des bons sentiments et que l’on s’attaque à une refonte du contrat social.
.jpm
23 nov. 2012
Quelle discrimination en éducation ?
On apprenait il y a quelques semaines qu’un ancien élève de Colombie-Britannique aujourd’hui âgé de 25 ans, venait de gagné une importante victoire juridique contre le système d’éducation de la province.
En effet, la Cours suprême du Canada vient de reconnaitre que Jeffrey Moore « avait été victime de discrimination puisque son école ne lui avait pas fourni des services d’aide suffisants ». Le juge est même allé plus loin en ajoutant dans l’énoncé de son jugement que « Des services d’éducation spécialisée adéquats ne sont pas un luxe dont la société peut se passer ».
Honnêtement, je me demande si ce juge a bien pesé le poids réel de cette décision. Si un enfant dyslexique est victime de discrimination parce qu’il ne reçoit pas un certain niveau d’aide on peut très certainement se demander où se situent les limites de cette aide et en quoi consiste cette discrimination. Et les réponses peuvent nous mener très, très loin.
Jusqu’où la société est-elle discriminante lorsqu’il s’agit d’éduquer un enfant? Doit-on le mener jusqu’à l’université? Et, si nous le faisons pour le dyslexique devront nous le faire pour d’autres type de trouble d’apprentissage? Où cela s’arrête-t-il?
Vous allez peut-être me trouver quelque peu malthusien dans mon commentaire. Je vous l’accorde, je soumets effectivement la question de laisser certains individus de côté. Et, dans le cas qui nous occupe, poser la question c’est un peu y répondre.
Il y a une limite à ce que l’on peut faire et il faut savoir le reconnaitre. Mais je sais, je vais un peu plus loin en laissant entendre que l’on pourrait choisir de ne pas aller jusqu’au bout à cause des coûts que cela engendre. Et encore faut-il que l’élève soit motivé, pas juste ses parents…
Mais il y a plus compliqué encore. Nous le vivons au Québec avec le virage vers l’intégration des élèves en difficulté que nous avons effectué il y a une dizaine d’années. Les élèves en difficulté d’apprentissage ont été intégrés aux classes normales parce que plusieurs parents et penseurs du système considérait que de les garder à l’extérieur dans des classes spéciales était discriminatoire pour eux. Par contre, ce faisant, nous avons créé deux nouvelles discriminations.
Premièrement les élèves en difficulté ne sont plus dans des classes adaptées avec des profs spécialisés et donc ils ne reçoivent pas toute l’aide qu’il pourrait avoir, il y a donc selon ce jugement de la Cours suprême discrimination! Deuxièmement, les élèves en difficulté intégrés aux classes normales viennent ralentir la progression des autres élèves et accaparent plus de temps des enseignants que tous les autres réunis, il y a par conséquent là aussi une certaine discrimination.
Vous trouverez peut-être que je me fais l’avocat du diable et que je crée des problèmes là il n’y en n’a pas. Il s’agit simplement d’aménager les choses correctement, de façon à ce qu’il n’y ait pas de discrimination… C’est vrai, vivre en société, faire de la politique, légiférer c’est faire des compromis et c’est justement ce que les juges de la Cours suprême semblent avoir omis de considérer dans leur jugement.
.jpm
En effet, la Cours suprême du Canada vient de reconnaitre que Jeffrey Moore « avait été victime de discrimination puisque son école ne lui avait pas fourni des services d’aide suffisants ». Le juge est même allé plus loin en ajoutant dans l’énoncé de son jugement que « Des services d’éducation spécialisée adéquats ne sont pas un luxe dont la société peut se passer ».
Honnêtement, je me demande si ce juge a bien pesé le poids réel de cette décision. Si un enfant dyslexique est victime de discrimination parce qu’il ne reçoit pas un certain niveau d’aide on peut très certainement se demander où se situent les limites de cette aide et en quoi consiste cette discrimination. Et les réponses peuvent nous mener très, très loin.
Jusqu’où la société est-elle discriminante lorsqu’il s’agit d’éduquer un enfant? Doit-on le mener jusqu’à l’université? Et, si nous le faisons pour le dyslexique devront nous le faire pour d’autres type de trouble d’apprentissage? Où cela s’arrête-t-il?
Vous allez peut-être me trouver quelque peu malthusien dans mon commentaire. Je vous l’accorde, je soumets effectivement la question de laisser certains individus de côté. Et, dans le cas qui nous occupe, poser la question c’est un peu y répondre.
Il y a une limite à ce que l’on peut faire et il faut savoir le reconnaitre. Mais je sais, je vais un peu plus loin en laissant entendre que l’on pourrait choisir de ne pas aller jusqu’au bout à cause des coûts que cela engendre. Et encore faut-il que l’élève soit motivé, pas juste ses parents…
Mais il y a plus compliqué encore. Nous le vivons au Québec avec le virage vers l’intégration des élèves en difficulté que nous avons effectué il y a une dizaine d’années. Les élèves en difficulté d’apprentissage ont été intégrés aux classes normales parce que plusieurs parents et penseurs du système considérait que de les garder à l’extérieur dans des classes spéciales était discriminatoire pour eux. Par contre, ce faisant, nous avons créé deux nouvelles discriminations.
Premièrement les élèves en difficulté ne sont plus dans des classes adaptées avec des profs spécialisés et donc ils ne reçoivent pas toute l’aide qu’il pourrait avoir, il y a donc selon ce jugement de la Cours suprême discrimination! Deuxièmement, les élèves en difficulté intégrés aux classes normales viennent ralentir la progression des autres élèves et accaparent plus de temps des enseignants que tous les autres réunis, il y a par conséquent là aussi une certaine discrimination.
Vous trouverez peut-être que je me fais l’avocat du diable et que je crée des problèmes là il n’y en n’a pas. Il s’agit simplement d’aménager les choses correctement, de façon à ce qu’il n’y ait pas de discrimination… C’est vrai, vivre en société, faire de la politique, légiférer c’est faire des compromis et c’est justement ce que les juges de la Cours suprême semblent avoir omis de considérer dans leur jugement.
.jpm
22 nov. 2012
Le cynisme ambiant
Je suis complètement écœuré par la politicaillerie qui occupe nos élus tant fédéraux que provinciaux.
À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…
À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.
Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.
Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!
Bande de cave!
.jpm
p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!
À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…
À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.
Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.
Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!
Bande de cave!
.jpm
p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!
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